Qu’il soit jetable ou réutilisable, coloré ou neutre, le couvre-visage fait maintenant partie des accessoires à avoir sur soi, en tout temps, maintenant qu’il est obligatoire. En revanche, le port du masque n’est pas aimé de tous et ces Québécois expliquent pourquoi ils sont contre.

Depuis le 18 juillet dernier, les masques et couvre-visages de tout genre sont obligatoires dans les lieux publics fermés du Québec, COVID-19 oblige.

Après t’être demandé si tu avais bien fermé les ronds du poêle avant de sortir ou bien barré ta porte, voilà que depuis samedi, tu dois te demander si tu n’as pas oublié ton masque. 

 

Force est d’admettre que cette nouvelle obligation ne plaît pas à tous. Des manifestations ont même eu lieu au Québec dans les derniers jours pour déplorer cette nouvelle mesure. 

Afin de comprendre leur point de vue, Narcity s'est entretenu avec deux Québécois qui se positionnent contre le port du masque obligatoire. L’une remet en question l’imposition « en fin de pandémie », l’autre déplore le retard du gouvernement. 

Karen Maynard repose son argumentaire sur « l'incohérence » du gouvernement Legault sur les effets du masque.

« L’incohérence des propos du gouvernement et même de l’Organisation mondiale de la Santé concernant l’efficacité du port du masque dans la population générale est aberrante », constate la Sherbrookoise de 23 ans.

Il est vrai qu’au tout début de la pandémie, le directeur de la santé publique, Horacio Arruda, a bel et bien demandé aux Québécois de ne pas utiliser de masque pour se protéger de la COVID-19, mais plutôt de se laver les mains.

Or, la situation a tout de même évolué et les scientifiques en connaissent davantage qu'en mars dernier, d'où la décision d'obliger le port du masque.

Pour sa part, Charles Rancourt est d’avis que la population ne sait pas porter le masque comme il se doit. 

Cuisinier dans un resto de Gaspésie, il en voit de toutes les couleurs à sa boutique.

« Tout le monde se comporte d’une façon ridicule avec leur masque », raconte-t-il, précisant que plusieurs n’arrêtent pas d’y toucher, le place sous le nez, sous le menton, accroché à une oreille.

« Tant qu’à possiblement s’infecter en se touchant sans arrêt, ça ne sert pas à grand-chose », avoue le cuisinier de 30 ans. 

Selon lui, le port du masque n’est pas tout à fait « nécessaire » pour contrer la crise sanitaire. 

Charles affirme que, sur son lieu de travail, il n'y a « personne qui porte rien », précisant qu’en cuisine, à 50 degrés, avec masque et visière, ça change la donne. 

La COVID-19 a effleuré la Gaspésie, alors que la région a connu un peu plus de 190 cas depuis le début de la pandémie, contre 28 000 à Montréal.

« En Gaspésie, la distanciation sociale est plutôt facile à faire », dit-il en riant.

Karen et Charles l’avouent; ils se plieront à la règle et porteront un couvre-visage lorsqu’ils seront dans un endroit public fermé. 

« Je ne vois pas vraiment comment je pourrai aller chercher mes médicaments ou faire mon épicerie si on me refuse l’accès », affirme la serveuse qui préfèrerait mettre de l'avant la force du système immunitaire plutôt qu’un masque.

De son côté, Charles abonde en ce sens. « Je n’aurai pas le choix si je veux aller à l’épicerie, mais disons que je vais malheureusement ne pas aller au restaurant », ajoutant que se promener avec un masque n’était « pas dans [ses] intentions ».

La semaine dernière, François Legault a justifié l'imposition du masque par la hausse de nouveaux cas que connaît actuellement le Québec et par l’approche des vacances de la construction.

Il a aussi précisé que la priorité en début de pandémie, c'était d'intégrer le deux mètres de distance dans les moeurs des citoyens.


Photo de couverture utilisée à titre indicatif seulement.

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