L’un des témoignages accusant Julien Lacroix d’agression sexuelle présentés par Le Devoir était celui d’une femme ayant partagé six ans de sa vie avec celui-ci. Après une première et deuxième réponse de l’humoriste face aux allégations ainsi que les réactions de ses pairs, l’ex-conjointe de Julien Lacroix, Geneviève Morin, fait un nouveau témoignage.


Attention, nous désirons vous avertir que cet article contient du contenu graphique qui pourrait choquer certains lecteurs.


Dans un texte écrit pour Urbania, celle-ci parle de sa relation avec l’homme de 27 ans, mais fait aussi une réflexion sur la société qui aurait permis à leur histoire d’arriver.

Avec la vague de dénonciation qui s’opère présentement au Québec, on peut se rendre compte que la culture du viol se présente sous de nombreuses formes et variations.

C’est ce que Geneviève souligne, en plus de parler de son expérience et des raisons pour lesquelles elle est restée si longtemps avec celui qui aurait eu des comportements dénigrants et violents envers elle.

Dans son texte intitulé Julien, l’amour de ma vie, mais aussi mon pire ennemi, Geneviève parle de la réalité d’être dans une relation où amour et violence s’entrechoquent. Elle partage en exemple un bon souvenir capturé par une photo, alors que l’ancien couple était en Italie. 

« On est assis et on respire l’air italien, alors saupoudré par des essences de basilic, de mozzarella et d’anchois. On se regarde et puis on ne se dit rien puisque ce sont nos yeux qui crient quelque chose comme “criss qu’on est bien”. »

Puis, elle le met en contraste avec les soirées au cours desquelles, des mots et des actes violents auraient été dits et commis :

« Comment retenir des moments comme ceux-là dans ma tête, alors que j’ai beaucoup plus grave à me rappeler : comment oublier les “putes”, les “connes” ou les “bitchs” qui débordaient de ta bouche vodkarisée, à 5 h du matin? »

« Comment oublier ce soir où, emporté par la colère, tu en es venu aux coups?

Comment oublier ce soir-là, comment oublier cette phrase puissante… alors que j’étais couchée sur mon lit, ébranlée : “arrête de pleurer, tu ne sais même pas à quel point je t’aime.” »

Ayant maintenant dénoncé son présumé agresseur, elle se demande quoi faire de ces personnes élevées par la culture du viol.

Elle affirme qu’elle ne pardonne pas Lacroix, qui « n’a jamais voulu avouer ses torts, qui [l’a] manipulée et qui n’a jamais tenté réellement de changer ses comportements déviants ».

Cela dit, constatant que c’est un problème de société et non un cas isolé, elle souhaite maintenant savoir comment cette même société compte soutenir les victimes, mais aussi, aider les accusés à réintégrer le monde, libre de ces comportements toxiques. 


On rappelle à toute personne victime d’agression sexuelle que plusieurs ressources existent, comme le Centre pour les victimes d’agression sexuelle de Montréal (CVASM), qui couvre tout le Québec, disponible 24/24 7 jours semaine au 1 888 933-9007.


 

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