Blaze Swimwear s'est fait connaître au cours des derniers mois comme une compagnie québécoise de maillots de bain, qu'on pourrait considérer comme rivale à Hoaka. Tout comme Élisabeth Rioux, Maud Poulin a lancé sa compagnie de maillots de bain où la majorité de la publicité se faisait à travers Instagram et les influenceurs comme Emy-Jade Greaves, Laura-Gabriel, Cindy Cournoyer, Alanis Desilets et plusieurs autres. 

Toutefois, au cours des derniers jours, la compagnie fondée par la micro-influenceuse ne faisait pas jaser pour des raisons positives. En effet, une vidéo est sortie sur YouTube où une enquête sur la compagnie est présentée. Selon ladite vidéo, les maillots Blaze Swimwear ont aussi été vendus sur des sites comme Alibaba et même à petit prix chez Walmart. 

C'est d'ailleurs ce qu'on peut constater nous-mêmes avec une recherche sur le web, alors que la plupart des maillots, qui ont été retirés du site internet de Blaze Swimwear, sont encore en vente sur plusieurs sites:

On peut d'abord voir ce maillot, un des premiers promus par Blaze en juillet 2018:

Qui est un maillot daté de 2017 sur le site d'Alibaba:

 

On peut voir le maillot de Blaze publié le 18 janvier 2019 sur Instagram:

Et le maillot toujours en vente à quelques dollars sur le site d'Alibaba: 

Un autre maillot publié par Blaze le 25 janvier 2019: 

Celui-ci aussi est actuellement sur le site de Walmart: 

Et sur le site de Roawe:

Il y a également ce bikini, publié sur Instagram le 21 janvier 2019:

Encore disponible sur Alibaba:

Puis celui avec les cerises qui a aussi été partagé cet hiver:

Celui-ci est vendu par la même compagnie que le maillot bleu poudre plus haut: 

Et sur Zaful:

Bref, la situation n'est pas unique et c'est quelque chose qui a alarmé plusieurs consommatrices qui disent s'être senties flouées par la compagnie. Selon une vidéo de Blaze Swimwear qui a été retirée de YouTube dans les derniers jours, Maud choisissait tout, tissus et coupes pour ses maillots, et les images ci-haut laissent croire que ce n'est pas du tout le cas. 

Depuis, le compte Twitter de Maud Poulin a disparu, tout comme sa vidéo YouTube qui présente le processus de Blaze Swimwear. Comme mentionné plus tôt, les maillots ci-haut ne sont plus vendus sur le site de Blaze non plus. 

Dans la vidéo de Justine Lebel qui dénonce le tout, visionnée plus de 20 000 fois au cours des derniers jours, on peut voir qu'une consommatrice a déjà posé ses inquiétudes à Blaze, sans réponse rassurante:

Nous avons donc contacté Maud Poulin nous-mêmes, pour avoir les meilleures explications possibles. Évidemment, s'il s'agit d'un gros malentendu ou si la compagnie a eu une entente de confidentialité non respectée comme il a été expliqué sur Twitter avant le retrait du compte, on aimerait bien laisser l'entrepreneure se justifier alors que le succès d'une entreprise québécoise est dans l'intérêt de tous.

L'entrepreneur explique d'abord qu'elle a supprimé le tout parce qu'elle recevait trop de messages haineux et voulait protéger ses employés et son entreprise. La jeune femme raconte qu'elle a commandé ses premiers maillots et qu'ils provenaient d’un manufacturier de vêtements chinois rencontré à Toronto. Selon ses dires, il lui avait promis l'exclusivité, chose non respectée: « Je n’avais pas d’exclusivité contrairement à ce qui m’avait été promis. Je ne savais pas non plus à ce moment que le manufacturier distribuait ses maillots via son propre site transactionnel sous un autre nom. J’avais 20 ans, je ne connaissais pas le milieu du textile. »

Pour cette raison, les mêmes maillots, qui n'étaient pas designés par Blaze, se sont retrouvés un peu partout à petit prix, à la grande surprise de Maud Poulin. 

Maud a toutefois appris de cette horrible expérience. Elle a promis qu'en 2019, tous les maillots sont ses choix, élaborés à Montréal et produits en Chine, et qu'ils porteront un étiquette Blaze, contrairement aux maillots précédents: « Je choisis la coupe, le tissus, les couleurs et je les agence.»

Elle explique que ses anciens produits ont été retirés du site pour ces raisons, et que toute cliente qui veut se faire rembourser les vieux maillots, même portés, peut le faire: 

« Je voulais offrir à mes clientes des produits exclusifs. Nous avons changé la direction artistique, les tissus, la coupe, la conception entière de nos produits. Étant une microentreprise en démarrage, nous souhaitions agrandir la gamme de produits en incluant l’active wear et réorienter notre marché. En 2019, tous les maillots sont étiquetés Blaze. Et ce sont nos designs, élaborés à Montréal. » 


À long terme, Maud explique qu'elle a la passion de ce qu'elle fait, et qu'elle veut définitivement continuer pour son plaisir, mais aussi pour sa Blazesquad. 

 

 

 

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