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Mylène Martin Génier est ce qu'on pourrait appeler une fan finie du Canadien de Montréal. Avec son cousin et sa mère, la jeune femme part à la chasse aux photos et autographes quelques jours par mois à la sortie du Complexe sportif Bell à Brossard où l'équipe pratique.

Remarquée par Narcity grâce à sa collection de selfies en compagnie de dizaines de joueurs du CH, Mylène a accepté de se confier sur cette passion qui l'anime maintenant depuis presque une décennie.

Cet entretien a été modifié et condensé afin de le rendre plus clair.

Le Canadien est partout dans ta vie, le logo se trouve même sur ton siège d'auto. D'où vient ta passion pour le CH?

Mon père est décédé et il a toujours aimé le sport, le hockey, le tennis. Moi j'ai jamais aimé ça, mais ma mère m'a dit que depuis que mon père est décédé, je tripe en masse sur le sport, c'est devenu une très grosse passion. Ça fait dix ans qu'il est décédé et depuis je ne manque pas un match du Canadien.

As-tu un joueur préféré parmi ceux que tu as rencontrés?

C'est Carey Price, ça a été le premier joueur que j'ai aimé. Quand j'ai su qu'il allait pas être protégé, j'étais pas contente, mais je me dis que s'ils ne l'ont pas protégé, il doit y avoir un plan derrière ça. Quant à moi je l'aurais protégé. C'est aussi le joueur le plus intimidant à rencontrer.

Quels sont les joueurs les plus sympathiques?

Jonathan Drouin et Brendan Gallagher sont vraiment gentils quand ils décident d'arrêter avec leur voiture. J'ai peur qu'on échange Drouin ou qu'il se fasse prendre par Seattle pour rien, je suis un peu déçue [qu'il ne soit pas protégé]. J'ai pu prendre une photo avec lui quatre fois.

Il y en a qui ont l'air bête le matin quand ils arrivent, ils ont pas toujours le goût de se faire prendre en photo à 7 h 30. Mais ils sont tous gentils, ils ont jamais été méchants envers d'autres partisan.es qui attendaient avec nous.

Aurais-tu une anecdote à nous raconter par rapport aux joueurs du Canadien?

L'ami à mon cousin descendait de Toronto avec son petit garçon qui est paraplégique. Son joueur préféré c'était Andrew Shaw. On savait qu'il voulait le rencontrer.

Moi et la mère de mon cousin on est allé voir la journaliste Chantal Machabée et on lui a demandé si c'était possible de pouvoir le voir seul à seul. Elle est allée lui demander et nous a dit d'aller attendre au vestiaire.

Finalement, Andrew Shaw est venu puis il est resté à peu près pendant 20 minutes à nous parler, à signer des autographes, à prendre des photos avec nous et le petit garçon. Ç'a été une très belle journée et une expérience que je n'oublierai jamais.

La pandémie t'a empêché de voir les joueurs du Canadien. Comment as-tu vécu cette période-là?

C'était long, c'était plate. Surtout avec les nouveaux joueurs qu'on avait. Tu sais jamais s'il y en a qui vont se faire échanger. Comme Corey Perry on sait pas s'il va signer à Montréal encore.

Mais quand on a su qu'ils allaient vider leurs casiers le vendredi il y a deux semaines, on a pris une chance. On est arrivé là à 8 h le matin, les gardes nous ont rien dit. On a rencontré au total 17 joueurs.

Le Canadien s'est rendu très loin cette année, comment as-tu vécu la fièvre des séries?

C'était stressant, tu veux tout le temps qu'ils gagnent. Tu sais jamais ce qu'il peut arriver. Contre Winnipeg quand Scheifele a frappé Evans, ça c'était quelque chose, tu t'attends pas à ce qu'il y ait des blessés comme Price en 2014 contre Kreider.

Ça a été le fun, une expérience que j'espère revivre un jour, peut-être l'année prochaine. Mais peu importe ce qu'il arrive, peu importe les joueurs qui partent ou qui arrivent, je vais toujours être fière de mon équipe.

À noter que l'écriture inclusive est utilisée pour la rédaction de nos articles. Pour en apprendre plus sur le sujet, tu peux consulter la page de l'OQLF.

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