Christine Fréchette n'exclut pas de couper l'électricité aux États-Unis : Voici quoi savoir
« On ne se laissera pas faire, on ne se laissera pas intimider. »

La première ministre du Québec, Christine Fréchette, n'exclut pas de couper l'électricité aux États-Unis.
La guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis pourrait franchir une nouvelle étape, alors que la première ministre du Québec, Christine Fréchette, n’exclut pas de couper l’électricité à certains États américains qui dépendent en partie de l’énergie d’Hydro-Québec.
À lire également : Voici la (très) longue liste de produits canadiens visés par les nouveaux tarifs américains
C’est ce qu’a laissé entendre la cheffe de la Coalition avenir Québec, ce lundi 24 août, lors d’une conférence de presse conjointe avec le premier ministre du Canada, Mark Carney, à Lévis.
Même si elle affirme n’avoir « jamais envisagé » la mesure plus musclée proposée plus tôt dans la journée par son homologue ontarien Doug Ford, soit de couper l’électricité et l’accès aux minéraux critiques aux États-Unis, Mme Fréchette ne ferme toutefois aucune porte.
« Je ne veux rien exclure en termes de mesures, a-t-elle dit. On entre dans une nouvelle phase », ajoutant que les tentatives d’intimidation de l’administration Trump ne lui font pas peur.
« On ne se laissera pas faire, on ne se laissera pas intimider, on ne se laissera pas marcher sur les pieds », a-t-elle lancé. « On va se tenir jusqu’au bout [et le Québec] ne cédera pas aux menaces. »
Mark Carney, qui n’exclut pas non plus de couper l’approvisionnement énergétique aux États-Unis, a laissé entendre le week-end dernier qu’il comptait riposter « dollar pour dollar », à hauteur de 28 milliards $. Mme Fréchette a toutefois plaidé pour une réponse plus ciblée.
Le premier ministre canadien a par ailleurs dit ne pas être surpris par la surenchère tarifaire de Washington.
« Parce que nous avons appris que les Américains, pendant les négociations, veulent détruire nos grandes industries, y compris l’industrie de l’automobile, de l’acier et de l’aluminium », a-t-il dit, ajoutant que la souveraineté culturelle du Québec et du Canada avait aussi été visée.
Selon Mark Carney, la langue française a bel et bien fait partie des discussions.
De son côté, Donald Trump a qualifié lundi le Canada de l’une des « pires nations au monde avec qui négocier », tout en menaçant d’imposer de nouveaux droits de douane dès le 1er janvier 2027.
Rappelons que de nouveaux tarifs de 50 % sur de nombreux produits canadiens ont été imposés le week-end dernier par les États-Unis, faute d’entente entre les deux pays.
La riposte canadienne devrait entrer en vigueur le 8 septembre prochain.