Lors d'une déclaration concernant les allégations d'actes racistes au sein d'une équipe d'un poste de quartier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), la mairesse de Montréal-Nord, Christine Black, n'a pas pu retenir ses larmes durant la séance du conseil municipal, ce lundi 15 juin.
« Depuis [l'annonce du SPVM], toute la communauté de Montréal-Nord vit beaucoup d'émotions, de la colère, de la peine, un sentiment de déjà-vu pour plusieurs citoyens », a-t-elle déclaré d'entrée de jeu lors de la période de questions, après un long silence dans la salle.
« Pour nos citoyens des communautés noires, arabes, racisées, ces révélations ravivent des blessures », a-t-elle ajouté, souhaitant d'abord et avant tout s'adresser aux victimes et aux personnes « qui se sont senties ciblées, surveillées, profilées ».
Mme Black a également rappelé que les informations révélées par le SPVM étaient « inacceptables » et que « toute forme de racisme, de discrimination, de profilage racial » n'avait pas sa place.
Elle a toutefois tenu à souligner qu'il existait encore beaucoup d'intégrité et de professionnalisme au sein du SPVM, saluant au passage les policiers et policières du poste de quartier 39 qui ont dénoncé leurs collègues au cours des derniers mois.
Pour rappel, le 12 juin dernier, la direction du corps policier montréalais a annoncé avoir démantelé une équipe de 16 policiers et policières soupçonné.e.s d'avoir commis des actes racistes. Le groupe aurait notamment ciblé des membres des communautés noires et arabes de Montréal-Nord et conservé des bouts de dreads en guise de trophées.
Deux policiers ont été suspendus, tandis que les 14 autres membres du groupe ont été mutés ou réaffectés à des fonctions n'impliquant aucun contact avec le public.
Si vous ou l'un.e de vos proches a été victime de racisme, ou si vous souhaitez en savoir plus sur la façon dont vous pouvez lutter contre le racisme dans votre communauté, consultez ces soutiens et ressources.
La nouvelle est tombée tard en soirée le vendredi 12 juin et continue de faire réagir. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a annoncé le démantèlement d’une équipe de patrouilleurs et de patrouilleuses d’un poste de quartier de Montréal-Nord. En cause : des allégations de gestes et de comportements racistes. Voici ce qu’il faut savoir.
Lors d’une conférence de presse, le directeur du SPVM, Fady Dagher, s’est dit « profondément heurté » par les faits reprochés aux 16 policiers et policières du PDQ 39, qui auraient participé à des activités d’ordre raciste.
« J’ai été très surpris. Je ne croyais pas que c’était possible, en 2026 », a laissé tomber le directeur Dagher au sujet des allégations.
En mars dernier, le SPVM a été informé d’allégations faisant état de « gestes et de comportements inacceptables » de la part de membres du poste de quartier 39.
Les renseignements transmis par des employé.e.s du SPVM ont été jugés « suffisamment préoccupants » pour justifier l’ouverture d’une enquête interne afin de faire la lumière sur la situation.
Même si les vérifications sont toujours en cours, les éléments déjà corroborés ont été jugés assez sérieux pour que le corps policier amorce le processus de démantèlement de l’équipe.
Au total, 16 jeunes membres du SPVM comptant quelques années d'expérience sont visés par ces allégations. Ils auraient commis de graves manquements au Code de discipline ainsi qu'au Code de déontologie policière.
Parmi eux, deux policiers ont été suspendus et pourraient faire face à des accusations criminelles. Leur dossier a d'ailleurs été transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui en analyse actuellement le contenu.
Les 14 autres policiers et policières ont été muté.e.s ou réaffecté.e.s à des fonctions n'impliquant aucun contact avec le public, a indiqué M. Dagher.
Parmi les faits rapportés figurent des comportements discriminatoires et racistes envers des personnes noires et d'origine arabe, ainsi que des « irrégularités » lors d'une intervention policière.
Selon les informations, des policiers et policières auraient notamment coupé des mèches de cheveux de type dreads à des hommes en guise de trophées.
Ce que dit la mairesse de Montréal
Le lendemain de la conférence de presse coup de poing du SPVM, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a soutenu que la situation était « inacceptable », parlant même d'un exemple de « racisme systémique ».
« Ces gestes ébranlent la confiance […] et n’ont pas leur place à Montréal ni dans aucune de nos institutions », a-t-elle dit.
« Je veux m’adresser aux citoyens et citoyennes de Montréal-Nord, à toutes les personnes qui, un jour, se sont senties surveillées, visées, profilées. À ceux et celles qui ont porté plainte sans avoir eu l’impression d’être entendus. À ceux et celles qui ont parfois le sentiment que rien ne change : je vous entends », a déclaré la mairesse.
Cette dernière a d'ailleurs ajouté, ce lundi 15 juin, qu'elle souhaitait qu'un « processus d’enquête indépendant » soit mis en branle et que l’enquête interne lancée par le SPVM « donne l’assurance aux citoyens qu’il y a un processus indépendant qui va se faire », a-t-elle expliqué lors d'une courte mêlée de presse.
Un « observateur » nommé par Québec
Le ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, a pour sa part annoncé la nomination d’un « observateur » chargé de superviser le travail du SPVM dans ce dossier.
« J’entends les préoccupations de la population. Elles sont légitimes et je les comprends. Nous voulons tous que la lumière soit faite sur ces évènements odieux. Nous voulons tous un processus transparent », a-t-il écrit sur X.
« Voilà pourquoi je vais nommer un observateur indépendant pour suivre les différentes étapes de l’enquête et m’assurer que le tout se déroule correctement, peut-on lire dans sa publication. Selon ce qui sera rapporté, les autres processus demeurent : déontologie policière, transfert de l’enquête à un autre service de police ou au [Bureau des enquêtes indépendantes]. »
J’entends les préoccupations de la population. Elles sont légitimes et je les comprends. Nous voulons tous que la lumière soit faite sur ces événements odieux. Nous voulons tous un processus transparent. Voilà pourquoi je vais nommer un observateur indépendant pour suivre les… — Ian Lafrenière (@IanLafreniere) June 15, 2026
L'ancien policier a également indiqué qu'il n'excluait pas la possibilité de déclencher une enquête publique si celle actuellement en cours « ne permet pas de faire toute la lumière sur les évènements ».
De son côté, le Parti libéral du Québec (PLQ) a demandé au gouvernement de Christine Fréchette de confier l'enquête à la Sûreté du Québec (SQ). Par communiqué, il souligne qu'il est approprié qu'une telle enquête soit menée par un corps de police externe.
« Permettre au SPVM d'enquêter sur ses propres membres dans un dossier de cette nature ne répondrait pas aux exigences de transparence et d'indépendance attendues par le public », indique-t-on.
On peut entendre la femme, qui porte son masque de façon inadéquate, hurler sur les client.es du magasin lors de son passage à la caisse : « C'est à propos de tous ces 21 mois de conneries [...] toute cette putain d'épidémie qui est devenue une pandémie, c'est à cause de vous, les Chinois. [...] »
Elle semble menacer cette personne d'une procédure judiciaire en évoquant la possibilité d'une action en justice. La dame lui répond par la suite en levant son majeur de manière explicite.
Un peu plus loin dans la vidéo, la femme pointe du doigt les client.es du commerce en les traitant à répétition de « loser » et ajoute être une grande avocate montréalaise.
Plus loin dans la courte séquence, ce qui semble être un employé du IGA interrompt les injures de la dame en lui demandant de sortir de l'épicerie : « vous ne respectez rien » peut-on l'entendre dire. La vidéo se termine par ledit employé qui dirige la cliente problématique plus loin.
Les images ont été tournées par un certain Ken Mak. Selon ce qu'il a expliqué à nos collègues de MTLBlog, les insultes lui étaient adressées.
« Cette pandémie a causé le chaos dans toutes nos vies, et il n'est pas acceptable d'agresser une minorité spécifique pour cela. [...] Toutes les crises se terminent, mais d'ici là, nous devons nous soutenir les uns les autres, sans blâmer des innocents », a-t-il écrit dans une publication Facebook.
Les événements qui ont précédé et suivi la courte vidéo restent encore inconnus. L'identité de la cliente en question n'a pas été révélée et Narcity Media n'a pas été en mesure d'obtenir un commentaire de celle-ci.
La réaction du IGA et de la mairesse de Montréal
La scène qui a été filmée se serait passée au IGA de L'Île-des-Soeurs, nous confirme la gérante de l'épicerie, Louise Ménard.
Dans une déclaration, un représentant du commerce a affirmé que la direction était « incroyablement découragée et bouleversée par le comportement irrespectueux de la cliente ».
L'épicier indique que l'équipe a demandé à la dame de quitter les lieux et a contacté les autorités. « Chez IGA nous dénonçons toutes les formes de haine. Ce n'est jamais acceptable », est-il précisé.
« La question du profilage racial et social est une préoccupation constante du ministère de la Sécurité publique et de nos corps de police. La profession policière est exigeante; elle doit à cet effet s'exercer selon les normes les plus élevées de service à la population. La formation de tous nos policiers en exercice contribuera à améliorer les pratiques » a indiqué Geneviève Guilbault, la ministre de la Sécurité publique.
Cette formation permettra aux policier.es de comprendre « les enjeux » auxquels ils font face « dans une société diversifiée » et leur permettra de mieux « situer le cadre légal des interventions policières au regard des droits de la personne », est-il indiqué dans le communiqué du gouvernement.
« Le gouvernement du Québec améliore les outils disponibles afin que l'intervention policière se fasse toujours dans le respect du pluralisme et demeure exempte de toute forme de discrimination. Ainsi, nous continuons de faire progresser le Québec sur la voie d'une société sans racisme » a ajouté Benoît Charette, le ministre responsable de la Lutte contre le racisme
Cette formation s'échelonnera sur quatre ans et par la suite, lorsque tous.tes les policier.ères exercice l'auront faite, elle sera intégrée au cursus de formation continue des policiers de l'École nationale de police du Québec.
Au total, le gouvernement va investir 930 000 $ dans l'élaboration de cette formation qui était une des recommandations du Groupe d'action contre le racisme présentée dans le rapport « Le racisme au Québec : tolérance zéro », le 14 décembre 2020.
La photo de couverture est utilisée à titre indicatif seulement.
On rappelle à toute personne victime d'agression sexuelle que plusieurs ressources existent, comme le Centre pour les victimes d'agression sexuelle de Montréal (CVASM), qui couvre tout le Québec, disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, au 1-888-933-9007.
Suivant l'actualité et ayant une nouvelle formule en direct, la grand-messe du dimanche soir peut annoncer quelques changements jusqu'à la dernière minute et c'est ce qui est arrivé ce 28 novembre. ont été remplacées lorsque la nouvelle du congédiement de Marc Bergevin est tombée et ça a fait réagir.
Les journalistes du Devoir, Stéphanie Vallet et Améli Pineda devaient être reçues sur le plateau pour discuter d'une nouvelle enquête qu'elles ont faite sur les décès lors d'interventions policières.
Par contre, vers 18 h 15, soit moins de deux heures avant le début de l'émission, la production a annoncé que les analystes sportifs Jean-Charles Lajoie et François Gagnon se sont ajoutés à la liste d'invités, évinçant donc du même coup les deux journalistes.
Améli Pineda a réagi à ce changement de plan via Twitter en affirmant : « Début de l’éclipse CH. Le congédiement de Bergevin force l’annulation de notre présence à TLMEP ce soir, mais lisez notre enquête sur les interventions policières dans Le Devoir ».
Cette publication a été repartagée de nombreuses fois alors que plusieurs ont trouvé qu'il s'agissait d'un « drôle de timing ». La fin de semaine du 27 et 28 novembre a effectivement été marquée par une vidéo virale d'un incident que plusieurs qualifient de brutalité policière auprès de personnes noires à Québec.
« Donc, si je comprends bien, lors d'une fin de semaine où il y a un incident de brutalité policière envers des jeunes noirs à Québec, TLMEP décide d'annuler une discussion sur les interventions policières pour prioriser une discussion sur le hockey. Ouf », a écrit Claire Trottier, microbiologiste-immunologue et philanthrope de Montréal.
Un.e internaute a également dénoncé le fait que les deux journalistes se soient fait « enlever la plus grosse tribune au Québec » seulement parce que l'équipe de hockey montréalaise ne connaît pas une bonne saison cette année.
Parmi ces critiques, quelques personnes ont vanté la rapidité de l'équipe de Tout le monde en parle qui a « su s'ajuster à la grosse nouvelle du jour ».
L'un des producteurs de l'émission, Guillaume Lespérance a déclaré de son côté que : « L'avantage d'être en direct, c'est de bouger 2 heures avant l'émission ».