Durant la manifestation de ce 31 mai à Montréal, où des milliers de personnes se sont réunies pour se faire entendre et dénoncer la brutalité policière ainsi que les événements ayant mené au décès de George Floyd, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a dû ordonner aux gens de se disperser. Il a même dû mettre fin au rassemblement. 

Le mouvement a connu beaucoup d'engouement. Au total, aux alentours de 15 000 personnes auraient marché en partance du quartier général du SPVM.

La marche en tant que telle a été faite de manière pacifique et les autorités le reconnaissent.

Par contre, certains actes criminels ont été commis vers la fin de celle-ci et plus tard en soirée et ce sont ces débordements qui auraient poussé le SPVM à mettre fin à la manifestation de solidarité.

Via son compte Twitter, le Service de police explique sa décision.

Le tout se déroulait pacifiquement, « jusqu'à ce que des casseurs profitent de la situation pour commettre des actes criminels ».

Le porte-parole du SPVM, André Durocher, explique à Narcity Québec qu'en fait, pour eux, la soirée s'est en quelques sortes déroulée en deux temps.

« Au début de la marche, ça allait relativement bien. Les gens chantaient, dansaient, passaient leurs messages dans la paix et le calme. »

C'est plus tard, soit aux alentours de 20 h 00, que des éléments comme des gens agités et un ton plus agressif auraient été observés par les autorités.

Ces dernières ont donc dû mettre fin à la marche.

« En 20 ou 30 minutes, il y a des gens qui ont fait des débuts d'incendies. [...] Un camion de pompier tentait de les éteindre et les gens allaient autour pour l'en empêcher. »

Le tout aurait dégénéré davantage; M. Durocher affirme qu'il y a même eu des « épisodes où des roches ont été lancées vers les policiers ».

À ce moment, la grande majorité des manifestants retournaient apparemment déjà chez eux. Les contrevenants seraient vraisemblablement des cas isolés.

Le porte-parole marque une distinction entre ces deux périodes du rassemblement. « Hier, il y a eu une marche. Et il y a eu une manifestation », indique André Durocher.

Selon lui, « probablement que certains [casseurs] ne savaient même pas pourquoi ils étaient là ».

Jusqu'à maintenant, un total de onze arrestations ont été faites en lien avec des infractions commises ce dimanche à la manifestation.

Neuf de ces dernières sont reliées à des introductions par infraction.

Une infraction armée a également été commise, en plus d'un méfait. 

Ces chiffres pourraient changer, alors que plusieurs dossiers font toujours l'objet d'une enquête.

Photo de couverture utilisée à titre indicatif seulement.

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