Qui n’a jamais vu de capteurs de rêves, de sapins odorants ou, depuis quelques mois, de couvre-visages accrochés au rétroviseur d’un véhicule ? Bien qu’ils soient tous omniprésents sur nos routes, tu risques de recevoir une amende de 171 $.

Cent-soixante-et-onze piastres. C’est payer cher son masque chirurgical ou son couvre-visage fait maison, non? 

Plusieurs règles de la route sont peu connues de la population, dont l’article 442 du Code de la sécurité routière qui fait pas mal jaser dernièrement.

Celui-ci stipule clairement :

« Nul ne peut conduire un véhicule routier ou une bicyclette lorsqu’un passager, un animal ou un objet est placé de façon à obstruer la vue du conducteur ou à gêner la conduite du véhicule. »

Dans les derniers jours, une vidéo d'un citoyen de Granby partagée sur les réseaux sociaux est devenue virale. 

Un automobiliste a filmé son altercation, toutefois pacifique, avec un policier du Service de police de Granby (SPG).

L'homme en question n'est visiblement pas content que l'officier lui demande de retirer le sapin odorant de son rétroviseur, car il lui obstruait la vue.

« Vous êtes en train de me dire qu’un sapin, j’ai pas le droit? Un “sent-bon” que tous les chars quasiment ont? », questionne le jeune chauffard.

« La loi, ça fait longtemps qu’elle est comme ça. [...] C’est pas un support ça, c’est un miroir  », rétorque le policier.

Comme la loi stipule qu'aucun objet ne doit obstruer la vue du pare-brise, le masque ou couvre-visage accroché au rétroviseur, au même titre que le sapin odorant, pourrait lui aussi entraîner une amende.

Dans une publication Facebook, le Service de police de Granby a spécifié qu’aucun constat d’infraction n’a été donné.

« Lors de l’application de la loi, il n’est pas rare qu’un policier choisisse volontairement d’utiliser son pouvoir discrétionnaire et décide de ne pas sanctionner toutes les infractions constatées », peut-on lire.

Ainsi, le policier en fonction peut aussi bien donner une amende qu’un simple avertissement, informant le contrevenant des infractions constatées.

« C’est le travail des policiers de sensibiliser et de faire connaître les subtilités des règlements qui sont moins connues par la population. »

Contactée par Narcity, la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) a précisé qu’elle ne tenait pas de données sur l’infraction, car aucun point d’inaptitude n’était enlevé. 

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