Un tweet de l’humoriste, infirmière et maman à la tête de Mère ordinaire a causé des réactions intenses sur la toile dans les derniers jours et pour mieux comprendre de quoi il s’agit, on démêle ici l’histoire de «fraude» de Bianca Longpré.

Tout a commencé le 8 mai 2020, lorsque le journaliste Gérald Fillion a partagé un tweet à propos de la prestation canadienne d’urgence (PCU) et le retour au travail. 

Afin de participer à la conversation dans les commentaires, Bianca, qui est propriétaire d’une petite moyenne entreprise (PME), a tenu des propos qui ont semé la controverse chez le public et a attiré l’entrepreneur François Lambert, qu’on connaît pour ses fortes opinions sur les réseaux sociaux. 

Suite à l’escalade des accusations et des commentaires désobligeants, parfois même haineux, faits envers l’entrepreneure, celle-ci a décidé de remettre les choses en perspective dans une longue publication Facebook, reprenant les événements point par point.

Selon cette capture d’écran qui circule sur le Web, on peut lire le tweet original de Fillion et les réponses de Bianca qui sont maintenant effacées :

« Le premier ministre du Canada confirme qu’on ne peut pas continuer à toucher la PCU si on refuse de revenir au travail dans la mesure où les conditions de sécurité sanitaire sont respectées. »

Par la suite, Bianca répond : « Et qui dénonce? »

À quoi une internaute ajoute : « L’employeur, évidemment. Relevé d’emploi: démission/refus »

Bianca émet ensuite son opinion : « Ça ne fonctionne pas comme ça. Mes employés veulent attendre la fin de la PCU avant d’être rémunérés. Je ne peux pas me permettre de les perdre. 1 — ils travaillent je reporte le salaire 2 — je les reprends fin PCU »

Commentaire auquel Pierre-Yves McSween, chroniqueur des affaires et auteur de En as-tu vraiment besoin?, répond que ce que Biana décrit, c’est de la fraude.

Elle répond alors : « Je sais. Pis tu fais quoi, quand t'es une PME, et que tes employés refusent de venir? Tu les perds? Tu dénonces et tu les perds anyways? Impossible d’embaucher. Je fais 90hrs/sem 6/7 car -3 employés. »

Par la suite, cette conversation a largement été partagée sur sur Twitter et sur Facebook, ainsi que par des blogues tels que La Clique du Plateau, qui demande si « la Mère ordinaire avoue faire de la fraude », ou Petit Petit Gamin qui rapporte que Bianca donne « plusieurs informations sur comment elle gère son entreprise ».

L’homme d’affaires François Lambert a lui aussi participé à la propagation de cette conversation en partageant la capture d’écran avec des accusations de fraude : « Bianca Longpré qui se vante que ses employés ne veulent pas être rémunérés pour continuer à recevoir la PCU.

« De la fraude de sa part et de ses employés. J’espère que Revenu Canada va lui payer une petite visite. »

Il a également publié une vidéo dans laquelle il analyse la conversation tout en ajoutant des commentaires afin de répondre aux questions posées par Bianca, affirmant par exemple que « oui, tu les perds », en parlant des employés et en ajoutant que de dénoncer ces derniers est la bonne chose à faire.

Tout cela a causé des réactions fortes chez le public et plusieurs commentaires des plus injurieux et dégradants ont été partagés sur la cible de ces accusations.

Pour mettre les choses au clair Bianca a défendu ses propos, en expliquant dans une publication Facebook qu’ils étaient purement hypothétiques : 

« J’ai expliqué que la PCU à long terme c’est difficile pour les entrepreneurs: les gens sont payés pendant trois mois et que c’est difficile de revenir au travail avec l’insécurité et l’argent qu’on reçu. La majorité ne veut pas perdre cette sécurité. »

« Et pour toutes celles qui ont des doutes et croient que je fraude l’Etat, sachez que non seulement tout est déclaré dans ma PME, mais qu’en plus que c’est la raison pour laquelle en show vous recevez votre facture par courriel, que vous payez par carte de crédit en ligne et que ma billetterie n’accepte pas d’argent comptant. Et qu’en plus je suis vérifié par l’Etat chaque année pour mes spectacles, pour mes crédits d’impôt SODEC. »

C’est donc un exemple qu’elle donnait, se mettant dans la peau des employeurs pour marquer son point. La femme d’affaires dénonce ensuite le traitement qui a été fait de cette conversation sur les réseaux sociaux, les insinuations qui ont été faites et surtout, les injures et les menaces qu’elle a reçues en conséquence :

« [Lambert] a ensuite insinué que je fraudais. Ça amène des clics. [...] Mais c’est grave de faire ce genre de propos, encore plus de me bloquer pour éviter que j’aille déposer la version complète des faits.»

« J’ai reçu des menaces, de la haine, du harcèlement etc que j’ai dénoncé. Mais sachez aussi que ceux qui laissent les gens traiter une fille de salope et de chienne sous leur Page sont RESPONSABLES.»

Cela dit, elle affirme avoir contacté François Lambert, lui suggérant de vivre « chacun [leur] vie en paix», proposition qu’il aurait acceptée. 

La situation serait donc réglée entre François et Bianca et pour ce qui est des menaces qu’elle a reçues, elle affirme que la police s’occupe du dossier.

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