Je n'ai plus envie d'être deuxième

À tes yeux comme des miens.

Ça s'est passé il y une semaine. En fait non, ça s'est passé il y a bien longtemps. À l'intérieur de moi, je le savais. Toi et moi, c'était hors de notre contrôle, hors de notre volonté.

Je t'ai laissé entrer dans ma vie, même si c'était déjà bien compliqué avant même que je plonge mes yeux dans les tiens. T'étais comme une évidence. Les questions, même si j'en avais plein la tête, je ne prenais pas le temps de me les poser. Je me suis simplement laissée aller.

Tu es arrivé et puis tu as tout changé. Honnêtement, je ne peux que te remercier. Moi et mon caractère, nous avions besoin de toi et du tien.

Tu m'as ouvert les yeux sur une panoplie d'idées, tu m'as appris l'amour. Je t'ai tellement idéalisé, tout ce que tu as pu me faire, je l'ai accepté sans me questionner.

Ce fut des années de rires, de joies, de pleurs, de plaisirs, de mensonges, de tromperies, de bonheur, de rage. Et puis, quoi qu'on en dise, si c'était à refaire, je n'hésiterais pas une minute.

Tu étais aussi fou que je pouvais l'être, tu étais mon effet miroir à moi. Puis même quand on se disputait, à la seconde où notre regard se croisait, on ne pouvait cacher notre sourire. Parce qu'on le savait, on le savait qu'on était dingues, mais qu'on ne pourrait jamais se passer l'un de l'autre.

Cet amour-là était tellement fort, mais il me rongeait à petit feu. Il me brûlait de l'intérieur et puis même si je voulais très fort, je savais qu'un jour ou l'autre il faudrait qu'un de nous assume que toi et moi, c'était tout simplement impossible.

Donc cela fait une semaine. Une semaine que tes « bons matins » me manquent, une semaine que tes petits mots doux je ne fais que les lire dans mes vieux emails.

Sept jours que tu n'es pas là pour venir me chercher au travail aux petites heures du matin, malgré le fait que tu te lèves quelques heures à peine après t'être recouché, le tout sans ronchonner.

Cent soixante-huit heures que tu n'es plus près de moi pour m'agacer ou jouer au Beer-Pong, à trois heures du matin, ivres et nus.

Mais cela fait aussi une semaine que j'ai l'esprit libéré. Parce que Dieu sait que tu es bel homme. Mais toi, par contre, peut-être ne le savais-tu pas assez. Peut-être que c'est pour cette raison que tu avais besoin de te le faire dire. Peut-être aussi que c'est pour ça que tu as eu besoin d'aller voir ailleurs.

Quoi qu'il en soit, cela fait une semaine que tes crises de jalousies explosives et blessantes sont derrière moi. Une semaine que tu n'es plus dans le lit, dos à moi, froid et insensible malgré ma détresse apparente des derniers mois.

Une semaine que j'ai l'impression d'enfin pouvoir faire ce que je veux. Pas que j'ai besoin de vivre dans l'excès. Cependant moi, partir en Espagne sur un coup de tête, c'est mon genre. Mais c'était pas le tien.

Nous avions quelque chose de beau et d'unique. Mais nous n'en avons pas pris soin. Notre chance a tourné et puis maintenant, même si mon coeur t'aime toujours, mon âme te maudit. 

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