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Voici comment la vie des Québécois en pandémie a affecté l'industrie de la mode au complet

« Les gens ont 'dress up' pour aller à l’épicerie. » 💃🏾
Voici comment la vie des Québécois en pandémie a affecté l'industrie de la mode au complet

Le virus a eu un effet direct sur plusieurs sphères de nos vies en 2020. Qu'en est-il de l'impact de la pandémie sur l'industrie de la mode au Québec?

Narcity s'est entretenu avec Marie-Michèle Larivée, consultante en tendances et chargée de cours à École supérieure de mode (ESG) UQAM pour mieux comprendre cet effet.

Elle nous explique le rôle qu'a joué la COVID-19 dans nos décisions d'achats et dans les nouvelles tendances modes. 

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Nos comportements ont changé

Mme Larivée raconte qu'au début de la pandémie, tout le monde s'est réjoui de porter des joggings, mais qu'après un moment, les gens s'ennuyaient de porter des vêtements chics. Toutes les occasions étaient devenues bonnes pour bien s'habiller!

« Les gens ont dress up pour aller à l’épicerie étant donné qu’il n’y avait plus d’activités sociales. [En pandémie] L’activité sociale par excellence c’était d’aller chercher de la farine et de la levure pour faire du pain », explique la chargée de cours et consultante en tendances.

Elle ajoute aussi que du point de vue de la psychologie du consommateur, « l’esprit humain aime ça avoir le contrôle, ils [les gens] ont pris le contrôle de leur garde-robe ».

Cela était un moyen pour eux d'avoir le dernier mot sur la situation, de décider si oui ou non ils avaient envie de mettre des pantalons aujourd'hui, ou de rester en pyjama, par exemple.

Nouvelle tendance : le confort

Ce qui est devenu plus populaire en temps de pandémie c’est bien évidemment les vêtements confortables.

« L’élément du confort dans le vêtement de travail a vraiment pris plus d’ampleur. [...] Il y a quand même le haut qui reste dans le standard, mais le bas s’assouplit », explique Mme Larivée.

C'est en fait pour la partie que l'on ne voit pas à l'écran lors des appels Zoom que les gens se sont permis d'oser. 

La chargée de cours raconte qu'on a pu constater une hausse des ventes pour les hauts de vêtement, et « pour les ventes des bas, ce qui a augmenté, c'est le vêtement confortable ». 

L'industrie de la mode s'adapte

Marie-Michèle Larivée conclut que les compagnies ayant le mieux performé durant la pandémie, malgré les fermetures de magasins, sont celles qui ont contribué à l'effort collectif. 

Elle prend exemple sur les marques de luxe européennes qui ont carrément « arrêté leur production pour mettre leur héritage à profit et créer par exemple des masques ou des désinfectants à main ».

Au Québec, plusieurs compagnies ont aussi participé à l'effort collectif. 

« Les ventes en ligne ont définitivement augmenté, mais ça, c’est pas nouveau », mentionne la chargée de cours et consultante en tendances.

On parle aussi d'un nouveau concept: « Les designers parlent de plus en plus de Design for digital. C’est ce qui consiste à élaborer des styles qui paraissent bien sur l’écran.

Par exemple, on ne peut pas voir les détails d’un vêtement noir. […] Le noir vend vraiment bien, par contre, il faut toujours avoir une autre couleur à côté pour que la clientèle soir capable de voir les détails sur le noir. »

*Photo de couverture utilisée à titre indicatif seulement.

Plusieurs Québécois.es étaient concerné.es par la perte d'emplois durant la pandémie, mais il semblerait que le marché du travail au Québec s'améliore puisque 99,6 % des emplois perdus ont été récupérés au troisième trimestre 2021.

Le taux de chômage est actuellement à 5,9 % alors qu'en 2018 et 2019, il se maintenait entre 5 % et 5,5 %, selon le nouveau rapport de l'Institut de la statistique du Québec, Comment évolue la participation au marché du travail en temps de pandémie au Québec et ailleurs au Canada?, publié ce 27 octobre.

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Est-ce plus difficile d'être père pendant la pandémie? C'est une question soulevée par une nouvelle étude menée par le sociologue Jacques Roy, chercheur au Pôle d'expertise et de recherche en santé et bien-être des hommes (PERSBEH) qui rapporte que les pères de 18 à 34 ans auraient été particulièrement touchés par la crise sanitaire.

Cette analyse a été réalisée grâce à un sondage effectué auprès de 2 740 hommes québécois, dont 622 pères, en janvier 2021, soit au moment de la deuxième vague de la pandémie.

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« Le pire est derrière nous » indique François Legault à propos de la pandémie au Québec

« On a réussi à éviter une quatrième vague de grande ampleur ».

Après plusieurs années de pandémie au Québec, François Legault, le premier ministre du Québec, souvent critiqué pour sa gestion de la crise, s'est adressé aux Québécois.es pour leur dire que « le pire » est passé.

« La bonne nouvelle, c'est qu'on est vraiment en train de se sortir du pire de la pandémie », a indiqué François Legault, ce 16 octobre, dans une publication Facebook, avant d'énumérer les mesures mises en place par le gouvernement pour gérer la crise sanitaire comme la vaccination de 90 % de la population des 12 ans et plus.

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Malgré une quatrième vague qui frappe lentement, mais sûrement le pays, une 44e élection générale a été déclenchée ce week-end. Or, avec la pandémie toujours présente, aller voter ne sera pas tout à fait pareil qu'à l'habitude et Élections Canada explique à quoi la population peut s'attendre.

Que ce soit par anticipation, par la poste ou le jour de l'élection, les Canadiens et Canadiennes auront du choix pour élir le prochain gouvernement et exercer leur droit de vote, une fois inscrit.es à la liste électorale.

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