23% des Canadiens jugent que la violence conjugale «ne les regarde pas» selon un sondage

Les chiffres de la Fondation canadienne des femmes sont alarmants.

Pancarte silence = violence à une manifestation Black women's lives matters.

Pancarte silence = violence à une manifestation Black women's lives matters.

Éditrice junior, Narcity Québec

La Fondation canadienne des femmes a publié un sondage ce 7 mars qui dévoile qu'il y a un écart important entre la volonté de mettre fin à la violence faite aux femmes au Canada et la capacité à soutenir les victimes. Ce serait près d’un quart des Canadien.nes, plus précisément 23 % d'entre eux et elles, qui auraient répondu que la violence conjugale « ne [les] regarde pas parce qu'elle ne [les] concerne pas directement ».

Les chiffres montrent également que les femmes ont du mal à demander de l'aide : 35 % des survivantes (toutes formes de violences confondues) auraient eu peur de ne pas être écoutées et 27 % d'entre elles pensent que personne ne va les croire. Au total, ce sont également 32 % des victimes qui n'ont pas rien signalé à leurs proches « parce qu'elles pensaient qu'elles seraient jugées, blâmées ou humiliées ».

« En plus de dénoncer la violence, nous devons veiller à ce que chacun ait la confiance et les compétences nécessaires pour soutenir les survivantes de tous les milieux et de toutes les communautés », a déclaré Paulette Senior, la présidente et directrice générale de la Fondation canadienne des femmes.

D'après le sondage, 86 % des Canadien.nes se sentent capables d'apporter du soutien aux victimes, mais seulement 66 % des victimes se sont senties soutenues au moment des faits.

Pour entrer plus en détail dans les formes de violences, 80 % des personnes sondées veulent soutenir les survivantes de violences sexuelles alors que seulement 63 % d'entre elles ont ressenti un appui. Concernant les violences psychologiques, c'est 85 % des Canadien.nes qui veulent apporter leur aide aux victimes, alors que 70 % d'entre elles pensent avoir été aidée.

L'environnement serait un facteur clef pour lutter contre la violence faite aux femmes : 90 % des personnes sondées voudraient qu'il y ait plus de mesures dans le milieu du travail pour soutenir les victimes et 88 % pensent que les écoles devraient enseigner comment apporter de l'aide aux femmes qui subissent des violences.

La photo de couverture est utilisée à titre indicatif seulement.

On rappelle à toute personne victime de violence ou connaissant une personne en détresse que plusieurs ressources existent, comme SOS violence conjugale (1-800-363-9010).

  • Maïlys Kerhoas a travaillé comme éditrice junior chez Narcity Québec.

Mencaces, violences physiques: Le personnel de soutien des écoles du Québec sonne l'alarme

735 personnes ont été menacées de mort, dont 122 au moins une fois par semaine.

Le passage de deux « trad wives » à Tout le monde en parle fait (pas mal) réagir

Un segment qui « nous ramène directement aux années 1930 », disent certains.

Mort de la fillette de Granby : Le système l'a abandonnée selon le rapport de la coroner

La police est intervenue 24 fois à son domicile entre 2012 et le jour de son décès.

2 bébés nés au Canada en 2024 sur 5 avaient une mère d'origine étrangère: Voici quoi savoir

L'immigration a redéfini les naissances au pays en près de 25 ans.

Voici le salaire qu'il te faut pour acheter une maison dans ces 24 villes du Québec en 2026

Ta maison de rêve t’attend, mais où, et surtout, à quel prix?