Un peu moins de deux ans après le début de l'enquête de l’Unité d’exploitation sexuelle des mineures du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Carlos Desjardins, a reçu sa peine. L'ancienne célébrité sur les réseaux sociaux aux milliers d'abonnés a écopé d'une peine d'emprisonnement de quatre ans et demi, rapporte Le Soleil.

L’homme qui a maintenant 22 ans a plaidé coupable à plusieurs accusations de leurre, d'extorsion et de production de pornographie juvénile à l’endroit d’une quinzaine de jeunes filles, âgées pour la plupart entre 14 et 18 ans. 

On se rappelle que Carlos a d’abord comparu en septembre 2018 sous des accusations de production, de possession et de distribution de pornographie juvénile.

Le SPVQ en avait profité pour lancer un appel puisqu’il recherchait plus de victimes de cette « personnalité » des réseaux sociaux.

Depuis, il avait vu son dossier s’alourdir considérablement alors qu’il faisait désormais face, au total, à une trentaine de chefs d’accusation de nature sexuelle.

Ces chefs étaient tous pour des crimes de nature sexuelle qu’il aurait commis entre 2016 et 2018 à Québec, Lévis, Stoneham-et-Tewkesbury et Stanstead.

Selon l'enquête, Carlos Desjardins aurait, à plusieurs reprises, réclamé des photos intimes de ses victimes. Si celles-ci refusaient de coopérer, elles étaient alors victimes de chantage et de menaces :

« Lorsqu’elles refusaient, Desjardins menaçait de les exposer sur les réseaux sociaux et de salir leur réputation. La procureure de la Couronne Me Jennifer Landry a insisté sur la lourdeur des impacts pour les victimes », raconte Isabelle Mathieu du journal Le Soleil.

Les actions de Carlos Desjardins et celles de son ami Dylan Demers faisaient vivement réagir sur les réseaux sociaux. Une page « Spotted » sur Facebook, toujours active, partageait des vidéos et des publications de leur mode de vie.

Les hommes ont créé du contenu pendant plusieurs années sur différentes plateformes comme Facebook, Instagram, Snapchat et YouTube. 

La peine de Dylan Demers, qui a été arrêté en février 2019, n'est pas encore connue des médias.

C'est en septembre 2018 que les comportements illégaux de Desjardins ont commencé à faire jaser. Des victimes ont dénoncé ses actes et invité les autres jeunes femmes à faire de même.

L'une d'elles a d'ailleurs eu le courage de raconter son histoire à Narcity Québec.

Cette sortie dans les médias a aidé les enquêteurs à recueillir plusieurs autres témoignages. 

Carlos Desjardins s'est adressé aux quelques victimes présentes dans la salle d’audience alors qu'il raconte avoir pris conscience de l'ampleur de ses actes et des répercussions de ceux-ci sur leur estime personnelle :

« Je veux leur demander pardon, je le regrette, je vivais dans un monde irréel et je me sentais heureux dans ce monde de vie superficielle. »

Détenu depuis l'automne 2018, Carlos aura encore un peu plus de 28 mois de prison à purger une fois la détention provisoire soustraite à son dossier. Il a également un interdit de contact avec les victimes, et une interdiction d'aller sur les réseaux sociaux pendant trois ans suite à  sa sortie de prison. 

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