La crise du logement à Montréal continue de faire des siennes. Une passante a pu le témoigner dans le quartier Verdun où une immense file d'attente pour visiter un logement à louer s'est formée. 

Avec la saison des déménagements qui arrive à grands pas, plusieurs Montréalais peinent à trouver leur nouveau chez-soi alors que le marché abordable est assez limité dans la métropole. 

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Que s'est-il passé?

Ce dimanche 28 mars, Mme Annie Vallée marchait sur la rue Galt et a été surprise par cette file d'attente pour visiter un appartement, selon ce qu'elle affirme à Narcity.

« Il y avait déjà vingt personnes, mais semblerait-il que ça a été jusqu'à quarante personnes », indique-t-elle en se disant que la file a dû faire le tour de la rue.

Est-ce une situation fréquente à Montréal? 

« Ça arrive à l'occasion qu'il y ait des files qui se dessinent comme ça, surtout quand il y a une pénurie de logements abordables, comme c'est le cas depuis plusieurs années à Montréal », a expliqué à Narcity Maxime Roy-Allard, porte-parole pour le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).

Il ajoute que c'est « un phénomène qu'on va voir de plus en plus au cours des prochaines semaines » et que les gens pourraient avoir à attendre des heures avant de visiter un logement.

Comment les locataires se démarquent?

Avec autant de personnes qui tentent de louer le même appartement, difficile de se démarquer.

Comme sur le marché immobilier de la vente, la surenchère et les dépôts de garanties de plusieurs mois sont offerts par certains locataires pour s'assurer de signer un bail.

« C'est permis, mais ça reste un problème, parce que si tout le monde commence à renchérir, le prix des loyers va juste augmenter plus rapidement et il y a des gens qui vont écoper parce que c'est pas tout le monde qui peut se permettre d'offrir 100 ou 200 $ de plus par mois aux propriétaires », indique M. Roy-Allard.

Il ajoute : « Le problème est ailleurs, il manque de logements abordables et il n'y a aucun mécanisme pour vraiment contrôler le prix des loyers finalement. »

À quoi on peut s'attendre dans les prochains mois?

« On craint le pire encore pour le 1er juillet », affirme le porte-parole du RCLAQ.

« Comme l'année passée ça a été très difficile, il y a beaucoup de locataires qui se sont retrouvés sans logements au 1er juillet et qui ont été hébergés de manière temporaire. Donc c'est sûr que ça regarde mal cette année », conclut-il.

Le RCLAQ réclame des actions de la part du gouvernement, notamment un gel des loyers, mais aussi un contrôle obligatoire et un registre des loyers.