Il y a pas si longtemps, en sortant de mon cours de victimologie, je suis sortie dehors et me suis fait prendre par la pluie battante. Range le laptop, range les livres, let's go on part!

Pas de capuchon, pas de parapluie, on est pas fait en chocolat qu'y disent. Pour faire changement, je marchais ben vite et j'écoutais ma musique en simili courant.

En arrivant au coin de la rue, j'ai finalement relevé la tête. Fouille-moi pourquoi, mais j'étais ébloui. La pluie me coulait sur le visage, pis les lumières reflétaient sur le sol trempé. C'était pour moi absolument délicieux, les couleurs, l'odeur.

J'ai regardé le ciel en souriant pendant un bon 2 minutes, j'étais tellement émerveillée par mon environnement que les gens me regardaient les yeux remplis de questions.

Je ne les envie pas, moi... Ça l'air tellement plate leur univers. Eux autres y couraient, y se rentraient dedans, pis y'avaient donc peur de l'eau. Pis moi j'me disais... f*ck, c'est-tu bien grave d'être mouillé? C'est-tu bien grave de ne pas être beau à soir? Que ton maquillage coule pis que tes cheveux frisent?

J'ai l'impression que cette attitude-là découle d'un paquet de facteurs externes pis qu'on l'adopte sans trop s'en rendre compte. Sois beau, ne parle pas aux inconnus pis ne ris pas tout seul, ça fait peur. Fais tes affaires, occupe-toi pas des autres.

Bref me semble qu'on pourrait se donner un break une fois de temps en temps pis juste relâcher la pression. Prendre un deux minutes pour apprécier ce qu'on a, qui on est, la beauté de la vie, pis se réjouir plus souvent des petits bonheurs qu'elle nous procure.

Pis j'me suis rendu compte que j'étais de même. Que même quand ça allait mal à shop j'étais capable d'en rire pis de me dire que ce n’était pas ben grave, que ce n’est pas important de toujours comprendre. Il y a toujours un moyen de trouver du beau dans du laid, une parcelle de lumière, même quand il fait noir.

J'veux dire, à part quelques exceptions... y'existe tu vraiment des problèmes dans la vie qui ne peuvent pas être résolus?

Moi j'me dis que la vie à ses raisons, pis qu'un jour, peut-être pas demain, j'vais les comprendre. Même si parfois j'perds des petites batailles, j'ai l'impression de forger un petit soldat qu'y en fin de compte va gagner la guerre.

C'est peut-être naïf, mais j'me complais là'dans.

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