Un prisonnier du Québec s'est fait livrer du McDo et de l'alcool : Voici quoi savoir
Quand un « craving » dépasse les barreaux de pénitenciers.

Un prisonnier d'un prison du Québec a été surpris après s'être fait livrer du McDo et de l'alcool dans sa cellule.
Une histoire rocambolesque s'est déroulée cette semaine au pénitencier fédéral de Sainte-Anne-des-Plaines, dans les Laurentides. Un prisonnier a été pris la main dans le sac après s'être fait livrer du McDonald's et de l'alcool par drone, directement à sa cellule. On te résume l'affaire.
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Une source anonyme a confirmé à Narcity Québec qu'un détenu du Centre régional de réception, situé sur la Rive-Nord de Montréal, a réussi à se faire livrer du McDo et de l'alcool dans la nuit de mercredi à jeudi.
« Lorsqu'un agent correctionnel a fait sa tournée, il a réalisé que le détenu était sous emprise de l'alcool. Il a aussi saisi du restant de McDonald's dans sa cellule », nous dit-on.
Il faut dire que les livraisons par drone sont courantes dans les pénitenciers fédéraux, soutient cette personne, qui a requis l'anonymat, puisqu'elle n'est pas autorisée à s'exprimer auprès des médias sur le sujet.
« [On] dénonce depuis longtemps les lacunes au niveau de la sécurité concernant ce sujet. Nous ne savons pas pourquoi le système de détection des drones n'a pas fonctionné », indique-t-elle.
« Nous savons qu'il y a des failles au niveau de ce système ainsi que des caméras de surveillance et ces enjeux ont été soulevés avec Service correctionnel du Canada. »
Selon les médias de Québecor, qui ont été les premiers à rapporter la nouvelle, la livraison serait survenue dans l'Unité spéciale de détention, soit la section la plus sécurisée de l'établissement de Sainte-Anne-des-Plaines.
De son côté, Service correctionnel du Canada (SCC) a confirmé à Narcity Québec qu'une livraison « d'objets non autorisés » avait bel et bien eu lieu et que l'incident faisait actuellement l'objet d'une vérification.
« Toute tentative d'introduire des objets interdits ou non autorisés dans un établissement correctionnel, notamment à l'aide de drones, représente un risque pour la sécurité des établissements, du personnel, des détenus et du public », rappelle l'organisme fédéral par courriel.
Les personnes incarcérées prises en possession d'objets interdits ou qui en font le trafic à l'intérieur d'un établissement carcéral s'exposent à des mesures administratives, à des sanctions disciplinaires ou à des accusations criminelles, précise le SCC.
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