Même si la fameuse courbe semble aplatie et que la pandémie a ralenti dans les dernières semaines au pays, les autorités continuent d'insister qu'il ne faut pas baisser la garde face au nouveau coronavirus. C'est pourquoi une application de traçage de la COVID-19 sera lancée au Canada.

Lors de sa conférence de presse du jeudi 18 juin, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé que l'application mobile permettra à ses usagers de savoir s'ils ont été exposés à la COVID-19.

Créée en collaboration avec le gouvernement ontarien, Shopify et BlackBerry, l'application sera d'abord testée en Ontario puis déployée à l'échelle du pays dans les prochaines semaines.

Si une personne reçoit un test positif, un professionnel de la santé l'aidera à télécharger son statut de manière complètement anonyme sur la plateforme.

Les personnes qui ont été en contact ou à proximité recevront alors une alerte sur leur téléphone et seront invités à contacter les autorités de santé publique locales.

« L’application sera volontaire, pas obligatoire, mais elle sera plus efficace si elle est téléchargée par le plus de gens possible », a affirmé Justin Trudeau.

Questionné sur le fait que de telles applications ont été un échec dans d'autres pays, le premier ministre a affirmé que celles-ci avaient comme inconvénients d'être énergivores et d'obliger les utilisateurs à activer l'application pour voir s'ils ont été exposés.

Selon M. Trudeau, l'application canadienne sera « hyper simple » et grâce à des mises à jour logicielles d'Apple et de Google, il suffira de la télécharger et de « l'oublier », puisqu'elle ne notifie les usagers que lors d'un contact possible.

Pour ce qui est des méthodes de récoltes d'information, le chef politique a été clair : « Aucun renseignement personnel ne sera recueilli ou partagé et aucun service de localisation ne sera utilisé. La vie privée des Canadiens sera respectée en tout temps. »

Le premier ministre espère atteindre un taux d'utilisation de 50 % de la population afin de rendre l'application la plus efficace possible.

Il travaille par ailleurs avec les gouvernements provinciaux pour que celle-ci soit utilisable partout.

Une autre application, qui avait été mise au point à Montréal, n'avait pas reçu l'aval du gouvernement fédéral.

Selon les informations de Radio-Canada, la plateforme COVI pourrait toutefois être lancée au Québec seulement, si la province donne son feu vert.

Selon les dernières données, près de 100 000 personnes ont maintenant été infectées à la COVID-19 au Canada.

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