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11 choses qui m'ont surprise quand j'ai quitté la France pour vivre au Québec

Faire son épicerie est une toute autre expérience!

Éditrice junior, Narcity Québec
France VS Québec: 11 choses qui m'ont surprises en immigrant

Cela fait plus d'un an que j'ai quitté mon pays natal pour immigrer au Canada avec un permis de travail ouvert et cette arrivée dans la Belle Province était pleine de surprises. Voici donc onze choses auxquelles je ne m'étais pas préparée en tant que française au Québec.

Quand j'ai quitté la France pour le Québec, on m'avait parlé du froid intense, de la poutine et du sirop d'érable, mais ces clichés étaient bien loin du choc culturel que j'allais vivre ici.

La pandémie

Maïlys Kerhoas | Narcity

Ce n'était pas le meilleur timing pour immigrer. Je suis arrivée pile un mois avant la pandémie, en février 2020. J'étais loin de m'imaginer que la gestion de la crise allait être aussi différente qu'en France. Pendant le confinement à Montréal, j'avais le droit d'aller balader la chienne de ma colocataire ou d'aller courir dans un parc tant que je respectais la distanciation sociale.

Quand je parlais avec mes proches en France au téléphone, ils me disaient que tout était fermé même les forêts et qu'ils avaient besoin d'une attestation pour sortir de leur domicile. Et en regardant les stories Instagram de mes ami.es français.es, j'ai pu constater que très peu respectaient la distanciation sociale et les lois, contrairement aux Québécois.es.

Les oiseaux

Brian Gratwicke | Wikimedia Commons

À Paris, on a les pigeons tout gris. Et si tu as de la chance, tu peux observer des pies, et puis c'est tout. À Montréal, les oiseaux communs sont les carouges à épaulettes, qui sont noir.es avec des ailes rouges. Et franchement, ils ont beaucoup plus de charme!

D'ailleurs, j'ai été surprise de voir à quel point les oiseaux sont présents au Québec. Il n'est pas rare de croiser des buses sauvages lorsqu'on s'approche de la nature québécoise sans parler du chant des mouettes qui guident mes pas lorsque je me balade au Vieux-Port de Montréal.

Les trempettes

Je venais d'arriver au Québec depuis quelques heures et j'avais faim. Donc ma première colocataire m'a proposé de commander des pizzas. On reçoit notre commande de chez Pizza Pizza et je découvre des petits pots de sauces.

Je lui dis : « Mais on n'a pas commandé de frites ou de boîte de rondelles d'oignon? » C'est comme ça que j'ai découvert le bonheur de tremper sa pizza dans des trempettes.

Chose qui n'existe absolument pas en Europe et qu'on rate vraiment.

L'immensité du Dollarama

Maïlys Kerhoas | Narcity

La première fois que je suis allée dans un Dollarama j'ai littéralement capoté, car c'est un concept qui n'existe pas en France.

À la base, on m'avait conseillé d'aller à la succursale de Berri pour que je puisse acheter des cintres pour pas très cher. J'étais loin de m'imaginer que cet endroit pouvait s'apparenter à la caverne d'Ali Baba. (Non, mais vraiment c'est l'effet que ça fait!)

Je n'avais jamais vu autant de produits différents à de si petits prix dans une seule et même place. Imagine ma réaction quand j'ai découvert que je pouvais acheter des chocolats Kinder, un tapis de douche et des ustensiles de jardinage au même endroit?

Les déménagements

Depuis que je suis arrivée à Montréal, j'ai déménagé deux fois et c'était très simple. À la différence de la France, ici, tu peux emménager dans un nouvel appartement en à peine une semaine et ce, sans garant.es.

Dans mon pays natal, il faut payer le double de ton loyer et c'est souvent pas assez pour les propriétaires qui demandent un.e garant.e ce qui équivaut à une personne responsable de ton loyer au cas où tu ne pourrais pas payer.

Mon expérience avec les itinérants

Les itinérant.es de Montréal sont plus poli.es et courtois.es qu'un homme d'affaires en costume-cravate à 7 h 30 sur la ligne du métro une de Paris en direction de La Défense.

Pour l'anecdote, un soir j'étais au parc La Fontaine et j'allais jeter ma canette de bière à la poubelle quand un monsieur m'a tendu la main. À l'époque, je n'avais pas compris que les itinérant.es les récupéraient pour se faire un peu de sous avec la consigne, car cela n'existe pas en France. J'ai donc à mon tour tendu la main et salué l'itinérant devant moi avant qu'il me dise : « J'peux-tu t'prendre ta canne? » Grand malaise!

La crème : une grande histoire

Si tu es français.e, la première chose que tu vas chercher en faisant ton épicerie c'est de la crème. En France, c'est simple, on en met partout, que ce soit sur les légumes, dans les pâtes ou dans le riz. Et il en existe que deux sortes : la liquide et l'épaisse.

Eh bien, au Québec il existe une multitude de sortes de crème et il vaut mieux choisir la bonne avant de te lancer dans des expériences culinaires.

J'ai donc pris de la crème sûre pour faire ma première sauce au fromage et elle a littéralement cuit sur ma poêle comme une crêpe. Alors, inquiète-toi pas, maintenant j'ai compris qu'on utilise la crème à cuisson pour cuisiner.

L'institution du café

Maïlys Kerhoas | Narcity

En France, on aime le café noir et serré. À Montréal, il faudra oublier ça, parce qu'un espresso n'est pas la même chose au Québec qu'en France. Ici, les cafés sont grands et agrémentés de toutes sortes : crème, sirop d'érable, vanille etc. Sans parler de l'engouement pour le cold brew.

Il y a aussi une sorte de « code » pour commander un café. Il n'est pas rare d'entendre les client.es en file au Tim Hortons demander un 2-2, soit un café deux crèmes, deux sucres. Un classique au Canada.

Faire son épicerie

Au Québec faire ses courses est un art de vivre. Eh oui, tu n'achèteras pas ton shampooing au même endroit que tes tomates, car chaque lieu est dédié. C'est-à-dire que si tu vas faire ton épicerie, tu vas acheter de quoi te nourrir. Si tu veux t'acheter des produits pour le corps tu vas à la pharmacie. Si tu veux acheter ton alcool tu vas à la SAQ.

C'est une notion totalement abstraite pour les Européen.nes qui ont l'habitude de tout acheter au même endroit dans des supermarchés.

Les expressions québécoises

En tant que française, je dirais qu'apprendre le Québécois c'est comme apprendre le Créole. Tu parles presque la même langue, tu comprends la quasi-totalité des termes, mais pas toujours le sens ni l'accent.

Par exemple, pour les fruits et légumes, c'est toute une affaire : un melon d'eau équivaut à une pastèque et le cantaloup est le melon qu'on connait traditionnellement en Europe, sans oublier qu'une framboise bleue c'est une mûre, que le blé d'Inde c'est du maïs et on ne prononce pas le « s » à la fin d'ananas.

C'est comme la fois où ma collègue m'a dit « mets-en! » et que j'ai du chercher sur Google pour comprendre qu'elle ne me demandait pas de rajouter du beurre sur ma tartine.

La nature

En Europe, j'ai beaucoup voyagé. J'ai d'abord fait le tour de la France puis j'ai été en Espagne, en Italie, en Écosse, aux Pays-Bas, en Pologne, en Allemagne et en Angleterre. Aucun de ces pays n'est aussi sauvage que le Canada. Ici, la nature est grandiose.

Il y a quelque chose de magique quand on se balade en nature au Québec. J'ai été émerveillée de voir des lucioles pour la première fois de ma vie (cela est rare en France) et époustouflée lorsque j'ai entendu le chant des loups.

Et même dans Montréal, il y a des parcs partout et la faune vit. On peut y croiser des marmottes, des écureuils, des couleuvres et des ratons laveurs.

Le Belle Province est si sauvage que c'est sûrement LA raison principale qui m'a fait tomber en amour avec le Québec.

À noter que l'écriture inclusive est utilisée pour la rédaction de nos articles. Pour en apprendre plus sur le sujet, tu peux consulter la page de l'OQLF.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement la position de Narcity Media sur le sujet.

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