La mère de la fillette abandonnée cet été est reconnue non criminellement responsable

On t'explique ce que ça veut dire.

Sûreté du Québec.​

La mère de la fillette de 3 ans abandonnée cet été est reconnue non criminellement responsable

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Éditeur Junior, Nouvelles

Le verdict est tombé. La mère de la fillette de 3 ans qui avait été abandonnée et retrouvée déshydratée en bordure d’une route en Ontario en juin dernier a été reconnue non criminellement responsable. L'histoire avait fait couler beaucoup d'encre au Québec et avait bouleversé la population.

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C’est ce qu’a déclaré le juge attitré au dossier, ce lundi 15 septembre, Me Bertrand St-Arnaud, au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield. Narcity Québec n’était pas présent lors de l’annonce du verdict.

« Quiconque prend connaissance de toute la preuve et du rapport psychiatrique très complet, très exhaustif, ne peut être que convaincu qu’il s’agit du bon verdict à rendre », a souligné le juge, selon divers médias québécois.

L’état mental de la Montréalaise, dont l’identité est toujours protégée par un ordre de non-publication afin de ne pas identifier la fillette, était au cœur du litige.

« Ce qu’on aura à déterminer, c’est si madame était en mesure de savoir ce qu’elle faisait et si c’était mal ou bien », a lancé devant la cour la semaine dernière la procureure de la Couronne au dossier, Me Lili Prévost-Gravel.

La seule témoin qui a été appelée à la barre est la psychiatre qui a évalué l’accusée depuis les deux derniers mois, Marie-Michèle Boulanger.

Selon elle, la femme de 34 ans aurait vécu à l’époque un « épisode de manie mixte avec symptômes psychotiques récents, dans le contexte d’un trouble schizoaffectif », comme le rapportent La Presse et le Journal de Montréal, notamment.

Qu’est-ce que ça veut dire, « non criminellement responsable » ?

Généralement, les individus qui commettent un délit décident de passer à l’acte. Or, certaines personnes ayant des troubles de santé mentale ne peuvent pas nécessairement faire la différence entre le bien et le mal, rappelle le site Web d’Éducaloi.

Le verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux signifie qu’une personne a bien commis un crime, mais qu’elle ne peut pas être tenue responsable parce qu’elle ne comprenait pas ses gestes ni leurs conséquences ou qu’elle était incapable de distinguer le bien du mal au moment des faits, lit-on.

Précisons que ce verdict n’est rien d’un acquittement. Il s’agit davantage d’une reconnaissance du fait que la personne accusée a bien commis le crime, mais qu’elle ne devrait pas subir de sanction pour cette action, puisqu’elle ne l’a pas choisie.

Retour sur les faits

La vie de l’accusée, décrite comme une femme intelligente et performante par des collègues, aurait été chamboulée lorsqu’elle s’est séparée de son mari et père de la fillette de 3 ans et du départ d’un ex-collègue duquel elle était amoureuse.

Outre ses propos incohérents, l’accusée a suscité l’incompréhension de ses collègues après la publication de centaines de vidéos sur son compte TikTok. Peu de temps après, elle démissionne.

Elle aurait envoyé la veille de la disparition de la fillette de 3 ans un courriel formel à son ex-employeur lui demandant d’arrêter de pratiquer la magie noire sur sa fille et elle.

Le même matin, elle quitte son appartement de LaSalle avec sa fille et son chien, apeurée par une certaine organisation ou une entité qui la traquerait.

Après avoir rendu visite à une fermière de St. Albert, en Ontario, le 15 juin, elle abandonne sa fillette, qu’elle croit possédée par son ex-collègue, sur le bord de l’autoroute 407, où elle sera retrouvée trois jours plus tard avec plusieurs piqures d’insectes et une vulvo-vaginite. Elle aura été hospitalisée quatre jours.

Selon la procureure de la couronne, bien que les conséquences physiques soient passées, son père ne peut plus laisser sa fillette toute seule, par crainte d’être abandonnée.

  • Éditeur Junior

    Jean-Michel Clermont-Goulet est journaliste et éditeur junior chez Narcity Québec. Diplômé de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en journalisme, il a d’abord fait ses premières armes au sein d’un média spécialisé en techno avant d’embarquer dans la grande famille de Narcity Québec, où il a travaillé de 2019 à 2021. Après un passage dans l'équipe du média numérique 24 heures, où il a traité d’actualité locale, nationale et internationale, Jean-Michel est de retour en force en 2025 pour informer la communauté de Narcity. Bien qu’il soit intolérant au gluten, il mange de la politique à profusion et n’a pas peur de donner son opinion. Il accorde également une importance aux nouvelles concernant divers enjeux sociaux et environnementaux.

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Elle venait d'être reconnue non criminellement responsable de ses actes.

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