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Fouki nous dévoile comment ça se passe réellement dans les coulisses de ses concerts

« Une couple de grignotines, de l'alcool, du weed. »

Rédactrice senior, Narcity Québec
Fouki s'ouvre sur les coulisses de ses spectacles

En vue de sa prochaine prestation à Montréal en août, le chanteur Fouki nous confie tout ce qui se passe behind the scenes à ses spectacles, des anecdotes et ses rêves en tant qu'artiste.

Le 20 août prochain, une trentaine d'artistes et de musicien.nes connu.es se réuniront sur la scène de l'esplanade du Parc olympique afin d'offrir un gros show intitulé Juste un soir aux Montréalais et Montréalaises.

C'est en vue de ce grand concert accueillant jusqu'à 3 500 personnes que Narcity s'est entretenu avec Fouki, un pilier du rap québécois, afin de tout savoir sur comment ça se passe réellement dans les coulisses de ses concerts.

Comment te prépares-tu en vue de ton premier gros concert à Montréal depuis la pandémie?

« En fait, je dirais que j'ai fait pas mal de gros concerts, pas à Montréal, mais je reviens de Chicoutimi, où est-ce qu'il y avait près de 1 500 personnes, j'ai fait Baie-Saint-Paul aussi qui avait beaucoup de monde.

« On a déjà recommencé à faire des spectacles, alors c'est cool. Je me suis dérouillé, mettons.

« Sinon, on a fait trois ou quatre shows préenregistrés pendant la COVID, ça c'était les meilleures pratiques vraiment pour faire comme si c'était un spectacle.

« Je dirais qu'on a fait peut-être une pratique avant cette batch de shows-là et, depuis ce temps-là, ça roule vraiment. C'est ça qui est le fun aussi quand tu es en tournée, chaque show est une pratique pour le prochain aussi. »

Est-ce que tu dois passer des tests ou être vacciné pour pouvoir performer?

« Non, c'est vrai, ils n'ont pas demandé quoi que ce soit. Moi j'ai mes deux doses, mais il y a des gens dans mon équipe qui ne sont pas "double dosés" et il n'y a aucun problème.

« Honnêtement, j'arrive sur les endroits et j'ai eu aucune fois qu'on a testé ma température. »

Comment envisages-tu les prochains mois dans l'industrie?

« Je dirais qu'il n'y a pas tant de shows. J'en fais, mais ça n'a rien à voir avec mon premier été où j'avais fait des grosses tournées où est-ce que je pouvais faire trois shows par semaine de manière régulière.

« Je dirais que c'est plus smooth, mais c'est le fun, ça permet de travailler mieux mes shows. Aussi, un moment donné quand tu fais toujours la même affaire, ça devient redondant. C'est le fun d'avoir fait moins de shows, mais des plus beaux et plus gros shows.

« Alors j'envisage quand même une couple de spectacles, mais pas tant que ça non plus. Je pense que tout le monde est en train de se remettre un peu tranquillement sur la voie vers le "comme avant."

« J'ai l'impression que cet hiver, il va avoir des shows, mais ça va rester post-COVID encore, je ne pense pas qu'on va être 100 % pas de masque et tout, mais je préfère me dire d'y aller au jour le jour. »

Est-ce que ta copine te suit dans tes tournées et spectacles habituellement?

« Pas tout le temps, mais dès qu'elle peut, elle va me suivre. Je dirais qu'avant elle venait un petit peu plus, maintenant un peu moins, mais elle est là peut-être deux shows sur trois.

« Ma blonde est tatoueuse et avant, elle travaillait dans une shop à tattoo, mais là, elle a ouvert carrément leur shop à tattoo avec des amis.

« Ce sont des beaux projets, mais ça prend plus de temps. »

Quelles sont tes demandes pour la loge de ton spectacle à Montréal le 20 août?

« C'est tout le temps les mêmes demandes honnêtement. Sinon c'est trop des back and forth avec ma bookeuse.

« Ça dépend de chaque show aussi là, on en met plus que pas assez, en espérant qu'ils donnent tout, mais c'est rare qu'on reçoive vraiment toutes nos demandes.

« Il y a une couple de grignotines, de l'alcool, du weed. Je ne suis pas trop compliquée non plus, il y a des fruits. On ne demande pas non plus la Terre, on ne demande pas de figurines de Dragon Ball rares là. Il y a des artistes qui demandent des figurines rares juste pour le fun.

« Même des fois, je ramène des articles. J'avais un show, on n'a pas tous bu les Gatorade alors j'en ai ramené une dizaine. Je joue dans une ligue de garage, j'arrive avec ça et tout le monde se sert. »

Y a-t-il une collaboration que tu rêves de faire, tout genre de musique confondu?

« Il y en a plusieurs, c'est dur de dire laquelle j'aimerais le plus faire. Si ça se trouve, je ramènerais des morts à la vie pour chanter avec eux. Je dirais Ray Charles, le chanteur blues/gospel qui était aveugle.

« Sinon, Michael Jackson je serais quand même down. Amy Winehouse aussi je la ramènerais à la vie et je ferais un feat avec, bien sûr.

« Sinon je pense que je dirais Drake. Je suis quétaine, mais je regarde mon Spotify et j'ai environ 37 chansons aimées de lui. »

À quel endroit rêves-tu de chanter un jour?

« Je ne connais pas assez de salles, le nom exact. En fait, je suis plus un fan des festivals extérieurs que des shows intérieurs, même si j'adore faire ça aussi.

« J'irais dans un festival en Belgique, j'avais vu des stories de ça et ça a l'air incroyable, genre 80 000 personnes.

« Honnêtement, je ne vois pas l'intérêt tant que ça de [faire des] tournée en France, surtout parce qu'il n'y a pas tant d'intérêt pour nous autres. Sauf que quand tu es rendu à faire des gros festivals et des premières parties des artistes de là-bas, c'est là que ça paye le plus.

« Alors ce serait mon prochain goal. »

As-tu une anecdote comique vécue dans les coulisses d'un spectacle à nous raconter?

« Quand j'ai fait la Saint-Jean, un moment donné, on était tous au Club Soda juste pour présenter les artistes qui allaient performer.

« Là on parlait, tous les artistes, les agents et tout, tout le monde était dans les loges et il était 10 h 30 le matin, 11 h.

« Il y a Éric Lapointe qui est juste accoté sur le mur, il commence à crier avec sa voix et là, tout le monde a arrêté de parler, s'est retourné vers lui. Ça a pris trois secondes et là, tout le monde a continué leur conversation.

« C'est la première fois de ma vie que j'ai vu Éric Lapointe en plus, ça m'a marqué pour vrai. C'est une rockstar. Je pensais que j'étais gangster parce que je faisais du rap, mais lui, il l'est pas mal plus. »

Cet entretien a été édité et condensé afin de le rendre plus clair.

À noter que l'écriture inclusive est utilisée pour la rédaction de nos articles. Pour en apprendre plus sur le sujet, tu peux consulter la page de l'OQLF.

    Laurie Forget
    Rédactrice senior, Narcity Québec
    Laurie Forget est rédactrice sénior chez Narcity Québec. Elle est spécialisée en divertissement et téléréalités, et réside sur la Rive-Nord de Montréal.
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