Connexion
FR - Nouvelles

Une épidémie de chenilles fait des ravages dans le Grand Montréal et ça fait jaser

C'est pas juste toi qui va papillonner cet été!

Elles sont « des dizaines, voir des centaines de millions » dans le Grand Montréal actuellement, et c'est une bien mauvaise nouvelle. La chenille spongieuse est une espèce invasive et vorace qui menace l'écosystème local à grandes croquées.

« On n'est plus au stade de surveiller leur expansion, mais carrément en gestion de problème. Au Jardin botanique, elles étaient quelques milliers dans un chêne. Elles l'ont complètement défolié », a confirmé à Narcity l'entomologiste Étienne Normandin de l'Institut de recherche en biologie végétale de l'Université de Montréal.

Quelle est la situation?

Des Québécois.es ont dû dire adieux à leurs récoltes printanières, ravagées par les petits insectes. La chenille spongieuse n'a pas l'estomac difficile; elle s'attaque aux plantes et arbustes, mais raffole tout particulièrement des chênes et des bouleaux.

Observée de près en Ontario, la défoliation des forêts causée par la spongieuse a drastiquement augmenté de 2019 à 2020, passant de 47 203 hectares à 586 385 hectares en 2020.

La statistique n'augure rien de bon pour le Québec qui subit actuellement un « pic d'abondance » de cette espèce importée d'Europe au début du 20e siècle.

Quel est l'impact d'une infestation de chenilles?

« Pour la population générale, c'est certainement une nuisance. Au stade où elles sont en ce moment, elles vont tomber sur des cyclistes, des autos et des gens qui mangent au resto. Quand elles font caca dans les arbres, c'est comme de la pluie. Elles sont inoffensives, mais c'est pas le fun d'avoir ce genre d'insecte », a souligné Étienne Normandin.

D'ailleurs, la municipalité de Mont-Saint-Hilaire a avisé sa population de la présence « d'une grande quantité » de ces spécimens autour de la montagne Saint-Hilaire, provoquant l'exaspération de plusieurs citoyen.nes.

« Les maudites! Il y en a partout sur mon terrain, même sur la maison. Elles ont dévoré mes plants de bleuets », a déclaré une internaute.

« Elles sont chez moi et dégustent les feuilles de mes chênes », a renchéri une autre.

Est-ce qu'il faut s'en débarrasser?

Une fois les oeufs éclos, il y a très peu d'options pour lutter contre la propagation de chenilles spongieuses outre la pulvérisation d'insecticides.

Tôt ou tard cependant, les chenilles descendront le long des troncs d'arbres et se transformeront en papillons (blancs pour les femelles, brun et orangés pour les mâles).

« Il est possible de collecter les chenilles, les grosses femelles surtout, ou bien écraser les masses d'oeufs pour l'année prochaine », affirme M. Normandin.

À noter que l'écriture inclusive est utilisée pour la rédaction de nos articles. Pour en apprendre plus sur le sujet, tu peux consulter la page de l'OQLF.

Restez informé
Reçoit quotidiennement les dernières nouvelles de Montréal, dans ta boîte courriel.