La Belle Province a été durement touchée par la pandémie actuelle, faisant d’elle le principal foyer au Canada. Après quelque temps de répits, le nombre de cas d’infections augmente à nouveau. Une experte de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) affirme d'ailleurs que le Québec n’est pas à l’abri d’une seconde vague de COVID-19.

La Dre Rosamund Lewis n’en est pas à son « premier virus ». La médecin au département d’urgences sanitaires de l’OMS a accepté de s’entretenir avec Narcity pour faire le point sur une possible seconde vague de COVID-19 au Québec.

D’emblée, elle avoue que le nouveau coronavirus est tout aussi surprenant que paradoxal, car d’une part, « on peut n’avoir aucun symptôme et de l’autre, on peut en mourir. »

« Un virus mue tout le temps, mais celui-ci semble pour l’instant relativement stable », explique l’experte qui réside maintenant Genève, en Suisse. C'est pour cette raison que le VIH, n'a toujours pas de vaccin, il mue continuellement explique-t-elle.

Le Québec pourrait-il être atteint par une seconde vague ?

Oui, car « tout le monde peut l’être, et le Québec n’est pas une exception », précise la Canadienne qui a longtemps habité Montréal lors de ces études à l’Université McGill.

Rosamund Lewis avance toutefois que, comme ailleurs dans le monde, cette seconde vague ne frapperait pas l’entièreté de la province.

« Ça reste possible, mais on s’attend plus à des éclosions ici et là. » 

Cette semaine, le premier ministre François Legault a affirmé lors d’un point de presse que Québec comptait faire des tests « de façon beaucoup plus importante » pour identifier les territoires où il y aurait des éclosions, et agir par région et même sous-région.

En revanche, il a avoué qu’il n’était « pas question de renvoyer les gens chez eux» et qu’il n’envisageait pas de confinement.

Rosamund Lewis émet toutefois un bémol alors que le temps froid approche et que les rassemblements intérieurs se feront plus nombreux.

« Plusieurs croient que c’est terminé, mais il faudra resserrer les écrous sur les mesures à prendre cet automne. Il y aura une repropagation du virus dans la communauté et la deuxième vague surviendra à ce moment. » 

C'est pourquoi elle souligne qu'elle n’est pas contre un reconfinement, car « tout fermer permet de freiner et d'arrêter les contacts entre les gens ».

« Porter un message clair pour que la population soit consciente de la dangerosité de ce virus, c’est un défi de taille », affirme Mme Lewis. 

Ce message retentit alors que, depuis les dernières semaines, le nombre de nouveau cas par jour est au-dessus de 100 au Québec.

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