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Stéphane Boyer, le plus jeune maire de Laval à 33 ans, répond à toutes nos questions

Il a des secrets sur Laval que peu de gens connaissent!

Stéphane Boyer, le plus jeune maire de Laval à 33 ans, répond à toutes nos questions

Les élections municipales 2021 ont amené un vent de changement dans les différentes mairies de la province. Non seulement de nombreuses femmes ont été élues à la tête de grandes villes du Québec, mais ce sont aussi des mairesses et des maires de la nouvelle génération qui ont pris les rênes. C'est le cas d'ailleurs de Stéphane Boyer qui, à 33 ans, est devenu le plus jeune maire de Laval.

Dans une entrevue exclusive avec Narcity, M. Boyer s'ouvre non seulement sur sa vision et ses projets pour Laval, mais il répond également à quelques questions plus personnelles qui te permettront d'en savoir plus sur le Lavallois qui se cache derrière le politicien.

Qu'est-ce qui vous a le plus surpris dans votre parcours vers la mairie?

« Pour être honnête, je n'ai pas eu de grande surprise parce que ça faisait quand même huit ans que j'étais élu à Laval, donc j'étais quand même en terrain connu. Je pense que la plus grande différence, c'est que par rapport à mon équipe, maintenant mon rôle est différent. Donc, dans les relations que j'entretiens avec mes collègues, je ne suis pas un collègue parmi tant d'autres. S'il y a des problèmes, souvent ça devient plus à moi de trancher et de les régler.

« Et aussi de réaliser que les gens autour de nous changent. Le regard que les gens portent sur nous, la façon qu'ils nous appellent, l'attention qu'ils portent à chaque mot qu'on dit. Je me rends compte que maintenant la moindre petite chose que je vais dire, peut avoir un gros impact à l'autre bout. Ça, ça m'a quand même surpris. Moi je me sens la même personne, mais je ressens que le regard des gens alentour de moi change. »

Qu'est-ce qu'un maire de votre génération va amener à Laval que les autres n'avaient pas?

« Moi ce que j'aimerais beaucoup, c'est changer l'image de Laval. Qu'on arrête de voir Laval comme une ville de banlieue plate où il se passe pas grand-chose. Laval au contraire est une ville dynamique qui évolue rapidement. On a plein de belles choses à offrir.

« Donc, ce que j'aimerais c'est incarner ce nouveau visage-là et que Laval prenne sa place et qu'on soit aussi plus out there sur la place publique, prendre notre place dans les médias, auprès des autres villes, dans le reste du Canada même. De vraiment faire rayonner Laval pour qu'on en soit fier. »

Si Laval n'est pas une métropole ni une banlieue, comment voulez-vous la définir?

« Je pense que Laval a sa propre âme, sa propre identité pour la faire connaître. [...] Il y a plein d'endroits dans le monde, il y a plein d'exemples de villes qui sont parfois en périphérie d'une grande métropole, mais qui en viennent à avoir leur propre identité. Je donne souvent l'exemple de Brooklyn à New York, qui est une banlieue de New York, mais qui a sa propre âme, sa culture, sa propre identité.

« Donc, j'aimerais que Laval devienne ce genre de ville qui, oui, est en périphérie d'une ville plus grande, mais qui est capable de s'assumer. »

Quelle est la première chose que vous voulez faire en tant que maire?

« J'ai beaucoup de projets! Une des premières choses que j'aimerais réaliser entre autres, c'est de mettre de l'avant un programme d'accès à la propriété pour les jeunes, pour les jeunes familles. On sait que l'habitation, c'est rendu super cher, les prix ont explosé depuis un an ou deux. Donc, de pouvoir assez rapidement présenter un programme d'accès à la propriété pour que nos jeunes puissent devenir propriétaires, mais même accéder à un logement à un prix décent.

« [...] Je dis accès à la propriété, mais en fait le bon mot, serait plutôt accès à l'habitation. Parce que le problème est tout aussi vrai dans le marché locatif. Moi j'aime bien les modèles de co-op. On voit des projets aussi qui commencent à naître ou on a des espaces partagés, donc le co-habitat. Je veux essayer d'aider aussi les nouvelles formes de logements. »

Quel est le meilleur aspect dans le job de maire VS le pire?

« Je vais commencer par le pire. Le pire je pense que ça serait de ne plus pouvoir aller acheter une pinte de lait, tout échevelé le dimanche matin, à l'épicerie! (Rires) C'est sûr qu'on perd un petit peu l'anonymat. Ça devient difficile, par exemple, d'aller prendre un verre ou souper en amoureux sans être reconnu, sans se faire déranger.

« Mais le meilleur aspect, je pense qu'évidemment c'est d'avoir les coudées franches pour réaliser la vision qu'on a pour notre ville. Je suis un gars d'idées, j'aime ça mettre de l'avant des projets, alors d'avoir tous les outils pour pouvoir les réaliser, ça je dois admettre que c'est quelque chose d'assez merveilleux qui vient avec le poste de maire. »

Vous avez parlé de soupers en amoureux, justement quels sont vos restaurants préférés à Laval?

« Moi j'adore Les Insulaires, c'est une microbrasserie qui est dans Duvernay, limite Pont-Viau, qui a ouvert ses portes il y a quelques années. Les propriétaires sont formidables, sont super impliqués, sont super dynamiques et ont réussi à créer une super ambiance.

« Sinon, il y en a d'autres, je pense aussi au Boating Club à Sainte-Rose. Que ce soit pour un verre le soir, un brunch, peu importe. C'est aussi un endroit qui est empreint d'histoire, c'est un ancien club nautique qui est rendu aujourd'hui un restaurant. Donc, je te dirais que c'est pas mal dans mes deux préférés à Laval. »

Êtes-vous plus Centropolis, Quartier Laval ou adresses en périphérie du centre?

« Je suis plus du genre rues commerciales où on peut marcher, où l'on peut flâner, où est-ce qu'on ne fait pas juste profiter du restaurant, mais aussi de l'aller et du retour.

« Pour moi c'est important et c'est quelque chose que je veux mettre de l'avant à Laval aussi. C'est justement de réussir à créer des quartiers qui ont une belle ambiance et qui vont au-delà de juste un commerce.

« Je pense que l'une des raisons pourquoi le Centropolis est très connu, c'est qu'à Laval, c'est un des rares endroits comme ça pour l'instant où l'on peut juste déambuler dans la rue, flâner et qu'il y a vraiment une diversité d'endroits où aller. Sainte-Rose est rendu là aussi, mais je souhaite qu'il y en ait de plus en plus des endroits comme ça à Laval, dans tous les quartiers. »

Qu'est-ce qui doit changer à Laval selon vous?

« Qu'est-ce qui devrait changer? Deux choses. Un, l'image : je pense que les gens qui n'habitent pas Laval ont parfois une image un peu négative de la ville. Donc, définitivement changer l'image de Laval.

« Et l'autre chose, au niveau des transports en commun, Laval a beaucoup été développée nord-sud. Donc, on a beaucoup de réseaux de transports en commun qui vont vers Montréal et qui reviennent de Montréal. Je pense que Laval doit faire des choses pour elle-même maintenant. On doit développer nos axes est-ouest de transports en commun. Ce n'est plus vrai que les Lavallois sont des gens qui viennent juste dormir et que leur vie se passe à Montréal.

« Je pense qu'on doit s'assumer et on doit maintenant commencer à voir nos infrastructures et nos aménagements pour nous-mêmes pour connecter nos quartiers entre nous pis avoir notre propre dynamique, notre propre chimie sur notre île. »

Justement, est-ce que vous préférez Laval en auto, en bus ou à vélo?

« Je vous dirais un mix de tout ça. Ça dépend où on va à Laval! [...] En fait, on a implanté plus de 100 kilomètres de nouvelles pistes cyclables dans les dernières années. On est en train aussi de développer des bornes BIXI et on compte en ajouter à chaque année.

« Et une chose que j'aimerais aussi mettre de l'avant aussi, c'est un réseau de voitures en libre-service, un peu comme Communauto. Si on veut que les Lavallois fassent davantage le choix des transports en commun, il faut qu'on leur offre des alternatives et comme les autobus ne vont pas partout, je crois que ce serait un bel ajout pour faciliter le choix personnel de ne pas avoir de voiture et de pouvoir vivre, faire ce que bon nous semble soit en autobus ou en voiture. »

Qu'est-ce que les gens seraient surpris d'apprendre sur vous?

« (Rires) beaucoup de choses! Moi j'ai beaucoup voyagé. J'ai déjà tenté de faire un documentaire sur un immense dépotoir au Nicaragua. J'ai marché du Rocher percé jusqu'au mont Royal pendant 42 jours pour amasser de l'argent pour l'autisme, j'ai déjà mangé des tarentules dans la jungle en Thaïlande, donc il y a beaucoup de choses qui pourraient surprendre les gens!

« Je suis quelqu'un de curieux dans la vie, j'aime découvrir et essayer de nouvelles choses, donc malgré mon jeune âge j'en ai vu pas mal déjà! »

Le secret le mieux gardé de Laval?

« Le secret le mieux gardé, c'est qu'à Laval, on a des grottes. C'est très peu connu, malgré que je commence à en parler dans mon entourage, alors c'est un secret qui commence à être dévoilé.

« Dans l'est de Laval, on a un boisé qui est un terrain privé en fait sur lequel il y a des sentiers où les gens de Saint-François vont se promener depuis longtemps, mais chose que les gens ne connaissent pas, c'est que dans ce boisé-là il y a des grottes. Elles ne sont pas immenses, mais assez grandes pour qu'on puisse vraiment rentrer dedans puis sortir quelques mètres plus loin.

« C'est sûr que moi ce que j'aimerais faire dans les prochaines années ce serait de pouvoir protéger ce site-là, en faire un boisé municipal où les gens pourraient aller profiter de la nature et de ce site-là qui est vraiment merveilleux. Il y a un immense étang, une forêt de cèdres centenaires, donc c'est vraiment un site exceptionnel, mais très très peu connu du public. »

Où peut-on vous croiser un dimanche après-midi? Où aimez-vous aller pendant vos journées de congé?

« Je vous dirais à plusieurs endroits, j'aime pas la routine. C'est rare que vous allez me retrouver au même endroit au même moment. J'adore aller prendre un verre avec des amis, l'été j'aime ça faire du vélo. J'aime ça profiter le plus possible du fait qu'on est une île, donc aller sur nos berges.

« Un dimanche d'été je vous dirais soit à vélo, soit sur une berge en train de faire du kayak ou en train de prendre une bière avec des amis. »

Cet entretien a été modifié et condensé afin de le rendre plus clair.

L'enfer que redoute toute personne : être pris dans le trafic à l'heure de pointe. C'est le cas pour les automobilistes de la Rive-Nord, qui souhaitent se rendre à Montréal, car un accident sur l'autoroute 15 à Laval a causé la fermeture complète d'un tronçon en direction sud, ce 15 septembre. Vers 9 h 30, la circulation a repris, lentement, mais sûrement.

L'origine de ce bouchon monstre est une collision entre deux véhicules, près du boulevard Cartier, à la hauteur du kilomètre 7, qui se serait déroulée vers 6 h 20 en matinée. L'un des deux véhicules aurait perdu le contrôle pour finir son bout de chemin dans un panneau de circulation du ministère des Transports du Québec (MTQ).

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Le festival de musique LVL UP à Laval annulé en raison des nombreuses fusillades

Loud faisait partie des têtes d'affiche de l'événement.

À une semaine de l'événement seulement, la 2e édition du festival de musique urbaine LVL UP lab numérique et musique à Laval a été annulée « en raison des récents événements survenus sur le territoire lavallois ».

C'est ce qu'a annoncé le producteur [co]motion ce 9 septembre dans un communiqué partagé sur Facebook alors que le festival devait avoir lieu du 16 au 19 septembre.

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Tu as sûrement dû voir ce qui ressemble à des radars à Laval, sur le bord de la route. Si tu te demandes si c'est une nouvelle technologie pour contrôler la vitesse de ton char, sache que la Ville de Laval a donné des explications sur le sujet dans une publication Facebook ce 20 juillet.

« Il s'agit d'un projet d'un étudiant à la maîtrise en biologie de l'UQAM portant sur l'évaluation de différents aménagements de plantations sur la diminution des îlots de chaleur dans les bretelles d'autoroutes », a indiqué la Ville de Laval.

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