Longueuil, Laval, Saint-Jérôme, Bromont : l’exode vers les banlieues du Québec se fait sentir, alors que les prix des résidences dans la métropole sont de plus en plus élevés. Le marché immobilier en périphérie monte même en popularité. 

C’est ce qu’a confirmé à Narcity Charles Brant, de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Le départ de la ville vers la banlieue ne date pas de la pandémie, précise M. Brant, mais a bien lieu depuis quelques années en raison de la hausse des prix sur l’île de Montréal.

Les prix ont tellement augmenté à Montréal que pour de nombreux ménages, acheter une unifamiliale sur l’île est impossible.


Charles Brant, directeur de l'analyse du marché (APCIQ)

En analysant le marché, M. Brant souligne qu'avec l'arrivée du télétravail rendant moins pertinent de vivre près du boulot, les régions périphériques à l'extérieur des zones « extrêmement chères » comme Montréal ont « vraiment bénéficié » de la crise sanitaire.

Sur la Rive-Nord, par exemple, les ventes de résidences ont augmenté de 52 % en octobre seulement et de 15 % depuis janvier, soit 11 248 transactions.

À Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, la municipalité a connu une forte progression des ventes et des prix, indique Charles Brant.

« C’est une zone jusqu’à maintenant assez abordable et localisée très favorablement pour accéder au centre-ville en cas de besoin », dit-il.

Selon lui, cet exode dans les banlieues à long terme pourrait permettre le développement de secteurs périphériques et, éventuellement, y développer « de petits centres-villes ».

Dans cette logique, Saint-Hyacinthe, Granby et Bromont ont aussi connu une explosion des ventes.

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