L’annonce d’un vaccin efficace à 90 % contre la COVID-19 développé par l’entreprise Pfizer en aura ravi plusieurs. Toutefois, il faudra prendre son mal en patience lorsque la distribution du remède au Canada sera venue, puisqu’il y a des directives à suivre.

Une chose est sûre; la bataille contre la COVID-19 n'est toujours pas gagnée, alors que le Québec et l'Ontario ne cessent de dénombrer plus de 1 000 cas par jour.

Tandis que des millions de doses sont attendues au Canada, il reste certaines spécifications à faire à ce propos.

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À quel moment le Canada recevra le vaccin de Pfizer?

Lors d'un point de presse à Ottawa, ce lundi, le premier ministre Justin Trudeau a affirmé qu'une « première vague » de distribution aura lieu au Canada « dans les trois premiers mois de 2021 », normalement.

« On a sécurisé plusieurs millions de doses », a précisé le premier ministre.

Toutefois, des défis s'imposent, puisqu'il faudrait garder le vaccin à une température "d'environ -75 C" pour que le produit reste stable.*

« La distribution va amener quelques complexités logistiques, mais nous sommes en train de travailler avec les provinces pour s'assurer qu'on a la capacité de le distribuer », a ajouté M. Trudeau.

Au Canada, qui pourra le recevoir en premier?

Tout porte à croire que la quantité de vaccin, qu’il y en ait un ou plus, ne pourra pas suffire pour couvrir les quelque 38 millions de Canadiens et de Canadiennes, de la Nouvelle-Écosse à la Colombie-Britannique.

« Il est [...] important que tout le monde sache que nous aurons au départ une réserve limitée de vaccins », a affirmé la semaine dernière l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC).

Ainsi, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI), qui conseille l’Agence, suggère la vaccination prioritaire des personnes « risquant fortement » de développer une « forme grave » du nouveau coronavirus, voire d’en mourir, comme les aînés.

Les travailleurs de la santé et tout autre travailleur essentiel ainsi que les personnes avec un « risque élevé d’infection » due à leurs conditions de vie, comme dans les communautés autochtones, seront aussi priorisés.

Est-ce que ce sera le seul vaccin qui sera disponible?

Selon le CCNI, en date du 5 août 2020, il y avait plus de 130 vaccins expérimentaux qui étaient à différents stades de développement. 

À titre d’exemple, le candidat vaccin de Pfizer est actuellement en phase 3.

En octobre dernier, par exemple, le gouvernement canadien a signé une entente avec l’Université d’Oxford et l’entreprise AstraZeneca, qui développent un vaccin, pour 20 millions de doses.

« Il reste à déterminer si ces vaccins seront sans danger, efficaces, autorisés au Canada, et s’ils seront recommandés par le CCNI », précise le Comité. 

En point de presse ce lundi 9 novembre, M. Trudeau a spécifié : « On devrait en avoir de plus en plus au fil des mois y compris avec d'autres potentiels candidats vaccins. »

Est-ce qu'un vaccin signifie la fin de la pandémie de COVID-19?

Pas nécessairement, puisqu'il faudra approvisionner le monde entier, pandémie oblige.

Comme le premier ministre du Canada l’a précisé en point de presse, « on voit la lumière au bout du tunnel, mais on doit faire notre part, rester forts et ne pas lâcher. Peut-être pour quelques mois encore  ».

Même son de cloche du côté du gouvernement du Québec.

Sur son compte Twitter, le premier ministre François Legault a réitéré que, certes, l’arrivée d’un vaccin comme celui de Pfizer est « une bonne nouvelle », mais que « le combat est loin d’être gagné ».

« On va devoir vivre avec le virus pendant encore plusieurs mois. Il ne faut surtout pas relâcher nos efforts pour limiter la transmission », écrit-il.

*Cet article a été mis à jour.

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