En raison de la situation exceptionnelle dans laquelle se trouve la province depuis de nombreuses semaines, les retards de livraison ont rapidement doublé et les délais normaux ne sont présentement plus respectés. Jeudi dernier, Postes Canada révélait combien de colis sont en attente à Montréal actuellement et le chiffre est absolument phénoménal.

Alain Robitaille, du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, rapporte qu'« il y a dans l'usine de traitement environ 350 remorques qui attendent d'être traitées », en entrevue avec Paul Arcand, à la station de radio québécoise 98,5.

Il poursuit : « En fait, elles sont traitées, mais il y a tellement de remorques qui arrivent que ce chiffre-là n'arrive pas à baisser de jour en jour. »

Considérant le fait que les remorques contiennent chacune près de 2 000 colis, on comprend donc que c'est environ 700 000 paquets et enveloppes qui attendent d'être livrés dans la métropole au moment d'écrire ces lignes.

Il confirme d'ailleurs que Postes Canada retient effectivement du courrier en succursale quelques jours faute d'avoir l'espace nécessaire afin de procéder autrement.

Alain Robitaille admet qu'il y a également des enjeux au niveau de la santé et de la sécurité des employés, compte tenu du fait que l'espace manquant impacte le travail des salariés. 

Le fait que le service postal refuse d'accorder du surtemps aux facteurs et factrices en succursale a des répercussions directes sur les capacités de l'entreprise, déplore monsieur Robitaille. 

Ce dernier considère d'ailleurs inacceptable le fait que les livraisons soient freinées pour des motifs économiques.

Du côté des gestionnaires, le problème ne serait pas d'offrir du temps supplémentaire aux employés, mais le « blocage » actuel jumelé aux mesures sanitaires ne permettrait pas de faire autrement actuellement puisqu'il n'y a tout simplement pas de « paquet à donner ». 

Alain Robitaille nie quant à lui cette affirmation et reproche à Postes Canada une mauvaise gestion de la situation. Il affirme toutefois qu'un manque de personnel dans le centre de tri pourrait être à l'origine de ce problème. 

Il explique que Montréal est l'une des seules villes québécoises, depuis le début de la pandémie, à être dans cette situation. 

Dans la métropole, plusieurs citoyens attendent des colis depuis près d'un mois. 

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