12 Québécois nous racontent leur pire histoire de colocation à Montréal

De la nudité, beaucoup de nudité.

Rédactrice, Narcity Québec
Colocation à Montréal : 12 Québécois nous racontent leur pire histoire

Ce n'est un secret pour personne, lorsqu'on habite avec d'autres personnes, ça peut créer de bonnes anecdotes à raconter en vieillissant. C'est pourquoi on a demandé aux Québécois et aux Québécoises de nous raconter leur pire histoire de colocation.

En passant par les colocataires qui volent, qui sont un peu trop à l'aise avec la nudité ou encore celles et ceux qui ne se ramassent pas, tu peux te consoler en lisant ces douze expériences carrément rocambolesques.

Virginie, 38 ans, Montréal

« J'avais pris comme colocataire un jeune de 18 ans qui s'était décrit comme une personne tranquille. Finalement, ce fan de bodybuilding a envahi l'appartement avec ses grosses boîtes de protéines et il laissait traîner ses seringues de stéroïdes.

« Il était danseur nu au Stock et il donnait des shows en ligne aussi. Je l'entendais donner ses shows quand je regardais la télévision. Il se réunissait souvent avec ses amis chez nous. Ils se mettaient en bobettes et déambulaient dans le logement pour pratiquer leurs danses ou comparer leurs muscles.

« Il a fini par vider sa chambre sans prévenir et partir avec ma télévision, ma console et quelques autres affaires à moi. »

Stefany, 31 ans, Montréal

« Je suis rentrée d'un souper et j'ai trouvé mes colocs et deux de leurs amis en train de faire du yoga tout nu dans mon salon. Les morceaux de linge étaient étendus partout en montant les escaliers.

« Une autre fois, mon propriétaire m'a appelé pour me demander d'arrêter de courir toute nue autour de l'immeuble, car les enfants des voisins d'en bas avaient tout vu. J'étais à une heure de route. C'était encore mes colocataires! »

Aislynn, 21 ans, Montréal

« Ma colocataire de 35 ans avait déjà des airs bizarres lors de notre première rencontre, mais j'avais vraiment besoin d'un appartement abordable. L'appartement était beau, grand et propre, alors j'ai décidé d'emménager avec elle quand même. Ce fut la pire décision de ma vie.

« La fille est chanteuse-compositrice-interprète, mais elle ne faisait pas un centime. Son salaire? Elle me sous-louait l'appartement plus cher que ce qu'elle payait. Elle avait décidé de mettre son bureau pour faire sa musique en plein milieu du salon, la seule aire commune. Dès que j'allais aux toilettes ou dans la cuisine, je faisais trop de bruit!

« Ensuite, elle a commencé à prendre des bains de trois heures, quatre heures, six heures, plusieurs fois par jour. Un jour, je me rends aux toilettes et elle me bloque le passage, elle me dit : "Tu ne peux pas y aller, je fais couler l'eau de mon bain, c'est trop tard." Je rigole et j'y vais quand même. Dès que je suis sortie, elle a commencé à me crier dessus en disant je ne respectais pas les gens et qu'elle m'avait bien dit de ne pas y aller!

« Je me suis mise à la recherche d'appartements même si cela faisait à peine deux mois que j'avais emménagé. Le lendemain, elle était venue me dire qu'elle me kickait out, car des cartes de tarot lui avaient indiqué que j'avais une mauvaise énergie pour son aura. Bref, je pack mes choses, jette quelques affaires, je suis prête à partir. Devinez quoi? Les choses que j'ai jetées, je les retrouve dans le garde-robe du salon. Elle avait fouillé dans mes poubelles. Je n'en revenais pas.

« Une fois déménagée, j'ai reçu un message Facebook de la fille m'accusant d'avoir volé une pièce de son jeu d'échecs. »

Valérie, 34 ans, Montréal

« Ce n'est pas extrême, mais disons que de me faire réveiller un matin par ma porte de chambre qui s'ouvre et mon coloc qui vient pour entrer dans ma chambre... En me disant qu'il était somnambule.

« Ça et la fois où je suis revenue du travail et qu'il était nu dans le salon. Plutôt que de m'avertir, il a couru dans sa chambre et je l'ai vu tout nu... Avec la serviette dans ses mains. »

Jérémie, 25 ans, Montréal

« J'ai rejoint une colocation et le gars qui habitait déjà là était le seul sur le bail. Je me suis dit que ce n'était pas grave, parce que les autres n'avaient pas l'air dérangés par ça. Au bout d'un certain temps, le mec qui était sur le bail perd son emploi et il est resté sans emploi plusieurs mois, mais continuait à faire des dépenses comme si de rien n’était. Une caméra à 2 000 $, des voyages, etc.

« Une de mes colocataires et moi, on commençait à trouver ça louche, donc pendant qu'il était parti chez sa blonde, on a cherché dans ses papiers pour trouver le bail. Finalement, on a découvert que le loyer de l'appartement n'était pas 2 500 $ par mois comme il l'avait dit, mais plutôt 1 480 $.

« Pendant presque un an, mes trois autres colocs et moi payions de l'argent en trop que le mec se mettait directement dans les poches. On l'a ensuite confronté et il a tout nié, même lorsqu'on lui a montré une photo du bail. On a tous décidé de déménager en même temps.

« Après avoir quitté, on pensait avoir la paix, mais le mec nous envoyait des mises en demeure pour nous menacer de poursuite et nous soutirer de l'argent, encore. »

Marianne, 36 ans, Montréal

« J'avais un coloc qui, lorsqu'il allait se coucher saoul, avait tendance à faire des épisodes de somnambulisme. Souvent, il ne trouvait plus les toilettes. Donc vers 3 h ou 4 h du matin, tu pouvais l'entendre jouer sur ta poignée de porte.

« J'ai pris l'habitude de verrouiller ma poignée de chambre, mais ensuite, il pissait tout simplement sur la porte de ma chambre. Même en hurlant dessus, je n'étais pas capable de le réveiller de son somnambulisme. »

Constance, 24 ans, Montréal

« J'ai quitté le Bas-du-Fleuve après le Cégep à 19 ans pour venir m'installer à Montréal en solo, pas d'amis. J'ai publié une annonce sur mon mur Facebook et j’ai reçu un message d'une fille et sa face me disait quelque chose… Je la suivais sur Instagram, c'était une instababe.

« On s'appelle sur Facetime pour se rencontrer, on s'entend bien, deal! Ma nouvelle coloc devient donc ma première amie. Tranquillement, je me rends compte qu'elle n'a en fait pas d'amis et qu'elle n'est pas non plus proche de sa famille.

« Elle finit par rencontrer un gars sur Tinder. Chicanes, hystérie, violence conjugale, ils appellent le 911 pour se menacer mutuellement. Je n'apprécie pas son chum et je m'assure d'être claire avec elle. Elle invite quand même son chum à venir vivre avec nous de façon permanente et gratuitement.

« Monsieur souhaite s'ouvrir un petit set up de barbier dans la cuisine. Pour se faire une clientèle et se pratiquer, il propose aux passants dans la rue de venir chez nous pour une coupe à petit prix. Je n'ai pas mon mot à dire, chaque fois qu'on parle d'argent, je me fais lancer des chars de bêtises.

« À la fin du bail, mon père vient me dépanner et se fait accueillir par les deux tourtereaux, tous nus sur le divan, en mode post-baise. Ils ne le saluent pas, ne nous regardent pas, s'embrassent sans arrêt pendant nos dizaines de voyages de boîtes et de meubles.

« J'ai ramassé tout mon stock et je suis partie sans dire un mot. »

Laurence, 24 ans, Montréal

« Une coloc bien à l'aise qui laissait trainer ses crèmes pour les vaginoses bactériennes et les fissures rectales. Je suis toujours aussi dégoutée. »

Geneviève, 30 ans, Montréal

« Je me suis réveillée un matin chez mon copain et j'avais une dizaine d'appels manqués de mes colocs. Quand ma coloc est rentrée des bars, vers minuit, elle est tombée sur la porte de notre logement ouverte. "Étrange" s'est-elle dit, jusqu'à ce qu'elle découvre que notre appart était en bordel complet : nos tiroirs de chambre étaient par terre, notre linge était éparpillé partout et son MacBook avait disparu!

« Elle et l'autre colocataire ont porté plainte : les policiers ont constaté qu'aucune porte ou fenêtre n'avaient été forcées. Le troisième coloc à rapporté qu'une radio et de l'argent avaient aussi disparu de sa chambre. J'ai tenté d'appeler les assurances, mais surprise, nous n'étions pas convenablement assurés.

« Mon téléphone a sonné quelque temps après. C'était ma coloc qui me disait hors d'elle-même : "Je viens de trouver mon ordinateur portable dans la garde-robe de l'autre coloc!" […]

« Après deux heures de négociations avec lui, j'ai fini par lui tendre une entente et lui demander de la signer, autrement nous allions en cour contre lui et exigerions plus d'argent. Jacques a signé sans hésiter, puis s'est dirigé dans sa chambre. J'ai alors dit : "Oh non, sur le document que tu as signé, c'est exigé que tu partes sur-le-champ de cet appartement." C'était tellement triste de le voir pleurer.

« Il est parti et on ne l'a plus revu. On a reçu des virements Interac peu de temps après et on a vidé tout l'appartement de ses affaires. Il est venu les récupérer un soir, en bas de l'appartement. »

Jane Doe, 34 ans, Montréal

« Mon ancienne coloc a cessé de payer sa partie du loyer et je lui ai demandé de quitter. J'ai trouvé une autre coloc qui devait arriver le mois suivant. L'ancienne coloc s'est juste évaporée en laissant toute sa chambre et son chat. J'ai dû faire ses boîtes moi-même et m'occuper de son chat (qui faisait caca dans le bain) pour accueillir ma nouvelle coloc.

« Plusieurs semaines plus tard, elle est venue chercher quelques meubles et m'a accusée de ne pas avoir pris soin de son chat, alors il ne valait plus la peine qu'elle le reprenne. La seconde d'après, elle a bloqué mon numéro de téléphone et j'ai malheureusement amené son chat à la SPCA. »

Laurianne, 23 ans, Montréal

« Lorsque je me suis séparée, j'ai contacté une de mes anciennes colocs avec qui j'avais adoré cohabiter. Étant bien excitée, elle a pris possession de la deuxième chambre assez rapidement et j'étais heureuse de pouvoir l'accueillir.

« Après quelques semaines seulement, j'ai appris qu'elle aurait contacté mon ex pour lui parler de ma vie privée, chose qui ne le concernait pas du tout. À partir de ce moment, j'ai su qu'on n'arriverait plus à s'entendre alors je lui ai proposé de quitter sa chambre et de me laisser me charger du reste. Elle a donc accepté de déménager, ce qui pourrait se faire deux semaines plus tard.

« Au cours de ces deux semaines, elle a arrosé ma vingtaine de plantes au point de les noyer à deux reprises en ajoutant du poison à fourmis, elle a fait des coupures sur mon nouveau divan, éparpillé de la terre à quelques endroits sur les murs, vidé une bouteille d'eau de Javel dans ma laveuse, mis mon réfrigérateur au plus froid (j'ai perdu la nourriture qu'il y avait) et a laissé des poubelles sur mon balcon.

« Elle a même volé certains items dans la cuisine et me doit toujours une partie du loyer. Je ne comprendrai jamais ce qui l'a poussé à agir de la sorte, malgré notre différend. »

Gabriel, 23 ans, Montréal

« Mon dernier colocataire, au lieu de ranger ses restants de bouffe dans des plats, les laissait traîner dans la mijoteuse pendant des jours jusqu'à ce que ça moisisse. Il nettoyait la litière de ses chats environ une fois par mois, donc on peut imaginer que ça sentait le yâble chez nous. Au point où un de mes amis est passé très proche de vomir. »

Cet entretien a été modifié et condensé afin de le rendre plus clair.

À noter que l'écriture inclusive est utilisée pour la rédaction de nos articles. Pour en apprendre plus sur le sujet, tu peux consulter la page de l'OQLF.