Le dépôt du projet de loi ce jeudi 13 mai à l'Assemblée nationale, qui se veut être une réforme de la loi 101 et vise à affirmer que le français est la langue commune de la province, risque de mettre des bâtons dans les roues des francophones souhaitant aller au cégep en anglais au Québec.

Chose promise, chose due; le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, a présenté en fin d'avant-midi au Salon bleu son projet de loi 96 intitulé Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français et effectivement l'éducation supérieure n'est pas épargnée par les nouvelles mesures annoncées.

Le PL 96 compte modifier, entre autres, des dispositions concernant les politiques des établissements d'enseignement collégial et universitaire, a prévenu le ministre en chambre.

Ainsi, le bassin d'étudiants et d'étudiantes francophones et allophones dans les cégeps anglophones sera fixé à 17,5 % de la communauté étudiante, soit le seuil de 2019-2020.

Le gouvernement compte aussi faire « conjuguer diplomation et maîtrise de la langue française » en imposant l'épreuve uniforme de français pour l'ensemble du réseau collégial. Seuls les Québécois.es ayant fait leurs études primaires et secondaires en anglais seront épargnés.

En 2020, un sondage révélait que 63 % des répondant.es québécois.es affirmaient éprouver une inquiétude quant à l'avenir de la langue de Molière, alors qu'iels étaient 52 % en 2003.

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