Tour du chapeau des Canadiens de Montréal : Voici ce qui advient des casquettes lancées
Tu y penseras à deux fois avant de lancer ta calotte!

Qu'arrive-t-il aux casquettes lancées sur la glace du Centre Bell lors d'un tour du chapeau du Canadien de Montréal?
Vive la France! L’attaquant français des Canadiens de Montréal, Alexandre Texier, a fait lever la foule du Centre Bell, ce jeudi 8 janvier, en réussissant un tour du chapeau lors de la victoire contre les Panthers de la Floride. Une pluie de chapeaux et de casquettes a été lancée sur la glace. Mais, une question se pose : tous ces items finissent où? À la poubelle? Aux objets perdus? On fait le point.
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Il faut dire d’entrée de jeu que chaque équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) procède différemment. Certaines formations permettent aux partisans et partisanes de récupérer leur couvre-chef jusqu’à la fin du match ou même plus tard, comme c’est le cas au Minnesota ou à Vancouver, selon The Hockey News.
D’autres privilégient le don : plusieurs équipes remettent les chapeaux non réclamés à des organismes communautaires, à des fondations jeunesse, à des hôpitaux ou à des refuges pour personnes en situation d’itinérance.
À Montréal, on est dans les mêmes eaux. Bien que les partisans et partisans en voudraient davantage, les tours du chapeau ne surviennent pas à chacune des joutes. Il est donc difficile pour l’administration du Centre Bell d’indiquer clairement ce qui advient des chapeaux et casquettes lancées sur la glace lors d’un évènement pareil.
« Certaines casquettes sont conservées aux objets perdus, certaines sont remises à des organismes », nous indique par courriel un responsable des communications des Canadiens de Montréal. Ça change de fois en fois. »
La petite histoire du tour du chapeau
Pour les personnes moins familières avec le hockey, un tour du chapeau, ou hat trick en anglais, arrive lorsqu’un joueur marque trois buts au cours d’une même partie.
L’origine de cette tradition reste un peu floue, mais elle remonte tout de même au 19e siècle. En 1858, lors d’un match de cricket, l’expression aurait vu le jour. À l’époque, on parlait d’un tour du chapeau lorsqu’un lanceur parvenait à éliminer trois batteurs consécutivement.
Au hockey, plusieurs versions circulent quant à l’origine de l’expression. Mais celle qui retient surtout l’attention ici vient directement de Montréal.
C’est la maison Henri Henri qui a contribué à ancrer le tour du chapeau dans la culture du hockey. Entre les années 1940 et 1960, à l’époque des six équipes originales de la LNH, le commerce offrait gratuitement un chapeau à tout joueur qui marquait trois buts ou plus lors d’un match disputé au mythique Forum de Montréal.
Lors des matchs à domicile des Canadiens, un chapeau était aussi tiré entre la deuxième et la troisième période. Les joueurs auteurs d’un tour du chapeau recevaient ensuite un chèque-cadeau, remis en mains propres, échangeable contre un couvre-chef neuf.
Pour être juste équitable envers toutes les équipes, indique Henri Henri sur son site Web, cette récompense s’appliquait également aux joueurs des équipes adverses.
Au fil des années, Henri Henri a ainsi remis des chapeaux à de nombreuses légendes du hockey, dont Maurice Richard, Stan Mikita, Bobby Hull, Émile Bouchard et Toe Blake.
