Dans le collimateur de plusieurs restaurateurs depuis le premier confinement, la possibilité de livrer des repas accompagnés d'alcool point enfin à l'horizon. Pour ce faire, la ministre Geneviève Guilbault a déposé le projet de loi no 72 voulant assouplir quelques règlements concernant la livraison d'alcool entre autres.

Avec le confinement du printemps et le reconfinement qui a cours cet automne, les propriétaires de restaurants essaient avec peine de garder la tête hors de l'eau.

Actuellement, la Loi sur les permis d'alcool autorise les restaurants à vendre, « pour emporter ou livrer [des] boissons alcoolisées accompagnées d’un repas, sauf la bière en fût, les alcools et les spiritueux ».

Par contre, avec les assouplissements prévus dans le projet de loi, les restos qui offrent la livraison par des intermédiaires, comme Uber Eats ou DashDoor, pourront eux aussi faire livrer de l'alcool. 

On s'entend que les restaurateurs ont énormément besoin d'aide en ce moment.


Geneviève Guilbault, vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique

C'est ce que la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) a réitéré par voie de communiqué le 21 octobre, se réjouissant du même souffle de la prise de parole de la ministre Guilbault.

Si le projet est adopté, les restaurateurs pourront aussi servir de l'alcool sans qu'il ne soit automatiquement accompagné d'un repas. Ils pourront également proposer une liste de prix des boissons alcoolisées différente en livraison et sur place.

En plus de souhaiter inclure les tenanciers de bars à la présente modification, la FCEI aimerait, par la même occasion, voir naître « un amendement pour protéger les petits commerçants des évictions et des saisies commerciales ».

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