Ayant fait un grand retour après presque dix ans d'absence, la nouvelle mouture de Star Académie est maintenant bien commencée et lors de la deuxième semaine de l'aventure, les académiciens et le producteur Jean-Philipe Dion discutent des dessous de l'émission.  

Dans une entrevue en coulisse du studio de tournage à laquelle Narcity fut invité le vendredi 19 février, les trois académiciens qui étaient en danger, soit Shayan, Maëva et Olivier, se sont confiés sur ce que c'est que de se donner en spectacle en direct sans public.

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Ils ont également révélé comment se passent les journées avec le groupe à l'académie et même sur la quarantaine qui a eu lieu avant le premier épisode de variété.

Jean-Philippe Dion, pour sa part, a expliqué les réalités d'une production à grande échelle en temps de pandémie.

Noémi Lincourt | Narcity

Les spectacles sans public et en direct à Star Académie

Olivier : « On a fait des répétitions, on en a fait plusieurs, puis c’est sûr que comparé à une générale, il n’y avait pas grands différences, à part l'énergie. On le savait qu’on était en direct. 

« Tout le long des répétitions, on avait une télé en avant qu’on se voyait dedans et là, cette fois-ci, ils l’avaient éteinte. Ça a été la grosse différence qu’on ne se voyait pas.

« Je pense que tout le monde le sait qu’il y a du monde qui regarde en ce moment, que c’est là qu’il faut pas se planter, que c’est là qu’il faut tout donner. Fait qu’il y avait une fébrilité, une genre d’énergie qui était contagieuse entre les participants. Je pense qu’on se crinquait aussi dans les pauses.

« Sinon ben, on l’oublie qu’il y a pas de public, on le sait, tsé c’est sûr qu’on regarde un petit peu plus les caméras, on essaye d’aller chercher le téléspectateur plus que d’aller chercher juste le spectateur dans la salle. »

Shayan : « C’est pas quelque chose qui me dérangerait de faire avec ou sans public, parce que moi, que le public soit là ou pas, j'essaye de garder cette connexion qui est au-delà de ce monde physique.

« Puis quand j'arrive à me connecter avec l'univers et puis tout, j'ai tendance à croire — pas croire, mais je le sais — que je suis connecté avec tout le monde. Qu'ils soient là ou pas, j'ai cette connexion puis ça me fait du bien. »

Maëva : « Personnellement, tu sais, ça m’a fait spécial parce que je suis quand même habituée d’être sur scène [alors] de ne pas avoir les applaudissements, même entendre le bruit du public qui parle ou peu importe qui fait du bruit, ça m’a fait spécial. 

« Mais j’ai pareil aimé ça et ça m’a permis de me focusser sur notre performance de groupe et la mienne. »

Le quotidien dans les maisons

Olivier : « On est vraiment une belle gang puis ça paraît qu’on a passé deux semaines ensemble avant aussi. Y’a pas eu, peut-être comparée aux autres années, une adaptation au niveau du groupe, nous on se connaissait déjà. On avait déjà des inside ensemble fait qu’on est rentré dans l’académie puis l’ambiance de groupe était déjà assez bonne. »

Shayan : « On est vraiment proche, moi je les considère comme une famille. Ça fait du bien d’être avec des gens qui adorent la musique comme j’aime la musique. Puis c’est beau à voir parce que tout le monde est différent. Tout le monde partage cette passion différemment, c’est beau, ça m’inspire… »

Maëva : « On est comme déjà une petite famille unie, on s’aime tous d’amour. On s’aime trop, on a créé vraiment une belle union chacun d’entre nous ensemble. »

La production d'une émission offerte au grand public en temps de pandémie

Jean-Philippe Dion : « Sur le plateau, il faut penser quand on fait un variété musical, il y a de la musique en répète, là on essaye de se parler, de se donner des indications, à deux mètres, avec un masque.

« C’est super compliqué, c’est dur. Cette équipe-là aussi, on a tous été chacun chez nous pour travailler ça depuis un an, alors ça aussi.

« Des fois c’est de la musique qu’on veut écouter, on veut se présenter de la mise en scène, mais en étant chacun chez nous, tout a été plus long, plus difficile.

« Mais là ça fait du bien, parce que là depuis qu’on est en production, évidemment on est au studio pour travailler, on est à l’académie pour travailler la semaine…  

« Je dirais que c’est le plus grand casse-tête en variété en ce moment au Québec : comment plaire à un large auditoire?

« Je pense que de moins en moins d’artistes vont plaire à un large auditoire, donc il faut fragmenter le type d’artistes qu’on va aller chercher pour plaire à cet auditoire-là.

« Fait que c’est ça qu'on est en train de voir, d’ajuster aussi en voyant qu’est-ce que le public aime et qu’est-ce que le public n’aime pas. »