La Coalition Avenir Québec (CAQ) a présenté, il y a quelques mois, un projet de loi qui n'a pas fait l'unanimité. Le projet de loi 61 a comme but d'aider à la relance économique québécoise et de diminuer les conséquences de la crise de la COVID-19. Par contre, celui-ci aurait l'effet de donner des pouvoirs jugés excessifs par certains à François Legault et son parti. Ceci a donc semé la controverse et une pétition a été lancée. Récoltant près de 200 000 signatures jusqu'à maintenant, elle sera officiellement présentée à l'Assemblée nationale. 

« Le député Guy Ouellette a accepté de déposer la pétition de Madame Dufresne-Gagnon dans le but de démontrer clairement au Premier ministre Legault l'opposition de la population à son projet de loi 61 », peut-on lire dans un communiqué émis mardi matin. 

La description de la pétition compare le projet de loi 61 à une dictature : « Parce que vous ne pouvez pas relancer l’économie en abolissant nos droits et libertés. Ce serait de la dictature et on ne vous a pas élu pour cette raison. »

« En démocratie, nous nous devons de conserver notre droit de remettre en question les décisions de nos gouvernements », explique la description de la pétition sur le site Change.org

La pétition adressée à François Legault et au Gouvernement du Québec s'oppose à ce que le parti en place dispose d’une immunité de poursuite judiciaire, en plus d'être autorisé à passer outre certaines lois. 

Même si la loi n'avait pas été adoptée en juin dernier, la CAQ compte mettre sur la table une nouvelle version du fameux projet, lors de la reprise des activités de l'Assemblée nationale, soit le 15 septembre. 

Ce projet de loi pourrait permettre d'accélérer plus de 200 projets d'infrastructure, tels la création de maisons des aînés, rénovation d'hôpitaux, construction d'écoles, etc.

Le premier ministre semble tenir énormément à ce projet et a promis de le redéposer à la première occasion cet automne :  Si c'est nécessaire de faire un bâillon, on va le faire , a déclaré François Legault lors d'un point de presse de passage au Lac-Saint-Jean, au début du mois de juillet. 

Pour qu'une pétition soit déposée à l'Assemblée nationale, il faut que celle-ci soit signée sur un site officiel. 

Celle-ci, qui a recueilli les signatures de nombreux citoyens québécois et personnalités politiques, est donc maintenant disponible pour signature sur le site de l'Assemblée nationale et le demeurera jusqu'au 13 septembre. 

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