Le fait d'avoir récemment basculé du orange au rouge force les restaurants de trois régions du Québec à fermer leurs salles à manger.  Envisageant le pire, des membres de l'Association Restauration Québec (ARQ) nous expliquent comment tu peux aider les restaurateurs à ne pas tomber dans le rouge.

Face à des salles à manger fermées, trois moyens s'offrent aux clients pour continuer de profiter de la bonne nourriture de leurs restaurants favoris : la livraison maison, les commandes pour emporter ainsi que les applications de livraison, comme Uber Eats.

Une information circule sur Twitter, comme quoi la livraison avec cette application goberait 30 % du montant de chaque commande.

Narcity s'est donc entretenu avec François Meunier, vice-président des affaires publiques et gouvernementales de l'ARQ, pour en savoir plus à ce sujet.

La sélection de l'éditeur: Voici les règles si tu dois te déplacer d'une région à l'autre au Québec ce mois-ci

 

Comment les restaurants réagissent à la fermeture de leurs salles à manger? 

Les cris du coeur pleuvent dans le milieu de la restauration depuis le 28 septembre dernier. Plusieurs enseignes ne savent pas comment elles pourront se sortir de cette deuxième fermeture forcée, après celle du printemps.

« La fermeture des salles à manger pour 28 jours met encore en relief la nécessité pour l'industrie d'adapter l'offre. De notre point de vue, c'est une question de survie », soutient François Meunier.

Les mesures sanitaires du printemps dernier et, plus récemment, pour le mois d'octobre, ont donc poussé certains restaurants à développer ou à parfaire leur service de livraison.

Uber Eats, livraison maison ou pour emporter?

Pour répondre à la demande et peut-être donner de la visibilité à leur menu, plusieurs, si ce n'était déjà fait, se sont tournés vers les applications de livraison.

« Le genre de services qu'offre Uber Eats est extrêmement coûteux et n'est pas accessible à tous les restaurateurs », explique François Meunier.

Ce dernier confirme que les restaurants doivent débourser environ 30 % du prix de chaque commande pour offrir cette application de livraison.

Sans toutefois appeler au boycott d'Uber Eats, François Meunier est d'accord avec le fait qu'il est plus profitable pour les restaurants que les clients optent pour les commandes à emporter ou la livraison maison.

Qu'est-ce qui est fait pour contrecarrer les géants des applications de livraison?

En terminant, François Meunier tient à spécifier qu'il se peut que le géant de la livraison réduise ses tarifs, comme l'a fait, selon lui, DoorDash au printemps dernier.

« Lors de la première vague de COVID-19, au printemps, on a beaucoup regardé ce qui se faisait ailleurs », ajoute-t-il.

À New York, entre autres, les personnes impliquées ont réussi à faire plafonner la tarification des applications de livraison. C'est d'ailleurs une des pistes étudiées en ce moment par l'ARQ.

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