Quel est le salaire d'un agent de police du SPVM en 2026? Voici combien ça gagne vraiment

Ça paie combien, faire régner la loi et l'ordre dans la métropole? 🤔👮🏼

Des policiers, un criminel et de l'argent canadien.

On s'est penché sur le salaire des policiers et policières du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en 2026.

Photomontage | Narcity Québec
Éditeur Junior, Nouvelles

Quel est le salaire d'un policier ou d'une policière du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en 2026? Le corps policier montréalais a fait les manchettes dans les derniers jours et pas pour les bonnes raisons. L'occasion était donc tout indiquée pour s'intéresser à la rémunération de ceux et celles qui veillent au maintien de la loi et de l'ordre aux quatre coins de la métropole.

À lire également : Quel est le salaire d'un pompier de Montréal en 2026? Voici combien ça gagne vraiment

Pour te donner une idée de grandeur, le SPVM comptait, selon son plus récent rapport d'activité annuel, 4 833 policiers et policières en 2024 et quelque 300 postes vacants. Plus de 300 embauches ont également été faites la même année.

Il s'agit du plus grand corps de police municipale au Québec.

Que font concrètement les policiers et policières?

Peu importe l'organisation, qu'il s'agisse de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie royale du Canada ou d'un service municipal comme le SPVM, les policiers et policières ont pour mission d'assurer la protection de la population et de contribuer à la prévention et à la détection du crime.

Au quotidien, leur travail consiste notamment à répondre aux appels, faire respecter les lois, intervenir lors d'incidents, porter assistance aux victimes, effectuer des arrestations, rédiger des rapports et, au besoin, témoigner devant les tribunaux.

Les membres des forces de l'ordre participent également à des activités de prévention du crime et de sensibilisation auprès de la population afin de contribuer au maintien de la sécurité dans leur communauté.

Quel est l'horaire de travail des policiers et policières du SPVM?

Le job de policier et de policière n'en est pas un de 9 à 5, sauf exception. Selon le site Web de recrutement du SPVM, il y a eu la mise en place d’une nouvelle cartographie d’horaires de travail à travers les 29 postes de quartier.

Environ 35 % des effectifs, qui comptent plus de 4 500 personnes, sont affectés à un horaire 21-14-35, soit 21 jours travaillés et 14 jours de congé sur un cycle de 35 jours. Un autre 25 % travaille selon un horaire 19-16-35, tandis qu'environ le tiers des effectifs suit une formule différente combinant un jour de travail et deux jours de congé.

Les policiers et policières alternent également entre les quarts de jour, de soir et de nuit afin d'assurer une couverture 24 heures sur 24.

Quel est le salaire des policiers et policières du SPVM?

Les patrouilleurs et patrouilleuses du SPVM ont aussi droit à la prime de métropole, qui s'ajoute à leur salaire annuel. Cette prime est versée aux membres des corps policiers de niveau 5, soit ceux qui desservent une population d'un million de personnes ou plus. En 2026, elle représente 15,1 % du salaire de base.

Échelle salariale - Agent et agente de police du SPVM, selon la convention collective en vigueur, incluant la prime de métropole de 15,10 % en 2026 :

  • Constable 7e classe (à l'embauche)
    • 59 400 $
  • Constable 6e classe (après 12 mois)
    • 66 100 $
  • Constable 5e classe (après 24 mois)
    • 74 000 $
  • Constable 4e classe (après 36 mois)
    • 82 900 $
  • Constable 3e classe (après 48 mois)
    • 93 000 $
  • Constable 2e classe (après 60 mois)
    • 100 900 $
  • Constable 1re classe (après 72 mois)
    • 112 100 $
  • Constable 1re classe spécialiste (après 72 mois)
    • 117 700 $

Pour ceux et celles qui se le demandent, on entend par une personne au grade de constable 1re classe « spécialiste » un policier ou une policière qui occupe une fonction dans les champs d’activité suivants : identité judiciaire, reconstitutionniste en collision, crimes technologiques et groupe tactique d’intervention (GTI).

Outre la prime de métropole, les constables ont également droit à plusieurs bonis :

  • Boni d'ancienneté (3 % à 4 %)
    • Accordé selon le nombre d'années de service. Le pourcentage augmente graduellement après 7, 10, 15, 20, 25 et 30 ans de carrière.
  • Prime de niveau de service (5 %)
    • Versée à tous les policiers toutes les policières en fonction de leur grade ou de leur classe salariale.
  • Prime de patrouille (2 % en 2026)
    • Pour plusieurs policiers et policières de première ligne qui répondent aux appels de service et patrouillent le territoire selon un horaire rotatif.
  • Prime de relève (3 % ou 4,5 %)
    • Pour les heures travaillées sur certaines relèves, notamment de soir ou de nuit.
  • Prime du programme PAIR (6 %)
    • Pour les constables ou sergent.e.s-détectives qui agissent comme mentors auprès des recrues ou de policiers et policières nouvellement affecté.e.s à certaines unités spécialisées.

Ailleurs au Québec

Un policier ou une policière de la Sûreté du Québec, par exemple, gagne entre 57 783 $ à l'embauche et plus de 96 900 $ après cinq ans de service, sans compter les primes et les heures supplémentaires, selon la plus récente convention collective, en vigueur jusqu'en 2028.

Du côté du Service de police de Laval (SPL), une recrue commence avec un salaire de base de 63 752 $ et peut atteindre en 60 à 70 mois les 105 325 $ par année. À cela s'ajoute une prime de sécurité urbaine et région métropolitaine de service de 4 717.65 $, selon le site Web de la ville.

Les agentes et agents du Service de police de Sherbrooke (SPS), ça va de 58 544 $ à 110 485 $, après six ans.

Quels sont les avantages sociaux des policiers et policières de Montréal?

Bien entendu, le salaire et les primes ne sont pas les seuls éléments à considérer lorsqu'on envisage une carrière dans la police. Les avantages sociaux peuvent aussi peser lourd dans la balance.

En plus de leur rémunération, les membres du SPVM bénéficient notamment d'un régime de retraite à prestations déterminées, d'assurances collectives, de congés de maladie payés, de congés parentaux ainsi que de vacances dont la durée augmente avec l'ancienneté.

Ils ont également droit à des jours fériés rémunérés et à du temps supplémentaire payé à taux majoré, soit à taux et demi ou à taux double, selon les circonstances.

Quelles sont les exigences pour devenir policier ou policière?

Pour poursuivre une carrière dans la police au Québec, il faut d'abord atteindre un certain niveau de scolarité. La voie la plus courante consiste à obtenir un diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques policières, puis à suivre une formation de 15 semaines à l'École nationale de police du Québec (ENPQ).

La formation en techniques policières est offerte dans près d'une quinzaine d'établissements collégiaux de la province, notamment aux cégeps Garneau, de Sherbrooke, de l'Outaouais et de Rimouski, ainsi qu'au Collège de Maisonneuve, à Montréal.

Il est également possible d'accéder à l'ENPQ en détenant une attestation d'études collégiales (AEC) délivrée par un établissement autorisé, à condition d'avoir obtenu une promesse d'embauche d'un corps policier.

Les personnes candidates doivent aussi réussir l'épreuve standardisée d'aptitudes physiques (ESAP), un test évaluant les capacités physiques requises pour exercer le métier.

Pour joindre les rangs du SPVM, il faut notamment être citoyenne canadienne ou citoyen canadien, détenir un permis de conduire valide et réussir une enquête de sécurité, ainsi que plusieurs évaluations physiques, médicales, psychologiques et de jugement. Les personnes candidates doivent également répondre aux exigences de formation et obtenir leur certification de l'École nationale de police du Québec.

Le SPVM a aussi mis sur pied un programme d'AEC en diversité policière destiné aux personnes autochtones ainsi qu'aux personnes issues des minorités visibles ou ethniques qui n'ont pas suivi de formation en techniques policières.

Si jamais il y a un métier dont tu aimerais connaître le salaire et les conditions de travail, écris à notre journaliste Jean-Michel Clermont-Goulet à l’adresse jean-michel@narcity.com avec tes suggestions. On pourrait bien en faire le sujet d’un prochain article.

  • Éditeur Junior

    Jean-Michel Clermont-Goulet est journaliste et éditeur junior chez Narcity Québec. Diplômé de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en journalisme, il a d’abord fait ses premières armes au sein d’un média spécialisé en techno avant d’embarquer dans la grande famille de Narcity Québec, où il a travaillé de 2019 à 2021. Après un passage dans l'équipe de 24 heures, où il a traité d’actualité locale, nationale et internationale, Jean-Michel est de retour en force en 2025 pour informer la communauté de Narcity. Bien qu’il soit intolérant au gluten, il mange de la politique à profusion et n’a pas peur de donner son opinion. Il accorde également une importance aux nouvelles concernant divers enjeux sociaux et environnementaux.

Quel est le salaire d'un pompier de Montréal en 2026? Voici combien ça gagne vraiment

Risquer sa vie tous les jours, ça paye combien exactement? 🔥

Racisme au SPVM à Montréal-Nord : On te résume toute l’histoire

Des policiers gardaient des « trophées » de leurs victimes.

9 crédits d’impôt et prestations que les Québécois peuvent recevoir en juillet 2026

Ton porte-monnaie se portera mieux après tous ces versements!💰

J'ai testé le populaire masque vendu 5000X en 1 mois sur Amazon que Dua Lipa utilise

À moins de 10 $, il fait fureur sur TikTok pour son effet « glass skin ». 👀✨