L’année 2020 n’aura pas été de tout repos aux quatre coins de la planète, avec l’arrivée d’une crise sanitaire sans précédent. Oui, un nouveau coronavirus est apparu, mais de nouvelles expressions et mots aussi ont fait leur apparition dans ton vocabulaire cette année.  

Le dictionnaire personnel des Québécois et Québécoises aura été gâté en « vingt-vingt », et on y retrouve l’ajout de mots et d’expressions de tous les genres. 

Une chose est certaine; tes parties de Scrabble vont être plus excitantes en 2021!

Ça va bien aller

Ces petits dessins d’arcs-en-ciel affichés dans la vitrine de la maison et faits à main en majorité par des enfants auront mis un baume à cette plaie qu’est la pandémie.

L’expression ne date pas d’hier, mais elle a pris un tout autre sens, cette année.

Bon, on aura aussi eu droit à quelques versions différentes, comme « Sa vas bien allé » ou « Ça va aller bien », mais l’intention était là.

COVID-19

« Nouveau coronavirus », « le COVID-19 », « la COVID-19 » : il y a eu plusieurs manières de la surnommer, cette « épidémie de pneumonie », au tout début de la crise sanitaire.

Son genre a même changé en cours de route, passant du « le » au « la ». Il faut le faire!

Aplatir la courbe

Ah! Cette bonne vieille courbe épidémiologique!

L’expression « aplatir la courbe » aura été popularisée par le directeur national de la santé publique du Québec, le fameux Dr Horacio Arruda, au début de la pandémie.

Depuis, le Québec tente toujours de l’aplatir, la courbe, vague après vague.

 6 pieds = 2 mètres

Il n’y a pas que du négatif associé à la distanciation physique.

Elle aura permis, entre autres, aux Québécois de savoir respecter les bulles personnelles des gens dans les lieux publics.

Les plus jeunes générations peuvent maintenant convertir des pieds en mètres. Plus tard au programme, les Fahrenheit en Celsius et les miles en kilomètres.

Tu n’auras jamais autant répété « deux mètres de distance! » que cette année. 

ZOOM et Teams

Ce sont deux plateformes de visioconférence parmi tant d’autres qui ont gagné en popularité, avec l’arrivée du télétravail et de l’enseignement à distance. 

« Hey, on zoom-tu? » ou « Veux-tu qu’on teams? », on les aura souvent entendus et on les entendra certainement pour un bon moment encore.

On t’entend pas!/On te voit pas!

Tu as beau avoir 19, 28, 37 ou 74 ans, les visioconférences ont fait ressortir les personnes qui sont un peu moins adeptes de technologie.

« Mathi… Mathieu, ouvre ton… Ouvre ton micro, on t’entend pas. Mathieu, ton micro! »

ou

« Joanie? »

« Oui? »

« Je t’entends, mais je te vois pas. »

[5 minutes plus tard] « Pis là, me vois-tu? »

« Nope… »

Si ce n’est pas le micro qui est sur off, c’est la caméra. Si c’est ni l’un ni l’autre, c’est l’angle de la caméra qui nous offre une vue imprenable sur ton plafond en stucco des années 70.

Tu as ton masque?

Règles sanitaires obligent, aller te chercher du papier de toilette en urgence à la pharmacie ou un lunch pour emporter aura été différent cette année.

Combien de fois as-tu rebroussé chemin pour aller chercher ton couvre-visage parce que tu l’avais oublié sur le comptoir ou dans la poche arrière de ton jeans de la veille?

Même Bleu Jeans Bleu en a fait une chanson!

Si un oubli égalait à un dollar, certains seraient millionnaires.

Confiner/Déconfiner

Depuis le 13 mars, début du premier confinement pour juguler la propagation de la COVID-19, ces deux verbes sont utilisés à en faire mal aux oreilles de la population.

Pourquoi apprendre au primaire les premiers groupes de verbes avec aimer, quand tu peux utiliser un de ces deux-là! 

Présentiel

« Le cours se donne par ZOOM ou en présentiel? »

Voici un des nombreux exemples qui prévalent de ce mot qui, semble-t-il, n’est pas aimé de tous. 

Anges gardiens

Le gouvernement du Québec, que ce soit le premier ministre François Legault ou le ministre de la Santé, Christian Dubé, aura utilisé cette expression à bien des égards pour parler des travailleurs de la santé.

Ce sont, après tout, eux et elles qui sont au front depuis les neuf derniers mois de cette « bataille », comme dirait M. Legault.

Covidiot

Il s’agit d’un terme péjoratif utilisé pour désigner une minorité de gens qui, au gré de leurs convictions personnelles, font fi des règles sanitaires imposées par la santé publique et le gouvernement.

Tantôt un homme tousse sur un clavier de paiement, tantôt une femme porte son masque sous son nez pour « mieux respirer ».

Dernièrement, certains surnomment de covidiot les Québécois et Québécoises qui quittent la province pour se rendre au soleil.

Épidémiologie

Que la personne qui ne s’est jamais enfargée dans ce mot se fasse lancer la première pierre! 

Au nombre de fois que ce mot s’est transformé en « épimiologie », « épidimiliologie » ou « épidémielogie »!

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