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Cette athlète en plongeon à haut vol, originaire de Saguenay, n'a sûrement pas le vertige. Lysanne Richard s'apprête à plonger d'une montgolfière à 25 mètres du sol, ce mois-ci au Québec, et elle s'est confiée à Narcity sur son état d'esprit quelques jours avant de faire le grand saut.

Elle réalisera cette prouesse sportive, qui est une première mondiale, avec son ami, le plongeur à haut vol Yves Milord, lors de l'événement Ciel en fête proposé par l'International de montgolfières qui se déroule à Saint-Jean-sur-Richelieu toutes les fins de semaine du mois d'août.

D'où vient ton amour pour le plongeon haut vol?

« C'est bizarre, mais j'ai toujours su qu'il fallait que je fasse ça. [...] En tant qu'artiste de cirque, j'ai travaillé beaucoup au Cirque du Soleil entre autres, mais c'était toujours les disciplines qui me permettaient de me propulser le plus haut possible qui m'intéressaient : le trampoline, la barre et la balançoire russe, la planche à bascule. Là, dans les dernières années je me suis investie vraiment davantage en plongeon de haut vol, j'ai décidé de rejoindre le circuit de compétition puis vraiment de faire ça presque à temps plein. »

Pourquoi vouloir réaliser cette première mondiale de sauter d'une montgolfière?

« En 2013, j'ai rencontré quelqu'un qui est impliqué dans l'organisation du festival de montgolfière puis quand elle m'a dit ça tout de suite je me suis dis : "Hey faudrait plonger d'une montgolfière." On a tenté, on a fait des démarches, à l'époque ça n'a pas marché. Mais ce projet-là a continué de mijoter dans ma tête. Ensuite, en 2017, j'ai été blessée donc j'ai dû laisser mon sport pendant un an. Alors, après quand j'ai repris, j'étais très occupée avec le circuit de compétition. Mais là, avec la pandémie y'a eu une pause de compétition durant un an, la saison dernière, puis aussitôt j'ai remis sur la table toutes mes idées. »

Comment te prépares-tu à sauter?

« Comme n'importe quel plongeon de haut vol, ça prend une très très grande préparation, parce que la force de l'impact va être majeure, on va atteindre plus de 80 km/h en moins de trois secondes, puis en une seconde on va passer à zéro étant donné de la résistance de l'eau.

« Il y a beaucoup de préparation physique pour éviter de se blesser et pour être certain de bien exécuter notre manoeuvre. Il y a aussi une préparation collective pour être sûre que tout le monde est synchronisé, puis comment on va gérer le décompte et comment on va faire pour être parfaitement synchro dans les airs. Puis, il y a toute la préparation technique, les plans d'urgences, etc... Mais y'a une très grande préparation mentale aussi. Moi c'est ça mon secret, je visualise à tous les jours, comme ça même si je m'apprête à faire quelque chose que j'ai jamais fait de ma vie, je joue des tours à mon cerveau et puis mon cerveau, comme ça, il l'a déjà faite plusieurs fois. C'est la façon d'être capable d'être assez en contrôle pour être concentrée quand ça va être le moment de m'élancer. »

Comment va se dérouler le plongeon?

« On va être dans la nacelle au début, on va passer au-dessus des maisons, on va seulement pouvoir traverser sur la petite plateforme qui est jointe à la nacelle pour l'occasion une fois qu'on va être rendu presque au-dessus du Richelieu. On va ensuite enlever la ceinture peu de temps avant de plonger.

« Nous notre enjeu c'est vraiment que la montgolfière décolle, parce qu'aller faire un saut dans des conditions difficiles on l'a fait souvent. On a plongé dans un lac glacé cet hiver [...], mais la montgolfière c'est très capricieux, on peut pas s'envoler dans n'importe quelle condition. Il y a quand même six dates qui sont annoncées sur le site de l'International de montgolfière, qui sont réservées. Ça pourrait être dès lundi le 16 août, dans quelques dodos, mais si c'est pas le 16, ben le 17 ou le 18 ou le 24, 25. »

C'est comment de faire ce genre de saut en synchro?

« Je suis toujours beaucoup plus touchée quand je m'investis dans un projet et que je suis pas la seule personne qui sort de sa zone de confort, ça je trouve ça beau.

« Le moment où j'ai le plus hâte, c'est la célébration, le après, puis la fierté d'avoir accompli cette mission. Quand on va arriver dans l'eau, y'a notre équipe de sûreté aquatique qui va être là, puis je vais voir Yves, à quelques pieds de moi, je vais voir que lui aussi il a réussi, c'est sûr qu'on va se taper dans les mains, on va célébrer avec tout le monde, on va faire des signes aux pilotes. »

Comment te sens-tu à l'idée de ce plongeon?

« Y'a des fois je suis angoissée j'arrive pas à dormir, je suis nerveuse et je sais que je m'en vais me mettre en danger. C'est pas naturel pour un humain de sauter de très haut. Il y a une partie de mon cerveau qui me le rappelle, et en même temps y'a l'autre partie qui est hyper emballée. C'est vraiment un parcours émotif assez intense. [...] Le plus beau mot qui représente l'état dans lequel je me sens c'est : gratitude. »

Est-ce que tu as un rituel avant de sauter?

« Je vais devoir adapter mon rituel parce que d'habitude, quand j'arrive en compétition, sur une plateforme [...] quand j'ai la chance, je monte, je prends le visuel du départ puis là je peaufine ma visualisation.

On l'aura pas cette vue exacte, donc il faut que j'enlève cette étape-là dans ma préparation. [...] Y'a des étirements, des échauffements, de la simulation, donc je vais vraiment mimer mon plongeon en le visualisant pour le mettre dans mon corps pis dans ma tête. Ensuite y'a des mots-clés, avec mon entraîneur on décide des mots-clés spécifiques au plongeon que je dois effectuer, comme ça on choisi c'est quoi le plus important [à me souvenir] et qui ne sont pas forcément automatiques. Ça va être établi la veille. »

Quel autre record aimerais-tu fracasser? C'est quoi la suite?

« Les prochains sur la liste c'est l'hélicoptère, qu'on a depuis longtemps, puis on va clancher ça, cette idée-là, bientôt. Sinon, je rêve d'un glacier, puis là, ils commencent à fondre, faudrait que je me dépêche.

« Une de mes prochaines missions c'est de faire la tournée du Québec, on a fait Chaudière-Appalaches avec le plongeon dans le lac glacé, y'a un documentaire qui va sortir dans pas longtemps, y'a La Malbaie aussi. Donc, j'ai vraiment de bonnes opportunités de me promener chez nous. »

Qu'est-ce que tu souhaites pour ton sport à l'avenir?

« En ce moment, on est vraiment dans le futur du sport, c'est vrai que j'étais pas mal pionnière dans le sport au niveau compétitif. Je suis très contente que le Parc olympique a écouté ma voix et développe un centre d'entraînement incroyable de plongeon de haut vol. Lorsque la pandémie va être finie, il va y avoir des visiteurs de l'international, tout le monde a hâte de plonger au Parc olympique. »

Cet entretien a été modifié et condensé afin de le rendre plus clair.

Elle n'est pas nécessairement l'athlète la plus connue du Québec, mais ça ne l'empêche pas de briller aux Jeux paralympiques Tokyo 2020. La Québécoise Aurélie Rivard a remporté cinq médailles en cinq épreuves depuis le début de l'évènement international et elle n'a pas fini d'impressionner la galerie, alors qu'elle pourrait revenir au pays décorée d'un sixième titre.

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