La pandémie de COVID-19 aura eu un impact sur les finances de certains Québécois à travers la province. Crise sanitaire ou non, le coût de la vie continue de grimper et le revenu viable pour ne pas vivre dans la pauvreté de même.

L'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS) a publié ce mercredi 28 avril sa plus récente édition du Revenu viable, qui s'attarde sur sept villes du Québec, soit Montréal, Gatineau, Québec, Saguenay, Sept-Îles, Sherbrooke ou Trois-Rivières.

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Comment le revenu viable est-il calculé?

L'élaboration de ce revenu est évaluée selon des critères spécifiques, un panier de dépenses, que ce soit le loyer, l'alimentation, les vêtements et les transports.

Pour ne pas trop s'éparpiller dans les données, l'IRIS s'est penché sur différents cas, comme une personne vivant seule, une personne monoparentale vivant avec un enfant et un couple avec deux enfants.

Le revenu viable est une référence pour une vie exempte de pauvreté au Québec.

Combien dois-tu gagner dans ces villes pour vivre sans pauvreté?

Encore une fois, c'est à Sept-Îles où le revenu viable est le plus élevé. IRIS

Vivre dans la métropole ne signifie pas nécessairement devoir avoir un revenu viable des plus élevés. Du moins, c'est ce qui ressort du rapport, alors qu'on apprend que c'est à Sept-Îles et Gatineau que les montants sont les plus hauts.

Les revenus tournent aux alentours de 32 607$ et 28 139$ selon la localité, pour une personne seule.

L'IRIS mentionne que environ 1,5 million de personnes vivent au seuil du revenu viable ou en dessous, soit une personne sur cinq.

« Les pertes d'emploi et autres impacts négatifs de la pandémie en cours affectent davantage ces ménages », écrit l'institut de recherche sur Twitter.

Qu'est-ce qui explique les disparités régionales?

L'absence ou l'insuffisance de transport en commun entrerait en ligne de compte, selon l'IRIS. Ce manque obligerait les ménages à se procurer un quelconque véhicule, augmentant de 6 000 $ et plus le revenu viable nécessaire pour subvenir à leurs besoins.

C'est le cas de Sept-Îles, sur la Côte-Nord, dont l'absence de transports collectifs ajoute une dépense essentielle, comparativement aux autres villes analysées où il est possible de n'utiliser que le bus ou le métro.

Quant au logement, c'est sans surprise à Montréal qu'il faut débourser un peu plus de sa poche, avec 10 915$. La ville où c'est le moins dispendieux serait, selon le rapport, au Saguenay, avec 7 147$.