En raison de la COVID-19, la santé mentale en prend pour son rhume chez les étudiants universitaires du Québec, alors qu’une forte majorité avoue ressentir un niveau de détresse psychologique plutôt élevé depuis septembre dernier.

L’Union étudiante du Québec, qui représente près de 91 000 étudiants, a publié sa plus récente enquête éclair, cette fois-ci sur la santé psychologique étudiante en temps de pandémie.

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81% des étudiants rapportent un niveau de détresse psychologique élevé

Des 1 209 étudiants sondés par la firme Léger en novembre dernier, 51 % d’entre eux ont souligné que leur niveau de détresse mentale a augmenté depuis le début de la session d’automne.

L’étude indique que « les taux d’idéations et de tentatives de suicide rapportés sont importants », soit de 7 % et de 3 % respectivement.

« Ce sont des chiffres extrêmement troublants que nous dévoilons dans notre enquête », écrit l'UEQ via Twitter.

Dans un communiqué, la présidente de l’UEQ Jade Marcil affirme que « le Québec doit se doter d’un plan d’action ambitieux en matière de santé psychologique dans nos universités ».

« Le gouvernement de la CAQ doit reconduire l’ensemble des sommes injectées cette année en santé mentale dans les universités québécoises », dit-elle.

Les facteurs de stress récurrents seraient la charge de travail dans les études pour 65 % d’entre eux, le manque de relations sociales (61 %) et les cours en ligne (56 %).

Plusieurs des étudiants sondés ont précisé ne pas avoir recours à une aide professionnelle majoritairement en raison des coûts « trop élevés » (47 %) et du manque de temps.