Je me souviens au primaire à quel point j'avais hâte d'avoir 16 ans. Je voulais tellement ressembler à ces femmes dans ces films d'ados beaucoup trop formées pour leur âge. Ensuite, j'ai eu 16 ans et j'ai réalisé le fun que ça représentait d'avoir 18 ans. Pouvoir sortir dans les bars, être "un adulte" aux yeux de la loi.

Finalement, j'ai franchi le cap de la vingtaine et là, tout s'est mis à aller tellement vite. On se dit toujours qu'on a hâte à demain. On a hâte de finir le cégep, puis l'université. On a tellement hâte à nos vacances, puis à notre fête et ça continue. 

Le problème c'est que le temps passe vite et on oublie de profiter du moment présent. Et le jour où on s'arrête, qu'on jette un regard par-dessus notre épaule, on réalise à quel point tout est éphémère et dans ces moments précis, on souhaite que le temps s'arrête, parce qu'on ne veut juste pas perdre ces bonnes années-là.

Je ne dis pas que vieillir c'est une mauvaise chose, au contraire. On apprend à se connaître davantage, on se crée notre petite vie, on réalise des rêves, on trace notre chemin. 

Par contre vieillir ça implique beaucoup de responsabilités (borinnnng). C'est de payer nos factures, d'assumer nos erreurs, c'est d'apprendre à être sa propre source de réconfort, c'est de vivre des hangover interminables, c'est de vivre avec les conséquences de nos choix et de nos actes et c'est surtout d'apprendre à tranquillement devenir invisible...

J'ai été profondément marqué par un documentaire il y a quelques temps intitulé Beauté Fatale et réalisée par Léa Clermont-Dion. Il y a un extrait où la comédienne Micheline Lanctôt (alias Élyse dans Unité 9) parle du fait de devenir invisible en vieillissant...

Ça m'a vraiment marqué. Je me suis mise dans la peau de toutes ces femmes et je m'suis demandé comment je vivrais à mon tour le fais d'un jour n'être qu'un aspect de plus dans le décor de la société. Comment j'vivrais les marques du temps sur ma peau, le fait de ne pas être aussi solide sur mon corps. De marcher dans la rue et de regarder ces filles ou ces gars si jeunes, si beaux à leur façon, et d'avoir seulement le souvenir de l'époque où c'était moi. 

J'ai 27 ans et j'suis vraiiiimennnttt loin d'être rendue là... mais le temps passe vite et j'oublie parfois de profiter de la vie, de vivre vraiment le moment présent. Parce que rien n'est acquis, rien, et c'est important de le réaliser pour prendre de temps de vivre vraiment.

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