Les Québécois ne veulent plus de nouvelles « Karen » et ce sont les stats qui le prouvent

On a parlé au gérant pour vérifier! 😅

Fillette assise dans l'herbe.

Fillette assise dans l'herbe.

Éditrice sénior, Nouvelles

Fini les « Karen » au Québec? Il semblerait que ce soit presque le cas, du moins, techniquement.

Si le phénomène des « Karen » a pris de l'ampleur en Amérique du Nord au cours des dernières années, il semble également avoir donné une connotation péjorative à cette appellation. Selon la banque des prénoms de bébés de la province, Karen connaitrait une tendance à la baisse.

Le symbole de la « Karen » s'est particulièrement renforcé avec l'arrivée des memes représentant un type de personne en particulier. Selon Urban Dictionnary, une Karen est une « femme blanche, d'âge moyen, typiquement blonde, qui rend les solutions aux problèmes des autres un inconvénient pour elle, même si elle n'est pas du tout affectée ».

La « Karen », c'est le stéréotype de la personne qui veut parler au gestionnaire, elle est souvent raciste, colérique et n'a pas peur d'appeler la police lorsqu'elle est à peine contrariée, même si ça peut mettre la sécurité des autres en danger. Une « Karen », ça ne porte pas de masque et ça ne laisse pas de pourboire au restaurant parce qu'elle n'a jamais reçu sa sauce ranch à part.

Bref, la réputation de cet archétype se fait voir jusqu'au Québec. En 2021, une seule fillette a reçu ce prénom, tandis que le compteur est resté à zéro en 2020.

C'est en 1980 qu'il y aurait eu le plus de Karen dans la province avec un total de 90. Depuis 2012, ce chiffre n'a pas dépassé la dizaine et est même resté sous la barre des six nouveaux-né.es portant ce nom par année.

À noter qu'on ne peut confirmer le lien direct entre cette tendance à la baisse et la montée du phénomène dans la culture populaire, mais on peut déduire que cette dernière a pu avoir un impact chez certains parents.

Bien que ce prénom connaisse une chute de popularité, on n'est pas à l'abri de la « Karen ». Dorénavant, une Nancy, une Carolane ou même un Kevin peut tout aussi bien être une « Karen », car même si le stéréotype est une femme, ça peut s'appliquer à toute personne ayant un amalgame de ces comportements.

La photo de couverture est utilisée à titre indicatif seulement.

  • Éditrice sénior, Nouvelles

    Diplômée du programme de journalisme à l'UQAM, Ariane Fortin a commencé comme rédactrice chez Narcity Québec en 2018. Maintenant éditrice senior, elle dirige une équipe de rédacteurs et d'éditeurs pour couvrir tout ce qu'il se passe dans ta ville. Ariane a joué un rôle important dans le développement de la verticale Nouvelles sur le site et a su fortifier la place ainsi que la crédibilité de Narcity dans l'industrie médiatique de la province. Sa force est le journalisme de service et la vulgarisation de sujets d'actualité complexes pour les rendre informatifs et attrayants pour les lecteurs.

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