Devenir le 51e État des États-Unis : seule solution pour le Canada, répète Donald Trump
« Le Canada nous a toujours très maltraités, mais plus maintenant. »

Devenir le 51e État des États-Unis serait la seule solution pour le Canada, a affirmé Donald Trump.
Le président des États-Unis, Donald Trump, persiste et signe : le Canada n’a pas d’autre choix que de devenir le 51e État américain, a-t-il affirmé lors d’une série d’attaques verbales à l’endroit de son voisin du Nord, pendant un rassemblement partisan en vue des élections de mi-mandat, ce mercredi 14 octobre.
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« Le Canada nous a toujours très maltraités, mais plus maintenant. Désormais, Trump est en ville ! » a lancé le président devant la foule réunie à Bullhead City, en Arizona.
« Ils ont été durs, mais nous ne tolérons plus ces conneries. Leurs compagnies automobilistes déménagent chez nous. Ils s’en viennent tous ici, parce que sinon, il vont payer d’imposants tarifs », a-t-il ajouté.
Lors de son envolée lyrique, le locataire de la Maison-Blanche a une fois de plus soutenu qu’Ottawa finirait par céder à la tentation de rejoindre le pays de l'Oncle Sam en devenant son 51e État, « parce que c’est la seule solution ».
« Nous n’avons pas besoin d’eux, mais ils ont besoin de nous. Alors pourquoi est-ce qu’on perdrait 80, 90 ou 100 millions pour aider un pays qui ne fait pas partie de notre nation », a soutenu le président de 80 ans.
Selon lui, le Canada fera « exactement comme le Groenland », ajoutant que cela « ne fait qu’enrichir notre magnifique assiette ».
Ingérence politique
Ces déclarations surviennent alors que l’ambassadeur américain au Canada, Pete Hoekstra, a laissé entendre que certaines prises de position politiques canadiennes pourraient constituer de « l’ingérence politique » à l’approche des élections de mi-mandat de novembre.
Il faisait notamment référence aux propos de la ministre Mélanie Joly, qui avait affirmé en août que les tarifs douaniers canadiens visaient stratégiquement certains États américains.
Or, depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump s’est lui-même mêlé à plusieurs débats politiques étrangers.
Il a notamment réclamé un nouveau président en Ukraine, reprochant à Volodymyr Zelenskyy de ne pas en faire assez pour mettre fin à la guerre contre la Russie.
Plus tôt ce mois-ci, il a aussi soutenu Flavio Bolsonaro, fils de l’ancien président brésilien, lors des élections au Brésil, ainsi que l’ancien premier ministre hongrois Viktor Orbán, avant sa défaite électorale en avril.
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