Cette année, à l’image de 2020, le temps des Fêtes sera différent. Les rassemblements à Noël seront plus petits et s’étaleront sur quatre jours seulement, ce qui cause une confusion chez les Québécois.

Plusieurs se demandent pourquoi ne pas célébrer et Noël et le jour de l’An, trouvant ainsi insuffisant de se contenter des journées de festivités permises par le gouvernement Legault.

Narcity Québec s’est entretenu sur le sujet avec la microbiologiste-infectiologue Dre Caroline Quach.

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Pourquoi seulement permettre des rassemblements du 24 au 27 décembre?

« C’est assez facile », affirme d’emblée Dre Quach. 

Elle précise que durant ces quatre jours de festivités, « on sait qu’il va y avoir transmission de COVID-19, même si on fait attention. »

« L’incubation du virus est de 5 à 6 jours. Donc, ce que l’on veut, c’est qu’après le dernier rassemblement, on veut avoir au moins une semaine après pour être confiné chez soi. »

La décision derrière ce contrat moral « tombe à point » avec le retour au travail et à l’école, la semaine du 4 janvier.

« Les ados ont même une semaine de plus, jusqu’au 11, pour se donner une marge de manœuvre encore plus grande », dit-elle, affirmant qu’une quarantaine dure habituellement 14 jours.

« On sait qu’il y a plein de monde là-dedans qui ne développeront pas de symptômes, mais elles pourraient quand même transmettre le virus », ajoute Dre Quach.

Est-ce que le Québec aurait pu se passer de rassemblements à Noël?

« Clairement », dit-elle sans hésitation. 

« Les gens ont tout de même besoin de se voir et si on n’avait pas encadré ces festivités-là, ça l’aurait été fait n’importe comment », avoue Dre Quach.

Selon elle, même si le gouvernement avait empêché les rassemblements, comme c’est le cas en Ontario, « les gens se seraient vus quand même » à Noël et au jour de l’An.

« Depuis le début, c’est la même histoire », concède la microbiologiste-infectiologue. « Il y a des gens qui s’en foutent et d’autres sont extrêmement prudents. »

Toutefois, les risques que prennent les récalcitrants pourraient déteindre sur d’autres autour qui, eux, peuvent être hospitalisés, souligne-t-elle. « Ça, ça ne marche pas ! »

Actuellement, si la province continue de dénombrer 1 000 infections par jour, d'avoir de la contamination communautaire et « qu’on lâche les fêtes de Noël là-dedans, il va y avoir une recrudescence des cas », s’exclame Dre Quach.

Quelles sont les balises à mettre en place lors des rassemblements?

La première chose, c’est de se demander, avant de se rendre à une fête : est-ce que j’ai eu un comportement à risque dans les sept derniers jours.

« C’est comme la première fois que tu couches avec quelqu’un et que tu te demandes “je le prends-tu, le condom, ou non ?” », donne-t-elle en exemple.

« Si on a eu un comportement à risque, peut-être que ça vaudrait la peine de ne pas y aller. Ce n’est pas l’année pour se dire “Ah ! Je suis un peu fatigué, j’ai mal à la tête, je fais de la fièvre, je vais me prendre une Tylenol », renchérit-elle.

Dre Quach suggère aussi de porter le masque le plus possible et de garder une distance raisonnable entre les personnes, bien que « certains ne le feront pas ».

« C’est une question d’être responsable et de ne pas se mettre la tête dans le sable », martèle-t-elle.

Elle avoue ne pas avoir de problème avec les cadeaux, « pourvu qu’on se lave les mains avant de les emballer et de les déballer ».

Quant aux calins, « on peut s’en donner », mais le moins possible.

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