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Une étude de l'Office québécois de la langue française fait réagir François Legault

Montréal est une ville considérée comme bilingue et cette situation linguistique ne plaît pas à tous. L'afflux constant de touristes, l'immigration abondante et la grande ouverture de notre métropole sur le monde a fait en sorte que Montréal devienne peu à peu complètement bilingue ; certaines zones sont même majoritairement anglophones. Notre premier ministre, François Legault, ne cache pas sa préférence envers l'usage de la langue française, et ce, depuis le début de son mandat.

Alors que l'Office québécois de la langue française (OQLF) a publié, mardi, son Enquête sur les exigences linguistiques auprès des entreprises, des municipalités et des arrondissements de Montréal, réalisée par l’Institut de la statistique du Québec, les résultats de l'étude ne rendent pas le premier ministre indifférent. 

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Legault ne cache pas sa déception envers certaines des statistiques de l'étude, auxquelles il a réagi, mardi après-midi, dans un point de presse tenu à Mascouche, dans les Laurentides. 

« Les données reçues, aujourd’hui, de l’OQLF sont très préoccupantes », exprime le premier ministre. 

Cette enquête révèle que sur l’île de Montréal, 50,0 % des municipalités ou des arrondissements ont souhaité embaucher des personnes ayant des compétences en français et en anglais ou en anglais seulement.

C'est notamment ce haut pourcentage qui a fait réagir le premier ministre. Celui-ci rapporte qu’exiger la maîtrise de l’anglais « n’est pas acceptable ». 

Exiger la maîtrise de l’anglais lors de l’embauche semble donc être devenue une norme sur le territoire de la métropole. Toutefois, cette tendance ne semble pas se répéter dans le reste du Québec, selon le plus récent bilan de l’Office québécois de la langue française (OQLF). 

Ce sont donc uniquement 23,5 % des municipalités du Québec qui ont exigé ou souhaité des compétences en français et en anglais ou seulement en anglais chez l'individu à l’embauche.

À Montréal, près de 63 % des entreprises ont exigé que la dernière personne embauchée ait un certain niveau d’anglais. 

Toujours, Legault réitère que son équipe et lui comptent proposer des mesures pour bonifier la loi 101. Simon Jolin-Barrette, qui est responsable du dossier de la langue, « y travaille », conclut le premier ministre. 

Jolin-Barrette partage l'avis du ministre: « Il est anormal qu'un travailleur ne puisse pas travailler en français, chez lui, au Québec. [...] Il s'agit d'un droit fondamental et primordial », soutient-il dans une publication Facebook.  

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