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12 expressions Québécoises incompréhensibles pour les Français

La francophonie est d'une richesse sans nom et en tant que française au Québec, j'ai dû et je dois toujours faire face à de nombreux problèmes de compréhension même si nous parlons la même langue.

Alors après plus d'un an et demi au Canada, voici 12 expressions Québécoises que je ne comprends toujours pas.

Avoir de la broue dans le toupet

Comment une expression si compliquée peut définir que l'on est pressé ? J'avoue qu'en tant que parisienne, c'est un concept assez déconcertant. Sans parler de la définition même de l'expression. De la broue signifierait de la mousse, voir de la bière et le toupet des cheveux. Je ne comprends toujours pas le sens propre, si bien que j'ai accepté le sens figuré.

Mets-en!

Mais mettre quoi ? Où ? Je me sens toujours stupide lorsqu'on me répond « mets-en » car je ne sais jamais quoi répondre, ni ce que cela signifie. Je sais que c'est positif en-soi, mais impossible, sur le coup, de me rappeler que c'est pour dire « tout à fait! ».

Attache ta tuque!

Je sais que c'est en rapport avec la météo et qu'une tuque est ce qu'on appelle un bonnet en France. Mais pourquoi je devrais l'attacher ? C'est du jamais-vu une tuque qui s'envole toute seule.

Tire-toi une bûche!

Bon en soit l'expression est assez imagée, on tire une bûche pour s'asseoir dessus. Mais la première fois que l'on m'a convié à une table en me disant « tire-toi une bûche », j'étais à deux doigts de rajouter une bûche dans le feu, plutôt que de festoyer avec mes ami.es Québécois.es.

Pas pantoute!

Alors, ce terme là s'utilise « à toutes les sauces » et pourtant je ne comprends toujours pas ce que cela signifie quand je l'entends. Après moultes recherches, j'ai pu voir que cela signifiait « pas du tout », mais je n'arrive toujours pas à l'utiliser, ni même à en saisir le sens lorsqu'un.e Québécois.e l'utilise en fin de phrase.

Maudit.e!

Si tu es maudit.e en France, c'est que tu as le mauvais œil et que le ciel t'en veut. Ici c'est un sacrement donc ce qui équivaut à un juron, mais je ne comprends toujours pas dans quelle condition l'utiliser. Par contre, « maudits de français », ça j'ai bien compris ce que cela voulait dire.

C'est écœurant

Si je prépare un plat et qu'un.e Québécois.e me dit que c'est écœurant est-ce que je dois me vexer ? En France ce mot sera toujours utilisé de manière négative, au Québec, ça dépend du contexte, ça peut être super bon comme immonde, donc je ne comprends jamais dans quel sens c'est utilisé.

Être tanné.e

Je comprends à l'utilisation et aux sonorités que cela veut dire, « je suis blasé.e » ou « agacé.e » mais je comprends pas d'où vient le terme ?

Tu me gosses/ gosser

Je crois que si un.e Québécois.e me dit « tu me gosses » c'est qu'il m'apprécie pas trop, voir qu'il me trouve vraiment ennuyante, mais je comprends toujours pas ce que veut dire « j'm'en vais là pour gosser ». Quel est le but d'aller quelque part pour s'ennuyer ? C'est sûre qu'il y a un sens caché.

Pogner

Je crois que cela veut dire prendre, comme j'ai « pogné une amende ». Mais on peut également l'utiliser pour soi comme « j'ai pogné un virus » donc je ne comprends pas toujours le sens en fonction de l'utilisation.

Se crosser/ crosser

Pour moi, une crosse, c'est pour le hockey. Alors, j'aimerais comprendre comment la passion pour la rondelle sur la glace est devenue une expression pour expliquer qu'on est flemmard. Ça fait encore moins de sens si on utilise juste le mot « crosser », qui signifie masturber son ou sa partenaire. Qu'avez-vous fait avec la crosse de hockey pour que son nom soit aussi dérivé ?

Les gosses

En France, on dit des enfants que ce sont des sales gosses, lorsqu'ils font des bêtises. Oui tu as bien lu, on dit des gosses pour parler des enfants. Ici au Québec, « des gosses » signifie simplement « des couilles ». Alors, imagine le malaise d'une mère, si j'avais dit « sale gosse » à un enfant qui me serait rentrée dedans à vélo.

À noter que l'écriture inclusive est utilisée pour la rédaction de nos articles. Pour en apprendre plus sur le sujet, tu peux consulter la page de l'OQLF.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement la position de Narcity Media sur le sujet.

Québec facilite le processus d'immigration pour les travailleurs étrangers temporaires

La fin du permis de travail fermé en attendant la résidence permanente? 😮

Alors qu'une pénurie de main-d'œuvre s'est intensifiée avec la COVID-19 au Québec, la ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration, Nadine Girault et le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, ont annoncé, ce 6 août, la mise en place de trois mesures qui assouplissent le processus d'immigration des travailleurs étrangers temporaires au Québec.

« Nous avons franchi une étape importante pour soutenir le développement économique du Québec, de ses entreprises et de ses régions, et afin de faciliter les démarches des travailleurs étrangers dans leur processus d'immigration. Ce sont des améliorations qui s'inscrivent dans nos efforts pour arrimer le système d'immigration du Québec aux besoins du marché du travail. À cette fin, nous réitérons notre demande auprès du gouvernement fédéral de respecter les cibles d'immigration du Québec en 2021, y compris le rattrapage » a indiqué Nadine Girault, en référence aux milliers de dossiers de résidence permanentes qui sont en attente.

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