Quoi éviter d'acheter au Renaissance? Une experte des friperies révèle les pires pièges
Ce n'est pas tout qui est un bon « deal »! 👀

Plusieurs items sont à éviter au Renaissance, explique une adepte des friperies.
Les friperies québécoises Renaissance sont plus populaires que jamais. Comptant maintenant tout près d'une quarantaine de succursales partout au Québec, elles attirent autant les adeptes que les néophytes du magasinage d’articles usagés, qui s’y donnent désormais rendez-vous fréquemment pour y dénicher des trouvailles à la fois uniques et utiles. Cela dit, bien que l’achat en friperie soit de loin le choix le plus responsable, tout ne vaut pas nécessairement la peine, et certains achats sont à éviter si tu veux réellement faire une bonne affaire. C’est du moins ce que nous a confié Julie Michaud, coordonnatrice de postproduction, graphiste, reine des fripes et ancienne designer d'intérieur.
À lire également : Cette friperie à Montréal offre des morceaux de marque à petits prix
Son amour pour les meubles et accessoires usagés remonte à ses virées hebdomadaires avec sa mère durant son enfance. Ce sont ces tournées qui ont grandement influencé son parcours professionnel en tant que designer d’intérieur et qui ont façonné son intérêt pour le réemploi de matériaux durables, porteurs d’histoire. Guidant sa clientèle vers des pratiques plus responsables tout en créant un univers des plus inspirants dans son propre cocon, Julie sillonne les allées des friperies depuis des dizaines d'années, autant pour ses besoins professionnels que personnels, ce qui lui confère une grande crédibilité en la matière.
Ses visites fréquentes dans les ressourceries de la Rive-Nord lui ont ouvert les horizons sur d'autres manières de magasiner et, surtout, sur la façon de flairer les bonnes affaires tout en respectant son budget et ses valeurs. Elle ne manque pas de passer dans les différentes succursales de la friperie Renaissance de sa région, en prenant soin de jeter un coup d’œil à la section de la vaisselle et aux divers articles de décoration intérieure, sans oublier les sacs contenant des objets variés, qui lui réservent bien souvent de très belles surprises. Alors qu’elle y trouve son compte parmi les babioles, elle évite certaines sections qui, selon elle, sont victimes de l’engouement pour ce magasin.
Voici ses conseils de pro pour tirer le meilleur de tes visites, toi aussi.
La « boutique »

Section « boutique » chez Renaissance.
Steph Von Rob | Narcity Québec
Ah, la fameuse section vitrée! On y retrouve certes des bijoux, des pièces de fantaisie et d’autres articles de valeur, mais également de faux sacs griffés et des vernis à ongles déjà entamés. Cette section n’est pas la préférée de la coordonnatrice de postproduction, qui préfère de loin faire des trouvailles à petit prix plutôt que de payer le gros prix pour un article usagé.
« Cette section, je l’évite à tout prix, au point de me mettre des œillères pour ne même pas me laisser tenter (…) On y trouve de belles assiettes, des vases et même des cassettes de jeux vidéo en vente à des prix beaucoup trop élevés à mon goût », avoue Julie.
Les bijoux et les montres qui s’y retrouvent peuvent valoir la peine, mais il faut toutefois s’y connaître un brin pour réussir à dénicher le deal du siècle.
Les « racks » circulaires

Racks circulaires à l'entrée des friperies Renaissance.
Steph Von Rob | Narcity Québec
Les stratégies de vente n'ont pas échappé aux gestionnaires de Renaissance; des sections tape-à-l’œil ont été aménagées pour attirer la clientèle, mais les prix qui s’y retrouvent ne sont pourtant pas justifiés notamment lorsqu'il s'agit de marques populaires de type fast-fashion trop souvent commandées en ligne à rabais.
« J’évite toujours, par pur principe, les présentoirs circulaires généralement situés à l’entrée du magasin. Les articles sélectionnés qui s’y retrouvent voient souvent leur prix doublé simplement en raison de leur marque, que ce soit Zara, H&M ou Nike. Il suffit de fouiller un peu plus loin dans le magasin pour y trouver des vêtements de qualité à une fraction du prix », se confie Julie Michaud.
Il est possible d’y trouver de grandes marques, mais il suffit d’analyser le prix et de se demander si cela en vaut vraiment la peine!
Les vinyles

Vinyles en vente chez Renaissance.
Steph Von Rob | Narcity Québec
Les mélomanes du Québec sont constamment à la recherche de petites pépites musicales, et Julie Michaud n’en fait pas exception. Cependant, elle déplore les conditions souvent désastreuses des vinyles vendus dans certaines succursales de la friperie Renaissance, au point de maintenant éviter cette section, trop souvent laissée à l’abandon.
« Les vinyles sont trop souvent négligés, égratignés ou même parfois échangés de pochette. Bien qu’ils soient vendus à des prix intéressants, la sélection et l’état général des 33 tours ne valent tout simplement pas la peine selon mes standards », avoue la fan de musique.
C’est tout un art de préserver ces disques, et certaines friperies de la région mettent davantage l’accent sur leur conservation; il suffit de fouiller pour s’en rendre compte.
Les manteaux

Manteau usagé en vente chez Renaissance pour 28,75 $.
Steph Von Rob | Narcity Québec
Certaines personnes maudissent les changements de saison qui caractérisent notre belle province, alors que d'autres en profitent pour arborer des pièces complètement stylées. Pour sa part, Julie parcourt avec enthousiasme les sections de manteaux dans les ressourceries en quête de modèles uniques à petit prix.
Malgré son affection pour la friperie Renaissance de sa région, la pro des fripes boude désormais les présentoirs de parkas, qu'elle considère trop coûteux compte tenu de leur état général.
« Au cours des deux dernières années, j’ai remarqué une augmentation assez importante du prix des manteaux, alors que plusieurs d’entre eux sont sales, voire déchirés (…) Il n’est plus rare d’en retrouver à plus de 20 $ », déplore-t-elle.
Elle propose toutefois d’y jeter un coup d’œil attentif : il se pourrait que tu tombes sur une pièce spéciale à petit prix. Après tout, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir!
Les souliers

Section de souliers usagés en vente dans une friperie Renaissance.
Steph Von Rob | Narcity Québec
Il n’y a pas de doute, les friperies regorgent de chaussures et bottes de toutes sortes. Il est d’ailleurs presque impossible de ne pas y trouver chaussure à son pied, mais la qualité de ces derniers demeure à vérifier. Dans ce cas-ci, le rapport qualité versus quantité reste un enjeu important.
Dans la section des bottes et des souliers au Renaissance, il n’existe que très peu de zones grises : on y retrouve soit des chaussures de qualité, usées jusqu’à la corde (ce qui constitue une bonne affaire en soi), soit des souliers de qualité inférieure, portés une seule fois pour un événement et c’est tristement cette dernière catégorie qui domine sur les tablettes.
« Les souliers de qualité supérieure se retrouvent également derrière les vitrines, les rendant ainsi beaucoup plus coûteux et beaucoup moins accessibles à la clientèle moins nantie (…) Je retrouve de plus en plus de souliers de marques comme Ardène ou Shein, qui sont assurés de ne pas traverser le temps et dont le confort laisse à désirer », constate Julie Michaud.
Les trouvailles exceptionnelles restent possibles, mais elles se font malheureusement de plus en plus rares.
Les vêtements de « Fast Fashion »

Chandail de la marque Shein en vente chez Renaissance.
Steph Von Rob | Narcity Québec
La mode rapide d’entreprises telles que Shein a pris d’assaut les friperies du Québec. Ces articles, généralement boudés par la clientèle, se retrouvent tout de même parmi les racks de vêtements, vendus à des prix peu justifiés compte tenu de la qualité des matériaux. Les personnes qui magasinent en friperie recherchent souvent des articles durables et vintage, conçus pour perdurer dans le temps; toutes des caractéristiques qui se situent aux antipodes des grandes chaînes de fast fashion.
« Je ne veux vraiment pas encourager ces marques pour des raisons éthiques (…) Les friperies, à la base, devraient être des lieux où les personnes plus démunies peuvent se vêtir. Ça n’a pas de sens d’y retrouver des pièces de piètre qualité étiquetées à des prix plus élevés que si on les achetait neuves », témoigne l’adepte des friperies.
Cet entretien a été édité et condensé afin de le rendre plus clair.
- Cette friperie à Montréal offre des morceaux chics de 10 $ à 30 $ dans un décor luxueux ›
- 9 friperies du Grand Montréal où tu peux avoir BEAUCOUP de vêtements pour 20 $ ›
- Je suis une experte/accro des friperies et voici mon top 3 sur la Rive-Nord de Montréal ›
- Je magasine en friperies depuis 15 ans et voici 9 items que je n’achèterais jamais ›
- J’ai payé 1,50$ en friperie pour un sac de luxe qui vaut 185$ et je suis encore sous le choc ›
- Un 2e entrepôt Renaissance qui vend au poids à prix dérisoires ouvre ce mois-ci à Montréal ›