Les hausses de loyer seront moins violentes au Québec en 2026 : Voici quoi savoir

On est loin d’un véritable soulagement pour les locataires.

Des logements à Laval.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) prévoit des hausses de loyer moins violentes au Québec.

Narcity Québec
Éditeur Junior, Nouvelles

Après des années de hausses qui ont fait mal au portefeuille de bien des locataires, une petite éclaircie se profile à l’horizon. Selon les plus récentes prévisions de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), les loyers au Québec devraient augmenter de manière un brin plus modérée en 2026.

À lire également : Augmentation de loyer au Québec : Voici ce que ton propriétaire a le droit ou non de faire

C'est du moins ce qu'avance l'organisme dans son rapport annuel sur les perspectives du marché de l’habitation 2026, publiée ce mardi 10 février.

Avant de crier victoire, il faut toutefois garder la tête froide : un ralentissement des hausses ne veut pas dire une baisse des prix, ni un retour à des loyers réellement abordables pour l’ensemble des ménages.

Pourquoi la hausse des loyers devrait-elle ralentir?

Le principal facteur derrière ce coup de frein, c’est l’augmentation marquée de l’offre de logements locatifs. Aux quatre coins de la province, des milliers de nouveaux appartements arrivent sur le marché après plusieurs années de mises en chantier records, notamment à Montréal, à Québec et à Gatineau.

Conséquence : les taux d’inoccupation devraient continuer de grimper en 2026, pour atteindre entre 2,5 et 4,5 % dans les grands centres. Plus de logements disponibles pourrait ainsi signifier moins de pression sur les locataires et un peu moins sur les loyers.

L'autre élément à noter est la demande qui ralentit. La croissance démographique du Québec diminue, entre autres en raison du plafonnement du nombre d’étudiantes et étudiants internationaux et de la réduction des cibles d’immigration, note la SCHL.

Pourquoi les loyers ne deviendront pas plus abordables?

Même si la hausse ralentit, le prix des loyers continue d’augmenter. La SCHL prévoit que les coûts grimperont encore en 2026, mais à un rythme plus modéré qu’en 2025.

Il faut aussi rappeler que les logements les plus abordables demeurent rares. Les nouveaux appartements mis en location sont souvent plus chers, ce qui tire la moyenne vers le haut, même si la concurrence entre propriétaires s’intensifie.

Voici la situation immobilière dans les régions de Gatineau, Montréal et Québec, en 2026 :

Montréal
  • Prix moyen d’un logement à la revente : 661 000 $ à 683 000 $
  • Taux d’inoccupation des logements locatifs : 3,8 %
  • Loyer moyen d’un logement de deux chambres : 1 405 $
Québec
  • Prix moyen d’un logement à la revente : 510 600 $ à 542 000 $
  • Taux d’inoccupation des logements locatifs : 3,3 %
  • Loyer moyen d’un logement de deux chambres : 1 400 $
Gatineau
  • Prix moyen d’un logement à la revente : 532 500 $ à 542 100 $
  • Taux d’inoccupation des logements locatifs : 4,3 %
  • Loyer moyen d’un logement de deux chambres : 1 520 $

Les recommandations du Tribunal administratif du logement (TAL) viennent également changer la donne. Après une forte augmentation suggérée en 2025, les règles de calcul ont été révisées, ce qui devrait limiter les hausses à venir. Cela dit, pour plusieurs ménages, les augmentations récentes ont déjà laissé des traces.

Pour l’année en cours, le TAL recommande un taux de 3,1 % pour les baux débutant entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027.

La situation ne sera pas uniforme partout au Québec. À Montréal et à Gatineau, le marché locatif devrait continuer de se détendre, en grande partie en raison du ralentissement démographique. À Québec, malgré l’augmentation de l’offre, la demande demeure soutenue et les loyers pourraient continuer d’y grimper davantage qu’ailleurs.

En résumé, 2026 pourrait offrir un certain répit aux personnes en quête d’un logement. Mais pour de nombreux locataires, le véritable soulagement se fait encore attendre.


Des outils d'IA peuvent avoir été utilisés pour soutenir la création ou la distribution de ce contenu ; cependant, il a été soigneusement édité et vérifié par un membre de l'équipe éditoriale de Narcity. Pour plus d'informations sur l'utilisation de l'IA, nos normes et notre éthique journalistique, veuillez consulter la page Normes Éditoriales de Narcity.

  • Éditeur Junior

    Jean-Michel Clermont-Goulet est journaliste et éditeur junior chez Narcity Québec. Diplômé de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en journalisme, il a d’abord fait ses premières armes au sein d’un média spécialisé en techno avant d’embarquer dans la grande famille de Narcity Québec, où il a travaillé de 2019 à 2021. Après un passage dans l'équipe du média numérique 24 heures, où il a traité d’actualité locale, nationale et internationale, Jean-Michel est de retour en force en 2025 pour informer la communauté de Narcity. Bien qu’il soit intolérant au gluten, il mange de la politique à profusion et n’a pas peur de donner son opinion. Il accorde également une importance aux nouvelles concernant divers enjeux sociaux et environnementaux.

Inflation au Québec: Les prix montent plus vite qu’au Canada en octobre 2025 et ça fait mal

Le prix de l'essence baisse, mais celui du poulet augmente en titi! 🤯🐔

Justin Trudeau et Katy Perry « spottés » dans ce resto réputé d'Outremont cette semaine

Étaient-ils là en tant que nouveaux résidents de Montréal? 😏

On a comparé le salaire minimum au Québec à celui du reste du Canada

Le Québec est loin d'être la province la plus généreuse... 😬

13 villes du Québec parmi les 100 plus agréables à vivre au Canada et Montréal est absente

Tu ne devineras jamais où se classent Boucherville et Candiac!

Pire tuerie en milieu scolaire au Canada depuis Polytechnique : Tout ce qu'il faut savoir

La fusillade dans une école secondaire de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, a fait 9 morts et 25 blessés.

Cette ville universitaire du Québec est la plus abordable au Canada et voici pourquoi

Montréal a des croûtes à manger en termes d'abordabilité.