Tout comme lors du mouvement #MeToo en 2017, la vague de dénonciation que le Québec connaît en ce moment encourage la prise de parole des survivants et des survivantes d'agressions et de violences sexuelles. Étant l'une des personnes accusées, le youtubeur Kévin Marquis perd son agence et supprime ses réseaux sociaux.

Après avoir apparu sur une liste qui circule sur le Web sur laquelle les victimes peuvent dévoiler leur agresseur, Kévin Marquis a publié une vidéo — maintenant retirée du Web — dans laquelle il exprimait ses excuses. 

Il avouait même avoir été « égoïste, insistant, impulsif ». Mais il réprouvait les accusations de viol : 

« J’ai mis du monde mal à l’aise, mais de là à dire que j’ai déjà violé ou été violent, ça non, c’est pas moi ça. »

Une des femmes qui le pointe comme son agresseur a ensuite réagi, tout comme d'autres, qui ont partagé leur témoignage, ou leur indignation face à cette vidéo. 

Ayant remarqué l'absence de la personnalité sur le site de l’agence d'influenceurs Le Slingshot, Narcity les a contactés pour avoir plus d’information.

Dans une entrevue, l’agence avec qui Marquis faisait affaire a confirmé avoir mis fin à leur collaboration :

« Suivant la vague de dénonciation actuelle sur les réseaux sociaux, on a pris la décision de rompre notre collaboration avec Kévin. »

Pour ce qui est de l'avenir du youtubeur, l'agence ne considère pas travailler de nouveau avec lui :

« Il n’y a pas de réflexion à ce niveau-là pour l’instant, on met fin à la collaboration pour de bon. »

Instagram

La date d'entrée en vigueur de cette décision est le 9 juillet 2020, mais Le Slingshot suivait la situation de près :

« On travaille activement le dossier depuis quelques jours [...] la décision était prise depuis le début de la semaine. Il va y avoir des communications plus formelles sur la position de Slingshot au courant de la journée. »

Marquis n'est pas seulement absent de la page de la compagnie, alors que ses comptes Instagram et YouTube sont introuvables.

dom.noyb | Instagram

De plus en plus de témoignages font surface sur le Web, mais le concerné est présentement absent des plateformes.

Il avait bien mentionné dans son mea culpa qu'il prendrait une pause des réseaux sociaux, ce qu'il semble déjà faire. 

On rappelle à toute personne victime de violence ou connaissant une personne en détresse que plusieurs ressources existent, comme SOS violence conjugale disponible 24/24 7 jours semaine au 1 800 363-9010.