Les mammographies sont effectuées trop tard, selon la Société canadienne du cancer

Cet examen pourrait-il être bientôt offert plus largement?

Une personne regarde des résultats d'examen de dépistage de cancer du sein sur des écrans d'ordinateur.

Cet examen de dépistage du cancer du sein pourrait être bientôt offert plus largement au Québec, si le gouvernement va de l'avant avec de nouvelles recommandations.

Éditrice, Nouvelles
Une femme sur huit recevra un diagnostic de cancer du sein au cours de sa vie, ce qui représente près de 30 000 personnes au pays, selon les dernières données de la Société canadienne du cancer (SCC). Et sachant que plus de 5000 citoyen.ne.s en mourront, il y a urgence d'agir pour prévenir la maladie et sauver des vies, plaide l'organisme.
Alors que de nombreuses victimes sont exclues des programmes de dépistage du cancer du sein, la SCC a lancé un plaidoyer pour que l'âge minimal admissible soit réduit, et ce, partout au pays.

Cette suggestion survient au moment où Québec entrevoit également ce même scénario afin d'élargir l'accès aux mammographies. Pendant ce temps, d'autres provinces canadiennes proposent déjà gratuitement cet examen à un stade précoce.

« La question du dépistage du cancer du sein est complexe et l’âge idéal pour commencer le dépistage a été au cœur d’un débat entre experts », explique Sandra Krueckl, vice-présidente principale, Mission, information et services de soutien à la SCC via un communiqué publié sur son site Web.

Ce que tu dois savoir : Le 9 mai dernier, la Société canadienne du cancer a demandé à toutes les provinces et territoires d’abaisser l’âge d’admissibilité au dépistage pour toutes les personnes « présentant un risque moyen de la maladie ». Dans ces circonstances, les examens devraient pouvoir débuter dès 40 ans, selon cette organisation.

La SCC a donc modifié sa position en fonction de l’évolution des données probantes et « des appels à l’action suscités par le mécontentement » des citoyen.ne.s envers les lignes directrices du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs (GECSSP), peut-on lire dans le communiqué de l'organisation. Ce dernier suggère plutôt de commencer le dépistage systématique à 50 ans.

Considérant que les preuves des essais cliniques sont « suffisamment solides », la Société veut ainsi faire valoir un meilleur accès au dépistage pour détecter le cancer du sein de façon plus précoce. Et du même coup, améliorer les chances de réussite du traitement pour les survivant.e.s.

Propos importants : « Les provinces et territoires n’offrent pas tous des mammographies aux personnes dans la quarantaine par la voie de leurs programmes organisés ou par accès direct. Nous plaidons en faveur d’un accès équitable et rapide au dépistage du cancer du sein pour les femmes ainsi que les personnes trans, non binaires et de diverses identités de genre qui présentent un risque moyen, quel que soit leur lieu de résidence », affirme la SCC dans sa dernière révision médicale.

Ce qui s'en vient : En mars dernier, Québec a confié le mandat à l'Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) d’évaluer la possibilité d'offrir gratuitement le dépistage dès l’âge de 40 ans. Les recommandations seront transmises au ministère de la Santé d’ici l’automne prochain, affirme Radio-Canada.

Au cas où tu ne le savais pas : Depuis le 1er février dernier, les personnes âgées de 70 à 74 ans sont admissibles au Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) pour un examen tous les deux ans. Auparavant, cette initiative était seulement destinée aux 50 à 69 ans.

À ce jour, la mammographie est le seul examen permettant de réduire le nombre de décès attribuables à cette maladie.

  • Éditrice

    Josianne Desjardins est éditrice chez Narcity Québec. Diplômée de l’Université de Montréal en sociologie et journalisme, Josianne est une reporter à la fibre humaine! Elle possède 15 ans d’expérience, autant dans la presse locale, nationale qu’internationale avec ses multiples reportages réalisés en Haïti et au Mexique pour différents médias canadiens. Josianne est particulièrement sensible aux enjeux concernant la santé mentale, la condition féminine et les phénomènes sociaux préoccupants de l’heure. Elle se passionne également pour les grandes tendances alimentaires et agroalimentaires. En 2019, elle a remporté le Prix Rosaline-Ledoux pour l’excellence de la couverture journalistique touchant la vie des femmes en milieu rural.

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