violence conjugale

Les derniers jours n’ont pas été de tout repos dans le quartier Saint-Michel, alors que deux féminicides et une altercation sanglante entre un homme et un policier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sont survenus depuis samedi le 15 août dernier. Que s’est-il passé? On fait le point.

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Le Québec compte déjà 13 féminicides depuis le début de l'année 2026, un bilan lourd en matière de violences conjugales envers les femmes. À titre de comparaison, on en avait recensé 16 pour l'ensemble de l'année 2025. Retour sur ces femmes tombées aux mains de leur assassin.

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Le gouvernement du Québec a déposé son projet de loi « loi Gabie Renaud », une mesure qui permettrait aux personnes à risque d’avoir accès aux antécédents de violence de leur partenaire intime. Cette annonce survient alors que dix femmes ont perdu la vie aux mains d’un conjoint dans un contexte de violence conjugale depuis le début de 2026.

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Chloé Lauzon-Rivard, Narjess Ben Yedder, Lorraine Marsolais, Hayette Bouguelllid, Louise Houde, Josianne Faucher et Marie-Claude Raymond : ce sont les sept victimes de féminicides au Québec depuis le 5 janvier 2024 en contexte de violence conjugale, au moment d'écrire ces lignes. Ce bilan est le même que pour l'ensemble de l'année dernière, ce qui préoccupe l'organisme SOS violence conjugale. Surtout car pendant ce temps, des victimes qui souhaitent fuir leur partenaire violent sont très souvent laissées pour compte, faute de places dans les maisons d'hébergement.

En l'espace de seulement quatre mois, il y a eu autant de meurtres conjugaux présumés que pour toute l’année 2023. Cet enjeu alarmant survient au moment où des organismes ne parviennent pas à héberger de nombreuses victimes lorsqu'elles sont prêtes à faire « le gros move », comme le souligne Claudine Thibaudeau, responsable du soutien clinique et de la formation chez SOS violence conjugale. L'impossibilité de trouver une place pour une personne en détresse est la dure réalité à laquelle est confronté l'organisme, et ce, plusieurs fois par jour.

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Alors que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) annonce qu'elle veut mieux former ses effectifs au sujet des étranglements en contexte de violence conjugale, Narcity Québec a appris que le nombre de dossiers s'étant retrouvés devant la justice pour ce type d'agression a monté en flèche depuis 2020.

Cet enjeu est d'ailleurs au coeur d'un problème social de plus en plus préoccupant, car le corps policier montréalais a également enregistré une légère hausse au cours des dernières années de tous les évènements liés à la violence conjugale ayant nécessité leur intervention.

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