Quel est le salaire d’un agent correctionnel en 2026? Voici combien ça gagne vraiment

Passer ses journées en prison, ça vaut la paie? 😬

Des agents de services correctionnels.
On s'est penché sur le salaire et les conditions de travail d'un agent correctionnel au Québec en 2026.
Photomontage | Narcity Québec
Éditeur Junior, Nouvelles

Si ta mère t'a toujours dit de ne pas faire de prison, il y en a pour qui, c'est leur quotidien. Eh oui! Les agents et agentes des services correctionnels sont essentiels au maintien de la sécurité dans les établissements carcéraux du Québec, mais est-ce un emploi payant? On a fouillé pour trouver quel est le salaire de ces personnes employées par l'État.

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D'abord, il faut savoir qu'il existe deux types d'établissements carcéraux au Québec : les prisons provinciales, qui relèvent du ministère de la Sécurité intérieure, et les pénitenciers fédéraux, administrés par le Service correctionnel du Canada (SCC).

Les personnes qui travaillent dans les établissements provinciaux sont représentées par le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN), tandis que celles du réseau fédéral sont représentées par le Syndicat des agents correctionnels du Canada (SACC–CSN).

Grosso modo, les agents et agentes sont les intervenants et intervenantes de première ligne auprès des personnes incarcérées. Si leur rôle comporte une dimension d'autorité, il comprend également un volet d'accompagnement et de relation d'aide.

Leurs principales responsabilités consistent à maintenir l'ordre et la sécurité dans les établissements, à surveiller les personnes détenues, à intervenir en situation d'urgence et à les accompagner dans leur cheminement vers la réinsertion sociale, tout en veillant à ce qu'elles aient accès aux services auxquels elles ont droit.

Quel est l'horaire des agents et agentes de services correctionnels?

Comme les établissements carcéraux fonctionnent 24 heures sur 24, sept jours sur sept, le personnel peut travailler de jour, de soir, de nuit, les fins de semaine et les jours fériés, en plus d’effectuer des heures supplémentaires au besoin.

Règle générale, une personne qui occupe un rôle d'agent ou d'agente de services correctionnels à temps complet travaille 40 heures par semaine.

Le gouvernement du Québec précise, dans une offre d’emploi publiée sur le site du ministère de la Sécurité intérieure, que les postes réguliers à temps partiel garantissent une moyenne annuelle de 32 heures de travail par semaine.

Quel est le salaire des agents et agentes de services correctionnels?

Au niveau fédéral

Les agents et agentes des services correctionnels sont répartis en trois fonctions et classifications distinctes. Les CX-1 assurent principalement la surveillance et la sécurité des personnes incarcérées dans les établissements pour hommes.

Les CX-2 travaillent notamment dans les établissements pour femmes, où leurs tâches comprennent également l'accompagnement et la réinsertion sociale des personnes détenues.

Enfin, les CX-3 sont responsables de la formation du personnel correctionnel, notamment des recrues.

Voici l'échelle salariale des agents et agentes de services correctionnels de prisons fédérales, selon la convention collective échue depuis le 31 mai 2026 :

  • CX-1 : Agent ou agente correctionnelle de niveau 1
    • Échelon 1 : 77 510 $
    • Échelon 2 : 82 027 $
    • Échelon 3 : 86 811 $
    • Échelon 4 : 91 886 $
    • Échelon 5 : 97 266 $
  • CX-2 : Agent ou agente correctionnelle de niveau 2
    • Échelon 1 : 82 122 $
    • Échelon 2 : 86 915 $
    • Échelon 3 : 91 991 $
    • Échelon 4 : 97 373 $
    • Échelon 5 : 103 079 $
  • CX-3 : Agent ou agente de formation du personnel correctionnel
    • Échelon 1 : 89 108 $
    • Échelon 2 : 94 317 $
    • Échelon 3 : 99 840 $
    • Échelon 4 : 105 699 $
    • Échelon 5 : 111 905 $

Une personne passe à l’échelon supérieur tous les douze mois, à compter de sa date d’embauche.

La plus récente convention collective prévoit notamment une prime de 2,25 $ l’heure pour le travail effectué entre 15 h et 7 h, ainsi qu’une autre prime de 2,25 $ l’heure pour les heures travaillées le samedi ou le dimanche. Les heures supplémentaires sont généralement rémunérées à 1,75 fois le taux horaire habituel.

Au provincial

Au moment d’écrire ces lignes, la plus récente convention collective des quelque 2 800 agents et agentes de la paix en services correctionnels du Québec, ratifiée au cours de l’été 2026, après trois ans de négociations avec le gouvernement, n’était toujours pas accessible au public.

À titre informatif, le SAPSCQ–CSN réclamait une amélioration des conditions de travail, notamment pour tenir compte de la violence de plus en plus présente dans les établissements de détention, ainsi qu'une meilleure organisation des horaires afin de limiter le recours aux heures supplémentaires obligatoires.

Une grille salariale à jour, disponible sur le site Web du Conseil du trésor, donne toutefois un bon aperçu de leur rémunération depuis le 1er avril 2026.

On y distingue deux classes d’emploi : la classe 10, qui regroupe les agents et agentes exerçant les fonctions habituelles, et la classe 5, qui comprend notamment les chefs et cheffes d’équipe.

Les voici :

  • Classe 10
    • Échelon 1 : 61 969 $
    • Échelon 2 : 64 975 $
    • Échelon 3 : 67 980 $
    • Échelon 4 : 71 278 $
    • Échelon 5 : 73 929 $
    • Échelon 6 : 77 456 $
    • Échelon 7 : 81 129 $
    • Échelon 8 : 84 991 $
  • Classe 5
    • Échelon 1 : 83 759 $
    • Échelon 2 : 87 788 $
    • Échelon 3 : 91 941 $
Tant au fédéral qu'au provincial, ces montants correspondent aux salaires annuels bruts pour une semaine normale de 40 heures, sans les primes ni les heures supplémentaires.

Quels sont les avantages sociaux des agents et agentes de services correctionnels?

Au-delà du salaire et des primes, les agents et agentes des services correctionnels, tant au provincial qu'au fédéral, bénéficient de plusieurs avantages sociaux, notamment des vacances payées, des assurances collectives, un régime de retraite et des congés parentaux.

Les conditions varient toutefois selon le réseau. Au fédéral, le personnel a droit à trois semaines de vacances dès l'embauche, puis à quatre semaines après huit ans de service, jusqu'à un maximum de six semaines après 25 ans. Au provincial, l'offre d'emploi consultée prévoit 20 jours de vacances après un an.

Les deux réseaux prévoient également des congés de maladie ou des protections du revenu en cas d'invalidité, ainsi que des congés pour obligations familiales.

Quelles sont les études nécessaires?

Au Québec, il faut avoir terminé deux années d'études postsecondaires dans un domaine lié notamment à l'intervention sociale, à la relation d'aide ou aux techniques d'entrevue. Plusieurs cégeps offrent des formations pertinentes.

Au fédéral, un diplôme d'études secondaires (DES) suffit généralement pour postuler à un poste de niveau CX-1. Les personnes candidates doivent toutefois réussir plusieurs évaluations, notamment médicales et psychologiques, ainsi qu'une formation comprenant des apprentissages en ligne et environ 14 semaines de pratique dans un centre spécialisé.

Au provincial, les personnes candidates doivent également réussir un examen médical, satisfaire à une enquête de sécurité et répondre aux exigences relatives aux antécédents criminels. Une formation obligatoire de neuf semaines, rémunérée au salaire minimum, est à suivre au Centre de formation et de perfectionnement correctionnel (CFPC).

Pour plus d'informations sur les conventions collectives analysées dans le cadre de cet article, les voici :

Si jamais il y a un métier dont tu aimerais connaître le salaire et les conditions de travail, écris à notre journaliste Jean-Michel Clermont-Goulet à l’adresse jean-michel@narcity.com avec tes suggestions. On pourrait bien en faire le sujet d’un prochain article.

Cet article s'appuie sur les informations disponibles au moment de sa publication. Il pourra être mis à jour si de nouveaux renseignements sont portés à notre attention.

  • Éditeur Junior

    Jean-Michel Clermont-Goulet est journaliste et éditeur junior chez Narcity Québec. Diplômé de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en journalisme, il a d’abord fait ses premières armes au sein d’un média spécialisé en techno avant d’embarquer dans la grande famille de Narcity Québec, où il a travaillé de 2019 à 2021. Après un passage dans l'équipe de 24 heures, où il a traité d’actualité locale, nationale et internationale, Jean-Michel est de retour en force en 2025 pour informer la communauté de Narcity. Bien qu’il soit intolérant au gluten, il mange de la politique à profusion et n’a pas peur de donner son opinion. Il accorde également une importance aux nouvelles concernant divers enjeux sociaux et environnementaux.

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